‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 32 sur 236 · Gœrres, Ge.tammelte Brief'e, III · texte numérisé non relu

Gœrres, Ge.tammelte Brief'e, III

3. On peut lire, sur la mystique de Gœrres, une étude de l'abbé Freppel, le futur évèque d'Angers, dans le Correspondant du 2.") mars 1852, p. 742-753, et du 25 juillet 1852, p. 484-499. — Le jeune Montalembert, qui fut l'un des auditeurs du cours de Gœrres siu' la mystique, écrivait : « Là s'ouvrit pour moi une source nouvelle d'études et de jouissances : la nature envisagée sous le point de vue catholique et populaire du moyen âge, la recherche des noms que les peuples fidèles ont assignés aux plantes, aux

sa face rayonnante, dans Jes eaux qui sont au-dessus du ciel, comme dans celles qui sont au-dessous. Ils ont renoncé à l'élément infidèle qui, remué continuellement par des puissances furieuses, déplaçait et défigurait l'image qu'ils s'efTorçaient de conserver intacte ; et après avoir pris leur essor vers cette région plus tranquille au-dessus du firmament, ils se bercèrent, comme des cygnes du ciel, dans ses ondes limpides'.

Il montrait avec allégresse, dans cette môme préface, comment les études de mystique « soustraient l'esprit à l'iniïuence raidissante des lois de la nature 2». Il fallait à ce prophète quelques aventures spéculatives nouvelles : un ordre de connaissances existait, que les catalogues de bibliothèques qualifiaient lestement de « philosophie fausse et fanatiques »; c'était la mystique; Gœrres s'yjeta4. Dès 1826, Brentano l'y poussait; très obsédé par 1' « affection magnétique, exta-

oiseaux lf»s plus charmants, la découverte des touchantes croyances que, dans les fijjes de foi, ces âmes naïves et heureuses attachaient à une foule de phénomènes des trois règnes. » (Lecanuet. Montalembcrt, I, p. 383.)

1. Gœrres, Introduction au livre de la Sat/esse éternelle du bienheureux Henri Suso, traduction Vincent de Gourgas, p. 38. Paris, Fulgence, 1840.

2. Introduction au liore de la Sagesse, j). 74. ~ Y lire, aussi, des pages fort imi)osantes sur « Ihomme qui, par rapport à Dieu, est devenu pour ainsi dire végétal depuis que le péché a pénétré en lui » (p. 47), et sur l'attraction solaire et l'amour divin (p. 77).

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