‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 71 sur 236 · liriick, op. cit., p · texte numérisé non relu

liriick, op. cit., p

chétive, aux secousses d'une lutte contre la bureaucratie, il acceptait qu'elle manquât d'air dans Tanémiante serre chaude qu'avait aménagée l'Etat; et lorsque son souverain protestant tranchait du liturgiste, Keller se courbait avec une docilité d'enfant de chœur. Grégoire XVI multipliait les objurgations, acérait les remontrances ; les évêques restaient sourds pour avoir le droit de se taire. « Si vous tremblez de vaut la brutalité des méchants, leur écrivait-il en 1834, c'en est t'ait de la force de Tépiscopat et de l'auguste et divine puissance de gouverner l'Eglise '.)) Mais sur les têtes épiscopales les mitres continuaient de trembler, et les Etats, lorsqu'une vacance se produisait, avaient une façon de poser les mitres, qui les rendait à jamais vacillantes.

Soit par la force de l'babitude, soit pour se faire mieux pardonner, les rares velléités de courage auxquelles se risquaient les prélats s'exprimaient; en un langage qui dérogeait à leur dignité. Démêler, archevêque de Fribourg, pour obtenir de FElat qu'un professeur légitimement suspect à l'Eglise fût écarté de la faculté de théologie calholique, écrivait textuellement : « Si le pouvoir ne peut qu'approuver le souci que j'ai eu jusqu'icit d'éviter tout contact avec Rome, pour échapper, dans les troubles ecclésiastiques, aux questions périlleuses sur les mariages mixtes, le Gouvernement ne doit me donner aucune occasion qui' puisse troubler la paix et le calme entre l'Etat el l'Eglise'. )) En face de l'Etat qui asservissait son

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