‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 72 sur 236 · Bnick. op. rit., p. l;j9-14U · texte numérisé non relu

Bnick. op. rit., p. l;j9-14U

2. lla-ir.'lc. Ail.n, .s/olz, p. 48-49 (Fribourg, Ilerder, 1889).

Eglise, il se flattait, lui archevêque, d'éviter tout contact avec Rome, puissance d'atîranchissement; il se faisait un mérite de négliger la Curie, comme son collègue de Mayence de la fourvoyer. « H me semble, écrivait à l'historien tlurter le nonce De Angelis, qu'on devrait envoyer à cet archevêque le catéchisme, afin qu'avant l'encyclique il se rappelle les commandements de l'Eglise^. » Ne s'agissait-il pas, avant tout, pour Démêler et ses collègues, de faire bon ménage avec le Gouvernement? Les immixtions romaines risquaient de troubler cette concorde intestine, il les fallaitévincer. Pour vivre en paix avec l'Etat, les évoques faisaient en sorte que Rome leur laissât la paix : tout leur idéal se bornait a prolonger leur complaisante servitude à l'abri d'un universel silence. La tribune, parfois, s'olTrait à l'Eglise comme une avocate d'office : alors les évoques s'apeuraient, se reprenaient à gémir, non sur les persécutions qui les guettaient, mais sur les appuis qui se présentaient. Lorsqu'en 1830, au Parlement wurtembergeois, le baron de llornstein protestait contre les 39 articles, l'évéque Keller s'etf rayait de cette audace-; lorsqu'en 1837 Andlau préparait un discours pour l'éclamer du parlement badois quelque liberté pour la juridiction épiscopale, l'archevêque de Fribourg le suppliait de se taire-^; lorsqu'en 1830, au Parlement hessois, Kertell se plaignait de l'ingérence de l'Etat dans l'éducation

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