Friedricli, J(jna: voit I)o'lIin(/ei\ I, p
3. Raich, Briefe von und an Ketlclei\ p. 70. — Raess, entre 1830 et 1840, surveillait de Strasbourg, où il dirigeait le grand séminaire, les progrès de la Propagation de la Foi en Allemagne : ses impressions sur l'épiscopat étaient également fort ])essimistes. « H serait inutile, écrivait-il en 1837, de s'adresser auxévêques de Bavière; je les connais tous ; ils donneraient tout au i)lus une réi)onse évasive, malgré leur bonne volonté... S'adresser directement aux évéques de Prusse est le plus sûr moyen d'empêcher l'œuvre; ils recommanderaient à leurs prêtres de se tenir sur leurs gardes pour ne pas éveiller les soupçons du Gouvernement. — L'évèquede Kottenburg ne fera rien du tout; il n'a pas même assez de zèle pour empêcher les plus graves désordres dans son diocèse. L'évêque de Mayence reste indifférent ainsi que celui de Limhourg. L'archevêque de Fri'bourg a la meilleure volonté du monde, il fera quelque chose, mais il ne pourra pas beaucoup. Celui de Fulda se trouve dans la même position. » (J/s'- André Jiaess el la Propagaiiun de la Foi, p. G6-67.) — Comparer, dans le Mémorial cathoH<iue, de Paris, 18.30, p. 28.-), ces lignes du professeur Moy, de Wurzhonrg : « Jnsiiu'à présent les autorités ecclésiastiques ne semblent avoir pu reprendre leurs esprits que l'our se
Le laisser-aller de Tépiscopat ne Tinduisait pas seulement à des concessions de détail. Des intérêts très graves étaient en jeu, que la hiérarchie laissait péricliter : ils touchaient à Fintégrité dogmatique et disciplinaire. L'hermésianisme, dont nous avons essayé de décrire Tattitude K inquiétait, par sa diffusion même dans les intelligences sacerdotales, un certain nombre d'esprits. Dès 1820, Clément-Auguste de Droste-Vischering, administrateur du diocèse de Munster, s'était ému de cette doctrine: il avait interdit aux séminaristes westphaliens de faire leurs études à Bonn, où George Hermès, le maître qu'ils aimaient, venait d'accepter une chaire. La question des droits respectifs de rEtatetde l'Eglise sur l'éducation des prêtres était ainsi soulevée; elle agitera l'Allemagne durant de longues années. De théologique, l'affaire de l'hermésianisme allait devenir politique; car l'Etat prussien, tout de suite, ne fût-ce que pour affirmer son droit, prit conscience d'avoir une opinion philosophique : il ferma, six mois durant, les cours de Munster 2, afin de contraindre les clercs de ce diocèse à chercher la science ailleurs, et déclara non avenue la prohibition ecclésiastique. Hermès était d'autant plus en faveur à Berlin,
i'a]>])o]er les paroles de saint Ambroise : Polcro flere, potero gemcj-e : et jiis(iu'à ce jour pleurer et gémir est tout ce quils ont fait ou tout ce qu'ils paraissent se sentir la force de fairo. «