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obtenus ne sauraient donc s'élever lors de son usage. Ce n’est point, répétons le, uné endotoxine que nous utilisons mais une substance privée de toute toxicité et dont les effets ‘observés chez les malades atteints de dothiénentérie ne seront dès lors imputables qu'à son seul pouvoir antigénique. ;
Ce produit renferme une proportion d’albumine qui, selon le temps de broyage, varie entre L gr. et 4 gr. 50
* par litre. Si l’on tient compte que 10 ec. de l’émulsion
représentent 0,20 etgr. de microbes pesés à sec (soit approximativement 4 gr. à 1 gr. 20 de germes à Pétat humide), on comprendra aisément que sa valeur anti génique soit très supérieure à celle que représente une émulsion de corps microbiens. Nous l’avons d’abord utilisé au cours de nos recherches, en le diluant au 1/4 ou au 1/5 et l'avons désigné sous le nom d’émulsion de protéines brutes. | Telle quelle, elle a Finconvénient dans quelques cas de provoquer chez l’homme normal de fausses réactions d'origine protéinique et principalement dues aux nucléoalbumines qu'elle contient. Il est aisé de s’en débarrasser par action de l'acide acétique : après addition de cet : acide, puis centrifugation, il suffit de recueillir le liquide surnageant el de le neutraliser. On obtient ainsi une solution, dont le taux d’albumine varie de 0,30 à 0,40 cigr par litre, et qui présente tous les caractères des glo-
bulines.
Malgré les manipulations subies, cette solution de globulines à conservé un pouvoir antigénique encore
élevé, comme le montre le résultat des inoculations à la |
souris ‘et au lapin. A la dose de 1/10 de cc., elle est Capable de protéger la souris contre une injection de bacilles d'Eberth mortelle pour le témoin. [noculée dans les veines du lapin à la dose de 2 à 3 ce. elle fait apgglutinatif du sérum, qui atteint le
1/1500 et mème le 1/2000. Son pouvoir antigène,
paraître un pouvoir &
moindre que celui du produit brut (parce qu'il varie at prorala des albumines), reste néanmoins fort élevé.
Or l'emploi de ces globulines diminue considérablement le nombre des fausses réaclions chez l'homme : aussi lui avons-nous donné la préférence. Nous avons donc au cours de nos recherches abandonné le produit brut et lui avons substitué une solution diluée de globulines. Par cette technique, il à été possible de satisfaire aux exigences formulées plus haut et d'obtenir un produit soluble d'un haut pouvoir antigène et rendu entièrement aloxique.
Pour la commodité de lexposé, nous rapporterons les résultals que nous avons obtenus, d'abord avec l'antigene brut, puis avec la solution de globulines.
A. — Réactions intradermiques déterminées
par l’injection de protéines typhiques brutes
l" Effets des inoculations chez les sujets sains.
Pour apprécier la spécificité de la méthode, nous avons tenu à praliqüer des intradermo-réactions chez un grand nombre de malades atteints d'infections les plus diverses. Nous avions éliminé auparavant tous les
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sujets dont les antécédents pouvaient faire soupçonner l'existence d’une dothiénentérie passée inaperçue.
10 sujets ont été soumis à l'injection intradermique de 1/10 de cc. de protéines brutes, diluées à des taux variant de 1/5 à 1/10. Nous avons eu soin d'utiliser différents échankllons de bacilles d'Eberth récemment isolés de l'organisme. La lecture a été pratiquée 24 puis 48 heures après l’inoculation.
Les résultats obtenus ont été les suivants : 58 sujets sur 10 présentaient le lendemain une zone érythémateuse, dont les dimensions variaient d'une pièce de cinquante centimes à celle de deux francs. En outre chez 17 d’entre eux, la rougeur élait encore plus étendue ef s'accompagnait d’une légère induration centrale. Par contre, chez 12 malades, la réaction se montrait complètement négative.
