Beda Weber, Charakterbilder, p
2. Reiffenberg, Nouveaux Souvenirs d'Alleiwujnc, pèlcrinaijc à Munich, II, p. 2Ub.
3. Friedrich, Ignaz von Dœllintjer, II. p. 9. On a vu plus haut que Phillips était infaillibiliste dès 1845. Ce fut peul-èlre le futur évèque Laurent qui orienta Jarcke vers les doctrines infaillibilistes (Karl Mœllev, ojj. cit., 11, i>. .Jti-58).
4. Voir, à cet égard, le témoignage de Phillips lui-même dans ses VunnisclUe Schrif'ten, II, p. 6Ut).
son tour, saluait dans Windischmann le fils de ce professeur de Bonn auquel il devait sa propre conversion ' ; Brentano retrouvait dans le numismate Streber le gendre de cet admirable Dietz, qui lui avait révélé ce qu'est la charité; et si Moy était croyant, c'était sous l'influence du médecin Ringseis ', qui partageait ses loisirs entre la maison de Gœrres et celle d'Emilie Linder. La Table Ronde, avec Gœrres comme « maître du concert"^ », était plus qu'un salon, mieux qu'une académie ; elle ressemblait à une famille spirituelle^, dont le jeune Guido Gœrres, le doux et candide Guido, était comme l'enfant de chœur.
Guido -^ eût pu se distinguer comme philologue: il avait en 1830, après de bonnes études à Bonn, obtenu un prix de l'Institut de France pour un travail de grammaire comparée. Mais à la science il préféra bientôt la religion, la poésie, la légende : son âme élisait domicile dans des sphères demihumaines, demi-surnaturelles ; il consacrait tout un livre à l'ascétisme prodigieux de Nicolas de Flûe, et tout un livre aux exploits merveilleux de noire Pucelle d'Orléans^. Jeanned'Arc l'atlira ; il