A Glogau, à Kosel. Ibid., voyez p
je désirerais commander dans de grandes occasions. Ils ne m'entendent point, et leur flegme allemancr ne leur permet pas de partager les sentiments et l'ardeur qui m'animent. »
Pourtant, dans les rapports à TEmpereur, il îoue souvent la fermeté, le sang-froid, la bravoure de ses soldats. De devant Breslau, le prince généralissime écrivait : « Je ne puis que faire l'éloge de la division bavaroise et surtout du régiment de chasseurs à pied de Wurtemberg. Ils sont dans les faubourgs, à demiportée de pistolet. Il est impossible à un seul ennemi de se montrer sans recevoir une grêle de balles » . Ou encore, après une sortie repoussée: «Je ne puis que faire le plus grand éloge des troupes wiirtembergeoises et de celles de la deuxième division bavaroise. Si Sa Majesté voulait accorder quelques croix de la Légion d'honneur pour ces deux divisions, je puis l'assurer que cela serait d'un grand effet, et que beaucoup le méritent » . Après le combat de Strehlen contre les troupes du prince d'Anhalt : «Les généraux Montbrun et Minucci font le plus grand éloge, l'un de la cavalerie de Wurtemberg, l'autre de l'infanterie de Wrède, qui a constamment suivi la cavalerie et a chargé à la baïonnette sans tirer un seul coup de fus'l » . Le major Ilirscher, avec 130 chevaux de Linange, a chargé 300 cavaliers prussiens et leur a fait 36 prisonm'ers. Ailleurs Jérôme rend le meilleur compte de la tenue des Bavarois, abandonnés par les Saxons au combat de Breslau, et de l'élan des troupes allemandes à l'enlèvement du camp prussien. Les Saxons, eux-mêmes qui avaient si mal débuté, remontèrent un peu dans son
estime, à roccasion d'un combat près de Glatz : « Les Saxons se sont très-bien conduits : un de leurs tiraiQeurB s'étaot très-avancé, a blessé ou tué Tofficier commandant prussien ». 'Enfin, le 30 janvier 1807, envoyant à l'Empereur « le nom des officiers, sousoffieiers et soldats qui se sont le plus distingués depuis le commencemeut de la campagne » , le généralissime de l'armée de Silésie ajoutait : « Il n'y en a pas un qui ne se soit fait remarquer plusieurs fois, et qui ne joigne une conduite exemplaire à une grande bravoure » *.
Si l'on cherche le mobile de la valeur déployée au service d'un conquérant étranger contre des hommes qui parlaient la même langue, on doit se rappeler d'abord qu'un Prussien n'était pas considéré comme im compatriote par les Wurtembergeois et les Bavarois. Il y avait même entr.e eux à cette époque une animosité qui n'est pas absolument éteinte aujourd'hiii.
Lés Prassiens méprisaient les Bavarois. « Les soldats enaemis disent dans ftlogau que se rendre à des Français, ce ne serait pas un déshomieur, mais à des Bavarois que c'en est un. Les Bavarois le savent et «ont enragés contre eux » *. fls rendaient aux Prussiens une iiaine ardaite pour un mépris qui n'était plus agaérité* À cette époque, personne peut-être ne se battait pour la grande patrie allemande, pas plus les Prassiens que les Aliemands du Sud. Les Bavarois ou tes Wtirtem!bergeois croyaient sincèrement mourir
1. Mém, et Corresp., p. 517, 419. Voy. des traits individuels, p. 95.