Nippolfl, 7/«Hsen, I, p
•1. Cf., sur les idées religieuses de Bunsen, son livre : Die.u dans l'his- /oire. Wad. II. Martin (Paris, Didier, 1867).
:'). Nippold, Uunuen, I, \^. 105. — L'inquiétude qu'inspirait à Niebuhr le nombre des conversions au catholicisme dans la colonie allemande de Unuie fut lune des raisons pour lesciuelles il avait demandé au roi de
de Bunsen : elle rajeunissait les rituels des premiers siècles, diminuait la portée expiatoire du sacrifice du Christ, et mettait en valeur le rôle sacerdotal du iidèle dans la communauté évangélique^ Mais les « chrétiens » étaient trop rares; les heaux songes de Bunsen ne faisaient point surgir, sur le Capitole, une véritable communauté. Alors il rêvait d'une grande Eglise nationale prussienne, dont le roi serait le chef; il était persuadé que, si elle existait, les catholiques eux-mêmes se convaincraient que pour la liberté, la solidité et la dignité de l'Eglise, un pape-roi est inutile, et qu'ils échangeraient ce pape-roi contre un roi transformé en pape. Son regard s'étendait sur le monde pour y projeter des interrogations coniiantes-; il dessinait le plan d'une vaste colonisation protestante semblable à la colonisation grecque d'autrefois-^; et l'on peut croire qu'au cours de ces promenades en Italie dans lesquelles, en 1828, il accompagna le prince héritier'', Bunsen et le futur Erédéric- (iuillaume IV associaient volontiers leurs imaginations jumelles^ pour concerter les prochains triomphes du Dieu commun de la Prusse et de la Réforme. On verra plus tard Bunsen, soutenu par Frédéric-Guillaume IV, négocier avec Fanglica-
Prusso rinstallalion à Rome du pit-dicatcur Schuiicder {LehcnsiKichrirhleii ûhcr Niehuhr, II, p. 190).
1. 8ur laccueil fait par Fréd<''ric-Guilianiii(! III, en 1828, à la lilur^^ie de Bunsen, voir Nipjjold, liunsni, I, ]>. ;iI3-;{|7.
2. Cf. dans Nippold, fiunspn, I, p. 441, une lettre de Bunsen nianpianl sa profonde déception au sujet de l'évoluliou « pa])iste » de Nevvnian.