Ea réaction obtenue ne pouvant être attribuée à la toxicité du produit injecté, il était à se demander si elle ne tiendrail pas aux albumines et particulièrement aux nucléo-protéines qui, on Île sait, entrent pour une large mesure dans sa composition. Dans ce but, nous avons inoculé simultanément des protéines méningococciques extraites du méningocoque par un procédé analogue, et qui renfermaient la même quantité de nucléo albumines. Sur un lot de 27 malades qui furent soumis à cette épreuve de contrôle, on constala, chez 3 seulement d’entre eux, une légère macule au point d’inoculation de l'antigèene méningococcique alors que 23 présentaient
‘une rougeur nelte au lieu d'injection des protéines de bacilles d’Eberth. Toute action protéinique devait être
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dès lors écartée et il apparaissait que les phénomènes observés étaient dus à l'élément antigénique du produit. |
Si, chez une série de malades, on vient à diluer progressivement la solution de protéines à des taux compris entre 1/28 et 1/50, on constate que ‘le nombre des réactions positives s’atténue considérablement chez l'homme mormal. La plupart des sujets qui présentent une rougeur au point d'injection du produit dilué au 1/10 n’en présentent plus, dès qu’on inocule des doses moindres. Toutelois, certains se montrent encore sensibles à l'égard des doses infimes de l’antigène et l’on conslate ce résultat assez paradoxal, et déjà signalé pour les réactions de Dick dans la scarlatine, à savoir que la rougeur déterminée par injection d’une minime quantité de protéines est parlois égale à celle qu'engendre linjection de doses plus fortes.
Toutes ces constatations faites avec les extraits de bacilles d'Eberth ont été renouvelées à Paide d'extraits de bacilles paratyphiques A. et B. Les résultats obtenus comparativement ont été parfaitement analogues. Aussi jugeons-nous inutile d'y insister plus longuement.
Il résulte de cet exposé qu'à l'aide d'extraits microbiens provenant du bacille d'Eberthou des bacilles paratyphiques, on peul dans unpourcentage élevé de cas mettreen évidence chez l'homme normal un certain état de sensibilisation : mais celui-ci nécessite pour se manifester l emploi d'un pro; dut d'une valeur antigénique très élevée.
Pour tenter d’élucider le fait, nous avons injecté si-. -multanément à nos 70 malades des protéines brutes de
ad
bacille d'Eberth et de colibacilles, obtenues de manière
semblable et, bien entendu, foutes deux formolées. Fait
remarquable, les réponses ont été presque constamment identiques et de même intensité. C’est à titre très exceptionnel que la réaction engendrée par les protéines co- Hbacillaires était un peu plus forte que celle déterminée
par les albumines extraites du bacille d’'Eberth ou vice-
versa. Dans aucun cas nous n'avons observé de malades
: qui, sensibles à l’égard d’un de ces exiraits, se soient
montré indifférents vis-à-vis de Pautre (1).'On verra plus Join à quelle interprétation ces constatations. nous ont conduit.
“ » Effets des inoculations chez les typhiques et les conva-
lescents.
Sept malades ont été souinis aux injections intradermiques. H s'agissait de 3 enfants et de # adultes atteints de dothiénentérie de moyenne gravité et qui toutes -se terminèrent par la guérison. Dans 3 cas, la <onfirmation bactériologique fut obtenue à l’aide du séro-diagnostie : cette épreuve montra que le sérum des ma-
lades agglutinait l'échantillon de bacilles paratyphiques
B. à des taux variant entre le 1/200et.le 1/300. Les 4 au-
(1) Ces observations ont pu ètre vérifiées par l'injection comparative “de filtrats formolés de vieilles eultures de bacilles d’Eberth ou de coli-
bacilles. A une dilution de 1/3 ou de 1/5 ces filtrats en eflet déterminent dans le derme une réaction érythémateuse et rarement papuleuse. Or les résultats sont constamment de même sens. Tout au plus note-t-on quelques variations dans leur intensité, un peu plus forte, semble-t-il, à
l’égard du colibacille.
eus