‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 7 sur 236 · Voir ci-dessous, livre IH, chapitre i · texte numérisé non relu

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8. Nous ne parlons ici que de linfluence de lécole de Mavence en Allemagne; mais il y aurait lieu, aussi, d'étudier son influence en Alsace même; c'est le séminaire de Mayence qui donna au diocèse de Strasbourg le vicaire et prédicateur Mûhe, le Jésuite Neltner, le prêtre Mertian, fondateur des religieuses enseignantes de la Providence à Ribeauvillé [Ilemte catholique d'Alsace, 1903, p. 510-511).

4. Sur André Raess (1794-1887), qui fut évêque de Strasbourg pendant quarante-cinq ans. voir la série d'articles publiés par la Revue catholique d'Alsace, en 1902, 1903 et 1904. - Raess devint, en 1830. directeur de la Petite Sorbonne de Molsheim, établissement fondé par Trevern. évêque de Strasbourg, pour l'instruction supérieure des jeunes prêtres (Revue catholique d'Alsace. 1903, p. 105-109); en 1831, il devint, jusqu'en^ 1836, sui)éricur du grand séminaire de Strasbourg, et, transportant en Alsace 1 activité de Mayence, il faisait écrire par les séminaristes, i)our la presse, des corresi)ondances religieuses, des traductions, des articles de fond {loc. cit., 1903, p. 270); en 1840, lorsqu'il devint coadjuteur de Strasbourg, son labeur de publiciste, de traducteur, d'éditeur de littérature religieuse, avait été si fécond, qu'il avait à son actif quatre-vingt-six volumes {loc. ni; 1901, I». 298); et dès cette époque Raess commençait à préparer son travail considérable sur les convertis depuis la Réforme, qui paraîtra de 1806 :i 1880.

.">. ^urAVfis (1796-1869), collaborateur assidu de l'activité littéraire de

de son archevêché de Cologne semblera présider à l'Eglise d'Allemagne^; Lennig enfin, qui dans sa stalle de chanoine, à Mayence môme, concertera l'organisation de l'Allemagne catholique-. Elle avait produit une revue maintenant octogénaire, le Catholique,, fondée par Raess et par Weis^^ On venait à Tubingue d'inaugurer un périodique, destiné surtout aux théologiens : la revue de Mayence s'adressait à un public plus large, elle se proposait d'éclairer l'opinion catholique et de lui donner conscience d'elle-même ; c'était une tribune, attirante pour un orateur; et nous verrons bientôt comment survint, dans la personne de Gœrres, un orateur qui avait besoin d'une tribune.

Féconde en hommes, féconde en œuvres, l'école de Mayence n'exerça ni ne voulut exercer, à proprement parler, une influence scientifique. Encore que Liebermannait un des premiers donné l'exemple d'introduire dans l'exposé des dogmes un aperçu de leur histoire, son livre des Imtituliom théologigues'' demeure surtout le type d'un

Raess, voir Remling, Nikolaus von Wcis, Bischof zu Speyer. 2 vol. (Spire, Kleeberger, 1871).

1. Pfùlf, Kardinal von Geissel,!, p. 6-11 (Herder, B>ibourg, 1895).

2. Bruck, Adam-Franz Lennig, p. 8-13 (Mayence, Kirchheim. 1870).

3. Sur la fondation de cette revue, voir Guerber, op. cit., p. 308 et suiv., et Remling, op. cit., I, p. 18-21. « Instruire les catholiques sur leurs droits et leurs devoirs, les mettre en garde contre le rationalisme régnant, contre VAufklàrerei, contre les assauts des ennemis et contre les incursions de l'Etat dans les droits de la conscience chrétienne et du peuple catholique », tel était le programme de Raess. Son mot d'ordre était : Christianus mihi nomen, catholicus cognomen. On lisait dans le premier numéro : « Loin de nous tout malicieux esprit de discorde, tout ressen timent, tout orgueil tranchant, toute exagération doctrinale ; mais loin de nous aussi toute condescendance timide, tout hommage servile à l'esprit du temps, aux dépens de la foi. » (Guerber, op. cit., p. 309.)

4 (iuerber. op. cil., p> 2'j:) et suiv*

excellent manuel, ce qui était beaucoup, à vrai dire, pour TAllemagne de 1819, mais rien plus qu'un manuel. Il était réservé, cependant, à l'école de Mayence, de marquer sa place dans la théologie allemande par le témoignage qu'elle avait rendu de bonne heure, et presque seule au delà du Rhin, à l'Immaculée Conception et à l'infaillibilité pontiticale. Le 8 décembre, fête de rimmaculée, était la fête du séminaire^ ; et quant à Finfaillibilité, Liebermann et Raess l'affirmaient dans leurs entretiens-; Klee, qui fut plus tard professeur à Bonnet à Munich ^ traduisait le livre de Joseph de Maistre sur V Eglise gallicane'^\ et Liebermann introduisait dans l'édition romaine de son livre quelques pages où l'opinion « infaillibiliste », dont le Concile du Vatican fera un dogme, était formellement professée^. A l'heure 011 les agitations dogmatiques soulèveront entre

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