‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 88 sur 236 · Perthes, op. cit., TIT, p. 4G · texte numérisé non relu

Perthes, op. cit., TIT, p. 4G

•?. Perthes, op. cit., III, p. 4G3. — Le futur évèquc Laurent avait des prévisions analogues (Karl Mœller, op. cit., I, p. 2()4).

3. Friedrich, (ieschiclUe des Vatikanischen Konzils, I, p. 20'2.

4. Voir en particulier sa circulaire au doyen d'Aix-la-Chapelle, du 2.') décembre 1830, et sa lettre à un ami, du 13 mai 1837, dans Affaires de Colonne, p. 19-20 et !)5-98. — Radowitz, qui souffrit beaucoup, dans sa conscience de catholique et de patriote, des événements de Cologne, portait un jugement assez complexe sur la conduite de Droste, et se refusait à lapprouver absolument, en raison de la promesse donnée au roi par l'archevêqu»^ d'observer la convention. (Hasscl, Josepfi Maria von liadoinitz, I, p. 279).

Droste, slu contraire, agissait comme il parlait, et, se référant au Pape comme un officier se réfère à son supérieur, il invoquait sa consigne, telle que la définissait le bref^ Il fuyait négociations et discussions; il avait ses ordres, et ce n'étaient point ceux du roi de Prusse; il sentait sa responsabilité devant Dieu. Cet archevêque ne songeait qu'au ciel.

Il lit pour la doctrine d'Hermès comme pour la question des mariages mixtes : il regarda le texte venu de Rome. Le bref de Grégoire XVI sortit des cachettes où l'avait relégué le vicaire capitulaire Iliisgen : peu soucieux des voies par lesquelles était parvenu ce document, et de l'opinion qu'on en avait à Berlin, Droste le lut et le lit lire. Un jeune prêtre originaire d'Aix-la-Chapelle, Jean Laurent, s'était, dix ans auparavant, évadé de l'Université de Bonn pour fuir l'enseignement hermésien^: Droste songeait à le faire revenir de Belgique, où Il avait terminé ses études et obtenu une cure, et à lui confier une chaire au grand séminaire de Cologne"^. Les professeurs de Bonn furent invités à se soumettre au verdict du Saint-Siège ; les étudiants en théologie, à déserter les maîtres rebelles. C'est ainsi que des cours de théologie, offerts aux étudiants par l'Etat,

1. Voir Nipi)oI(l. Dunani. I, p. 'ifiO et siiiv. ; — et dans la brochure: Affaires de Culof/ne, p. "il-vH, les détailâ sur la double démarche du comte (le Stolberg auprès de l'archevêque et de Bnigjîemann auprès du chapitre. Stolberg échoua, mais firuggemann parvint à gagner à la cause de l'Etat la majorité du chapitre.

X'. Voir, sur le départ de Bonn de Jean Laurent, motiA'é par son aversion contre le « demi-philosophe » Hermès, deux lettres qu'il écrivit à son père, et une lettre de l'archevêque Droste-Vischering, du 14 septembre 1840, dans Karl Mœller, op. cit., I, p. 40, 46-47, et 2U4.

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