‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 4 sur 236 · Cardinal Stoinhuber, op. cit., II, p · texte numérisé non relu

Cardinal Stoinhuber, op. cit., II, p

Mayence', un autre <( non-jurcur », Liebermann était mis à la tetc du grand séminaire^; et parin Fanarchie intellectuelle et morale dont gémissaient en Allemagne les meilleurs des prêtres, et dont les moins bons profitaient, ces deux Alsaciens fondèrent im centre d'enseignement théologique et de vie sacerdotale.

Brentano, se plaignant un jour qu'à Coblentz la prédication fût très faible et très vide, s'écriait : <( Ah! si c'était comme à Strasbourg -M » L'école de Mayence travailla pour qu'en Allemagne « ce fût comme à Strasbourg ».

Les Jésuites, au xvui" siècle, avaient formé le clergé strasbourgeois ; puis, dispersés, ils avaient laissé cette tâche à leurs propres élèves : Jeanjean, qui enseignait le dogme d'après leur méthode scolastique; Dittrich, qui, dans ses cours de droit canon, réfutait leurs adversaires fébroniens; Saettler enfin, qui s'inspirait, dans ses leçons et dans son manuel, de leur théologie morale. Tels furent les maîtres de Liebermann^. Les professeurs allemands du xix*" siècle cultiveront la théologie

1. Sur le rôle de Joseph-Louis Colmar (17G0-I818) sous la Révi»lutiun, et sur les hércViques services que rendit à sou ministère M"« Humann, la future protectrice de Bautain et de Gratry, voir Chauvin, le P. GraLry, 1». 37 (Paris, Bloud. 1901). — Golniar rencontrait è Mayence, connue préfet, l'ancien conventionnel Jeanbon-Saint-André, tour à tour pasteur calviniste (;t adorateur de la déesse liaison. Voir Lévy-Schneider, le Concvntionnel Jedubon-Saint- André, ]>. 1U)8 (Paris, Alcan. l!)00). — L'évêché deMayence, tel que le trouva Colmar. était singulièrement déchu de son ancien éclat : il était devenu suffragant de Malines, et ne comprenait que des fragments des anciens diocèses de Mayence, Wornis et Spire (Brùck, 1, p- 143).

2. Sur Liebermann (176.">-1844), voir Joseph Guerber, Bruno Franz Leopold Liebermann (Fribourg. Herder, 1880).

3. Gœrres, Gesammelte Briefe, III, p. 326 : « Si nous avions seulement un prédicateur qui, comme valeur, fût le seizième de M. Mùhe à Strasbourg. <> La lettre est de 1828.

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