Perthes, Friedrich Perthes' Leben, III, p
quelle ', et l'encadrait de son éloquence, de cette éloquence qui, suivant l'expression du futur évêque Laurent, valait quatre corps d'armée ~. « L'Eglise, disait-il, n'a pas été chercher l'Etat; c'est lui, au contraire, qui, né après elle, est venu la trouver; elle habitait la maison avant lui, et l'y a reçu, à la condition qu'il garderait la paix, et vivrait en union avec elle^. » Le plan qu'il traçait était celui d'une sorte d'(( union hypostatique entre l'Eglise et l'Etat, telle que jadis avait essayé de la réaliser la chrétienté, fille unique en deux natures^ ».
L'Eglise, pendant des siècles, avait été le type de « la possibilité d'unir d'une manière durable la liberté donnée par Dieu à la nature humaine avec l'assujettissement à la loi, que Dieu lui a imposée'»; elle avait, tout ensemble, en un harmoaieux mélange, maintenu une certaine activité Je l'esprit, et une certaine passivité de l'âme. Mais le rationalisme avait surgi, ne s'occupant que de déchaîner l'esprit, et le piétisme avait surgi, ne s'occupant que d'asservir l'âme ; ils ivaient l'un et l'autre brisé cet équilibre qu'avait maintenu le catholicisme ; ils avaient agi comme deux poisons, l'un corrosif, l'autre narcotique; »t ces frères ennemis avaient aidé l'Etat contre
1. Athana.se, trad. française, p. 72 et suiv. (Paris, Debécourt, 1838).
2. Karl Mœller, op. cit., I, p. 362. — Cela n'empêchait pas Laurent. rés correct et même ombrageux en son orthodoxie, de faire cà et là, au ujet de VAthanasius comme plus tard au sujet des Triaires, de* réserves léologiques parfois sévères (Karl Mœller. L P- 362-36fi, 424-V21), et ■.fi-.-.Tâ).