‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 36 sur 236 · Gœrres, Polit ische Srhriften, V, p · texte numérisé non relu

Gœrres, Polit ische Srhriften, V, p

4. Gœrres, Politische Schriften, V, p. 3'28-3G0. — Sur l'affaiie d'Cdligenschwyl, voir ci-dessus, tome 1, p. 3U().

en 1829, pour accabler, en quelques pages sur le droit des morts, les détracteurs de Schlegel et d'Adam Mûller' ; en 1831, pour ridiculiser les politiciens qui accusaient le Gouvernement de Bavière, comme notre Restauration française, d'être à la merci d'une « Congrégation- » ; et ces diverses escarmouches, qu'il livrait pour l'indépendance de l'Eglise à l'endroit de l'Etat, n'étaient que le prélude de la grande mêlée de 1837, dans laquelle Gœrres, avec son Athanamfs^ provoquera le roi de Prusse et le vaincra •'^. UAthanasir/s amenait des ripostes : elles étaient signées de l'historien Léo, du philosophe hégélien Marheineke, du juriste Bruno. Gœrres, dans sa brochure des Triaires, invectivait leur intolérante trinité'*, et son ami le Tyrolien Giovanelli exultait de « reconnaissance pour tous ces publicistes qui, par leur colère, leurs raisons et leurs déraisons, permettaient de rendre ipopulaire une bonne dose de vérité catholique'' ». On croyait Gœrres à jamais enchaîné dans cet engrenage de polémiques; l'homme de luttes, sans

1. Voir, sur cet incidoiit, Friedrich, L/naz von Dœllinger, I, p. 23i-2;>7; et la lettre de Dorothée Schlegel à Sulpice Boisserée {Sulpiz Boiftserée, I,

ip. 540). — Schellin{?, au sujet de cet article, disait que Gœrres méritait la couronne civique (Ringseis, Erinneruni/en, III, p. 55 et suiv.). — Cf., sur riniiiression produite par cet article, Brentauo, Gesammeltc Briefe, II,

2. Gœrres, Politische Schriften, VI, p. 3-60. — Galland, Joseph von Garres, p. 4G3. — C'est pour défendre cette « congrégation », qui comprenait Gœrres, Ringseis, Cornélius, Baader, que le jeune Lasaulx, alors étudiant, écrivit un article qui fut j)rohibé par la censure; uni; lettre très vive qu'il adressa à l'autorité contre l'importun censeur le lit condamner à un mois de prison (Stolzle, Ernsi von Lasaulx, p. 17-21).

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