‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 44 sur 236 · Ériedrich, lynaz von Uœllinfjer, 1, p · texte numérisé non relu

Ériedrich, lynaz von Uœllinfjer, 1, p

3. Glasseu, op. cit., p. 84-8"). — Sur ces improvisations do Baader, lire le témoignage de Rio, qui l'approcha longuement à Munich (Epilogue à l'art chrétien, U, p. 23b et suiv.). Rio rapporte que ce fut grâce à Baader qu'il comprit « toute l'importance du mysticisme dans l'histoire de l'art chrétien, et plus particulièrement dans l'histoire de l'école ombrienne » {oiJ. cit., II, p. 23S).

4. Ringseis, Erinnerunyen, I, p. 300. — Cousin, lui, fut beaucoup moins enthousiaste : le docteur Passavant, de Francfort, essaya de l'initier à la doctrine de Baader, et lui prêta, même, un opuscule français du maître sur l'Flucharistie, où il était dit qu' « Eva nous perdit et qu'Aie nous sauve: car Ave, c'est Eva retourné ». Cousin ne vit dans cet écrit qu'un « chef-d'œuvre d'extravagance », et estimait que Baader « embrouillait la religion par la philosophie et la philosophie par la religion « {Revue des J Jeux Mondes, l»"" octobre \Si)l, p. MO-h^i'i).

.1. Pour Schelling, aussi, Bœhme était une apparition merveilleuse dans l'histoire de l'humanité et de l'esprit allemand. Voir lady Blennerhasett, M"" de Statut et son temps, trad. Dietrich, III, p. 391 (Paris, Westhausser, 1890).

(j. On se servit de ces derniers écrits de Baader, au moment du Concile

toujours d'être catholique à sa façon ; et, de fait, le livre qu'il dédiait à Gœrres sur « la bénédiction et la malédiction de la créature' », ainsi que d'autres écrits religieux qu'il appelait ses S<mî7nes ihéologiques^, déposaient en faveur de son christianisme, autant que leur obscurité permettait de les saisir. Dœllinger songea même à le faire collaborer au Catholique^ mais Gœrres trouva que « ce Moïse », lorsqu'il tenait la plume, « était inintelligible sans le secours d'un Aaron ^ ». Baader s'éteignit en 1841 ; et sa mort fut catholique, comme avait voulu l'être sa pensée.

Schelling et Baader, par leurs nuances d'attitude, imposaient à l'opinion universitaire le respect du catholicisme^. Le prêtre Deutinger, qui vers le

du Vatican. — Sur cette activité anti-ultramontaine de Baader vieillissant, voir Janssen, Bôhmer's Leben und Briefe, III, p. 296.

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