‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 79 sur 236 · V(jir le texte dans : Affaires de Cologne, p · texte numérisé non relu

V(jir le texte dans : Affaires de Cologne, p

2. Sur Ferdinand-Auguste Spiegel zum Desenberg (1764-1835), doyen du chapitre de Munster en 179!), nommé évêque de Munster en 1813 par Napoléon, mais non conflrmé par le pape, préconisé archevêque de Cologne le 20 décembre 1824, et sur ses complaisances successives à l'endroit de Napoléon et de la Prusse dans le diocèse de Munster, voir Briick, I, p. 162-1G3. et Reusch, Briefe an Bunsen, p. xi-xxvii.

3. Reusch, liriefe an Bunsen (Leipzig, Jansa, 1897). — Voir, sur cette publication, Spectator, lieilage zur Allgemeinen Zeitung, 2 mai 1898 ; et Frantz, Historisch-Politische Bldtter, 1897, II, p. 732 et suiv. — Cf. les lettres entre Spiegel et son frère Philippe, ministre d'Autriche à Munich, publiées par les Hislorisch-Polilische Bldtler, 1882, LXXXIX, p. 50 et suiv.

dévoilent sous un jour nouveau. Longtemps on a fait de lui un simple prélat de cour, ayant le goût et l'habitude de servir. Spiegel, au contraire, tel qu'il se montre dans ses lettres à Stein^, eût rêvé d'être primat d'Allemagne, un primat représentant en face de Rome et, s'il le fallait, contre Rome, les « libertés ecclésiastiques » telles que les conciles de Constance et de Bùle les avaient définies, un primat collaborant avec les gouvernements de l'Allemagne, et cela sans nulle servilité, peut-être même avec quelque hauteur, pour le bien de l'Eglise germanique-. Il s'en fallait de beaucoup qu'en théorie il fût partisan de l'absolutisme de l'Etat dans l'Eglise : sa lettre h l'archevêque de Fribourg contre les 39 articles est à cet égard décisive'^. Il était sincère, sans nul doute, lorsqu'il s'épanchait, dans ses lettres à Stein, sur le désir qu'il avait de former en son diocèse un bon clergé'*, de pouvoir y installer des sœurs de

1. Stcin avait de Spief^el une bonne idée : « C'est un honnue. écrivail-il en 1802, dune force d'esprit d'élite, de connaissances étendues... Il possède l'ambition très louable d'être utile au bien commun, d'échapper au reproche d'une vie cléricale oisive et jouisseuse; il occupera avec distinction, et en y appliquant ses forces et ses connaissances, tout poste qui lui sera assigné. » (Pertz, Leben des Freiherrn von Stein, I, p. 244 et 491). — Cf. Pertz, op. cil., VI, i, p. 13, la joie de Stein lorsque, en février 182^, Spiegel devient archevêque.

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