Galland, op. cit., p
4. Un de ses amis tyroliens, Giovanelli, eut une forte influence sur Gœrres pour le décider à écrire la M\jsti(jue. Voir la lettre qu'il lui écrit en 1834 : « Vous êtes l'homme qui jieut accomplir cette œuvre ])our la gloire de Dieu. » (Gœrres, Gesammelte liriefe, III, p. 437.) Une lettre du jurisconsulte protestant Savigny, de 18il, témoigne que, tout en ayant plus de goût pour les « miracles intérieurs », il considérait du moins que traiter de « monteurs ou d'habituellement maladifs » les phénomènes mystiques serait faire preuve de « peu de profondeur et de peu d'esprit de vérité -- ; peut-être est-il permis de voir, dans cette respectueuse impartialité, un etïet dea travauît de Gœrres (Pfulf, Stimmen aua Maria Aaflr/i, 1904, I, p. 3'20), : '.
tiquG, prophétique 1 », qu'il voyait s'étendre sur l'Europe, il contraignait Gœrres à observer une stigmatisée, Apollonia Filzinger, qui, « semblable au Christ, était une vérité délaissée par la science et reçue par la foi » ; il lui représentait que « ces stigmates et les époques où ils saignent, coïncidant avec les époques ecclésiastiques, sont des portes lumineuses dans la physiologie de l'Eglise, considérée comme un corps réel et non pas seulement comme un corps mystique » ; et il concluait : « Ce serait une grande perte pour toi, la science et l'Eglise, si tu n'épuisais pas cette question-. » Gœrres, laborieux et docile, déclarait que les stigmates d'Apollonia étaient ce qu'il eut vu de plus sérieux dans sa vie-^; et il préparait un premier volume de mystique oii la physiologie tenait la plus grande place; il s'en allait visiter une autre miraculée. Maria de Moerl, en ïyroU ; Brentano le renseignait sur Catherine Emmerich^; (luido Gœrres et Ringseis sur Domenica Lazari'»; Diepenbrock lui donnait des documents
1. Voir dans Brentano. Gesammclte Briefe, II, p. 86-93, sa très curieuse lettre à son frère Christian.
2. Gœrres, Gesammelte Briefe, TU, p. 220. — Sur la visite de Gœrres et de Brentano à Apollonia Fiizinger. dans de diocèse de Nancy, voir Brentano, Gesammclte Briefe, II, p. 114-118.