Janssen, op. cit., II, p
siste, qu'il importe de retenir pour marquer l'état d'esprit de la puissance prussienne sous le règne de Frédéric-Guillaume III, au lendemain du pacte fait avec Rome : tandis que le Saint-Siège avait confiance dans le roi de Prusse, — une confiance dont témoignent certaines lettres de Niebuhr^, — le roi de Prusse entretenait auprès du Saint- Siège un diplomate qui dépensait toute son énergie à vouloir consommer l'œuvre de Luther, non seulement en Allemagne, mais dans le reste du monde chrétien, et qui d'ailleurs à certaines heures dissimulait assez savamment son travail pour que l'on pût se demander, en voyant ses cordiales relations avec le futur cardinal Capaccini-, si Gapaccini le rendrait catholique ou si Bunsen rendrait Capaccini protestant.
Ainsi qu'il advient souvent dans l'histoire du christianisme, il y avait coïncidence — une coïncidence qui ressemblait à un châtiment — entre les menaces que subissait PEglise d'Allemagne et la défaillance apeurée de certains de ses pasteurs, et quels que fussent les périls auxquels l'exposait l'Etat, il en était d'autres, plus graves, qu'elle recékiit en elle-même. Elle avait une mol-