‹ L'Allemagne religieuse; le catholicisme, vol.2Chapitre 89 sur 236 · Karl Mœller, op. cit., I, p · texte numérisé non relu

Karl Mœller, op. cit., I, p

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étaient mis en interdit par TEglise; et l'acte de l'archevêque remettait en discussion — discussion toujours épineuse — les droits respectifs de l'Etat et de l'ïllglisc sur l'enseignement Ihéologique officiel. Contre Droste, une autorité se dressa : c'était celle du directeur même du <( convict » de Bonn, Achterfeld, qui avait hégémonie sur tous les candidats à la cléricature. Fervent adepte de l'hermésianisme, il menaça d'expulsion, ou de la perte de leurs bourses, les jeunes gens qui, cédant aux exigences archiépiscopales, délaisseraient les chaires hcrmésiennes'.

Les hermésiens avaient pour eux une partie du clergé, qui, pour couvrir son indocilité à l'égard dunouvel archevêque, pouvaitalléguer desliensde gratitude à l'endroit des anciens maîtres de Bonn; ils avaient pour eux, surtout, les subtils prestiges de leur dialectique, qui prétendait faire grand honneur à la foi en la considérant comme la conquête exclusive de la raison. L'archevêque a'accepta point la lutte sur le terrain oii volontiers ces doctes professeurs Teussent portée : il ne se fit point le juge d'Hermès ; Hermès était jugé. 11 tira du bref de Grégoire XVI dix-huit thèses, par lesquelles les propositions hcrmésiennes étaient condamnées^, et réclama de son clergé l'adhésion sans phrase à ces thèses. L'hermésianisme proposait de faire entendre ses avocats ; l'archevêque répondait que Rome avait parlé. Alors Berlin donna la réplique : les ministres du roi, jaloux d'affirmer leur pouvoir sur les facultés de théolo-

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