‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 77 sur 236 · Briick, H, p · texte numérisé non relu

Briick, H, p

2. Voir une lettre très curieuse de Clément Brentano, du 15 mars 1826 : « Des étudiants de toutes facultés, écrit-il. assistent aux le<,'ons d'Hermès; et dans un cours il a près de 200 auditeurs; il remplit même les postes auxiliaires {Nebenstellen) de docteurs de son parti ; il a réellenient une école. » Et Brentano signale que deux théologiens ont déj<à émigré de l'étude de la théologie vers celle de la philologie et de la philosophie (Brentano, Gesammelte Briefe, H, p. 10!)j. — Hermès, écrivait une autre fois Brentano, devient « le centre de la formation théologique en Allemagne » ; il souhaitait qu'à Rome on étudiât cette doctrine suspecte (Brentano, Gesammelte /Iriefe, II. p. 133.)

3. Bruck, II, i>. 4!J0. — Sur les tendances de Drosle-Hulshoff (1793- 1832), représentant l'hermésianisme dans le domaine du droit canon, Voir Schulte, Die Gcschichle der Quellcn und Literaiur des canonischen Itechls, III, I, p. 346-340.

4. Brentano, Gesammelte Ifriefe, II, p. 235. — Friedrich, Johann Adam Mohler, p. 24 et suiv.

."). « Windischmann, écrivait Brentano dès le 15 mars 1826, est dans une excitation épouvantable contre Hermès. » (Brentano, Gesammelte liriefe, II, p. 100; cf. Diel-Kreiten, op. cit., II, p. 322.) - Quant à Gœrres, en 1825, il déclarait encore s'abstenir d'un jugement tranchant sur l'hermésianisme ; « car les plus grands coiilrastes, écrivait-il, se concilient souvent le mieux du ra(.nde, dans une tète allemande » (Gœrres, Gesammelte Ih-iefe, I, p. 257).

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contre rhermésianisme ; et puis, rcQexion faite, i iinissait par afficher sa tendresse pour cette philosophie qu'on aimait à Berlin*. Quant à FévêquG de Trêves, « brave homme s'il en fut », Goerres nous raconte qu'en toute innocence de cœur, il considérait l'hermésianisme comme le salut du monde-, et c'est en vain que Windischmann s'acharnait sur Hermès, l'évêque, lui, s'imaginait toujours que les deux penseurs étaient d'accord ! On ne pouvait demander aux étudiants plus de suscepfibilité qu'à l'épiscopat : Jean Laurent, le futur vicaire apostolique de Hambourg et Luxembourg, qui désertait l'université de Bonn en manifestant sa répulsion pour ce « demi-philosophe », et s'en allait terminer à Liège ses études cléricales^, n'était qu'une exception''. Hermès, en 1831, mourut couvert de gloire : l'affiche qui prévint de sa mort les étudiants de Bonn^ annonçait qu'avec lui disparaissait le premier coryphée

deLi^m^it^L'''"'"?'''^ '*''"'' '^^'•'^^•^«'t ^ Rome le 17 octobre 1829, Spiegel do Kn; .,,''*« ''"■' ^''' ^^^^'' «^ volontairement rassurantes l'état ri lien ,-? ?'.^°""' «^ déclarait vénérer l'orthodoxie des professeurs

(douj der G('istl,c/icn,p. 31 et suiv.).

évéane*d"fT.^^'*'""'"v'' ^'"'''^'^ "^' l'' ^'^O- " «ur Tattitude de Hommer, »XLt/v! iÏ:"; i:^m:'' "' '■'^•^™--'^"'^-^ ^-•^' Brentano, Gesan. à son nhWK^H'M'r^T'l^ 'i-Hermès, les deux lettres de Jean Laure.it l \ ô. /< / ' ':^'''' ^^'^''' "'"^ ^^'-^'f' '■«» «^«/'«'"^^^^ 77.eorfor LaurcrU, ]5rnn K ri v/Vi '"' ''^ '"''^"''^ ^^ ^^^^'-e'-t '-^^ec lUniversité de AMndhchlnn '■; 7\ '■''•' '• !'• ''*• - G'^^^ «^ '^'^outant les leçons de .' Bon ^crso nit^'.'"/-"'" '^'"'"^ ^^^"'-«"t' ^"^•'^"t son séjour d'éUidiaut Mœlh'r', o/cl?./;p 48 ;"'""■''""" cle renseignement théologique. (Karl

B.t!:I mi"'a^l'"?:„'^!?,r' ^"T^^'^^r ''' J*^"^^^ théologiens de réputé, vo une enJpr f^?"' ^" Professeur Klee, antihermésien

"/cî, I ,,. i"o "" ^' •^^'^'^•^ ^-^"'•<^»t à son frère, dans Karl Mœller,

de la théologie catholique, et l'une des plus claires lumières de la philosophie allemande, et que l'Eglise, la science, l'Etat lui devaient des prêtres d'élite, des savants éminents, des citoyens lidcles. Il demeurait, môme dans la tombe, par ses nombreux disciples, le précepteur véritable des intelligences ecclésiastiques dans le royaume de Prusse ^ Rome allait rendre ces intelligences orphelines.

Grégoire XVI, par un bref de 1835, condamna l'hermésianisme '. On vit alors le vicaire capitulaire Hûsgen, qui depuis la mort de Spiegel administrait l'archidiocèse de Cologne, serrer le bref en son tiroir et commander le silence, parce que ce document pontifical lui avait été transmis par la nonciature de Bruxelles, non par le canal légal de l'administration berlinoise 3; l'hermésiainisme, à Bonn, parla de plus en plus haut^; et Bunsen, à Rome, se félicitait des résistances hermésiennes, qui mettaient les Jésuites en rage et iparaissaient devoir disloquer l'unité de l'orthodoxie''.

1. « On peut dire que, lors de la catastrophe de 1837, la majorité du clergé rhénan adhérait plus ou moins aux doctrines d'Hermès, quoique petit ait été le nomhre de ceux qui osèrent résister ouvertement à leur archevêque pendant le peu de temps qu'il occupa son siège. » {De la Prusse et de sa domination, p. 406.)

2. Voir, dans la brochure Affaires de Cologne, suivies de vingt-sept pièces justificatives, \). 37-47 (Louvain, Vanlinthout et Vandenzande, 1838), le texte du bref du -26 septembre 1835 et du nouveau décret de condamnation du 7 janvier 1836.

3. Karl Mœller, op. cit., I, p. 261. — La lettre de Husgen, du 29 octobre 183.Ô, est publiée dans : Affaires de Cologne, p. 47-48.

4. En 1838, les hermésiens travaillaient à faire enlever à Berlage, par e Gouvernement prussien, l'enseignement de la dogmatique (Friedrich, Ignaz von Dœllinger, H, p. 47).

5. Sur les sympathies hermésiennes de Bunsen, voir Jansscn, Zeit und Lehenshilder, IL p. 23ô.

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