Gœrres, Gesammelte Briffe, III, p
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doute, avait tué rhomme d'érudition^... Une fois de plus il démentait les augures en professant, en 1841, un cours sur la mythologie, qui faisait « sensation )) : c'est le propre mot de Dœllinger, qui, dans une lettre à Gino Gapponi, en prolongeait le retentissement jusqu'à Florence o. Henri Heine s'essayait à sourire de cette gigantesque activité : « C'est la tour de Babel », s'exclamait-il 3. Mais le philosophe Schelling avait un mot'plus exact lorsqu'il disait non sans ébahissement : « Partout M. Gœrres est chez lui/.. »
Dans les « antres du jésuitisme, » dans « l'officine de tout mal^ » (c'est ainsi qu'Henri Heine
1. Le baron de Reiffenberg surprit Gœrres un jour où il était tout à la politique ; le passage est intéressant : " Il suffit de le voir, écrit-il, aussitôt Ion devine un homme fait pour la polémique passionnée. Gœrres n'a pas abdiqué ses anti})athies pour la Franco, et il i)araissait y associer la l)artie wallonne de la Belgique, car il commenta par me déclarer qu'il considérait les habitants du pays de Liège connue des Gaulois méridionaux. J'aurais voulu le remettre sur ces légendes j)opulaires auxquelles. avec Uhland, il a rappelé un des premiers l'attention publique, mais (c jour-là Gœrres était tout à la politique : il venait de lancer sa derniéie brochure à propos de la cathédrale de Cologne. » {iXoiiveaux Soucenits d'Allemaf/ne, prlerinage à Munich, II, p. 204-205. Bruxelles, Muquart, 1843.) ,
2. Friedrich, Ir/naz von Dœllinçier, II, p. 111. — Gœrres gardait toujours intacte, aussi, sa réputation d'orientaliste : en 1831, Maximilien, jtrince héritier de Bavière, s'adressait à lui pour une traduction d'Abulfeda Gœrres, Gesammelle hrie.fe, JII, p. 392).