‹ L'Allergie TyphiqueChapitre 19 sur 50 · M0 ES · texte numérisé non relu

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tres malades étaient atteints d’une infection typhique contrôlée soil par Fhémocullure, soit par l'épreuve de Widal. |

Chez ces 7 malades, linjéclion miradermique de 1/10 de cc: de protéines diluées au 1/5 détermina dès la cinquième ou sixième heure une réaction inflammatoire qui atteignit son acmé vers la 24° heure et revêlit alors l'aspect d’une papule de 3 à 5 em. de large, rouge, surélevée et douloureuse à la palpation. Insistons des maintenant sur ce cuactère d'infiltration qui, à notre sens, est le test objectif le plus net d'une réaction positive et qu'on ne trouve qu'exceplionnellementà ce degré chez lessujets sains. Mais en plus de lPinfiltration, on notait, dans » cas, une teinte franchement ecchymotique indiquant que la violence des phénomènes de vaso-dilatation avait été capable de produire la rupture des capillaires dermiques. Cette réaction persiste 3 à +5 Jours, puis, se dégradant progressivement, laisse derrière elle une macule un peu brunatre qui fait place à-une fine deésquamalion. Quand les phénomènes inflammatoires sont particulièrement violents, il est possible de voir survenir une adénopalhie satellite, douloureuse au palper, el qui rétrocèede ün 48 heures.

On notera imimédialement que, quel que fut l'agent de l'infection (Ebert(h ou Para B) les malades ont réagi avec la mème intensité, d'où la conclusion que cette épreuve est absolument incapable de permettre la discriminalion du germe en cause et qu'à ce point de vue, elle se montre inférieure au séro diagnostic. È

La même technique à été appliquée à 2 convalescents

-qui étaient apyrétiques depuis trois semaines : elle donna des résultals similaires (rougeur papuleuse)}, montrant que l’état de sensibilisation survit à l'infection.

En résumé, les effets des protéines brutes chez les sujets normaux el chez les typhiques ne diffèrent que pur leur inlensité. On ne saurait parler de réactions ici négatives et là positives. Seule une observation attentive permet d'interpréter les résultats obtenus et cette nécessité explique les divergences des statistiques exposées antérieurement. Si l’on fient compte cependant de certains caractères objectifs de la réaction, tels que da présence constante d’une zone infiltrée chez les {yphiques, et qui ne s’observe que rarement chez les/’sujets normaux, on reconnaîtra qu'il existe entre les deux cas des diflérences notables.

Certains pourront arguer de ces constatations pour dénier à la méthode toute valeur pratique. Nous ne méconnaissons pas la valeur de lobjection placée sur un tel terrain, et c'est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons ultérieurement abandonné le procédé dont Ia sensibilité même constituait une source d'erreurs. Si nous avons tenu à eXposer les résultats fournis-par cette mé-. thode, c'est qu'à notre sens, ils permettent de poser le problème de l'allergie tYphique sous son véritable jour. Ils montrent en effel que cel état d'allergie ne saurait étre comparé à celui que créent de toutes pièces l'infection tuberculeuse ou mieux encore les infections chancrelleuse el mélitocogcique. Lei en effet, le contact de l'organisme avec le microbe agresseur crée un étal de sensibilisation qui jus-

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