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qu'alors faisait défaut. I n'en va plus de méme dans l’infection typho-paratyphique, où l'agent pathogène se contente habituellement d'accroître un état allergique préexistant à son égard el qu'un antigène particulièrement actif mel en évidence. ue :
3. — Réactions intradermiques déterminées par l'injection de globulines typhiques
|° Effet des inoculations chez les sujets sains.
Comme il était à prévoir, et en raison même de sa moindre valeur antigénique, les réactions observées chez les Sujets normaux sont beaucoup plus faibles qu'avec les protéines brutes. Cette méthode a, par ailleurs, l'avantage d'éliminer les fausses réactions d'ordre protéinique qui, à vrai dire, n’excèdent pas Tà 8 % des Cas. | |
Nos observations ont porté, sur 65 sujets sains qui reçurent dans le derme 1/10 de cc. du produit dilué dans des proportions variables : au 1/4, sila culture de bacilles d'Eberth provenait d’un échantillon cultivé depuis plusieurs mois sur les milieux artificiels, au 1/10 et même au 1/20, si la souche était récemment isolée de l'organisme. On ne saurail trop insister sur l’impossibilité de fixer a priori le taux de la dilution,le pouvoir antigène étant précisément mesuré pur l'étendue des réaclious inflammatoires provoquées chez les typhiques, et variant considérablement selon le temps depuis lequel le microbe végèle sur les milieur de culture. C'est là une règle générale, et que des études antérieures sur lé bacille de Du-
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Én crey ont nettement mis en évidénce. Le degré de la dilution: doit donc être fixé sur un typhique,en comparant différents échantillons. Nous avons pris comme taux de dilution, là quantité de globulines qui, inoculée à la dose de 1/10 de ce. dans le derme chez des malades atteints d’une typhoïde de moyenne gravité, détermine une réaction papuleuse atteignant 2 à 3 cm. Pour être plus rigoureuse, cette épreuve doit porter sur différents malades.
Compte tenu de ces précautions indispensables, nous
- avons obtenu les résultats suivants :
___ A0 sujets ne présentèrent aucune réaction notable. 2 Tout au plus pouvait-on constater une légère macule à péine rosée, dont les dimensions n'excédaient pas 2 à 5 mm. 7 autres répondirent à l'injection par l'apparition d'une macule un peu plus étendue. Chez les 48 derniers enfin on constala la survenue d’une réaction papuleuse dont les dimensions varièrent de 1à 3 em. ;
Si l’on néglige les réactions érythémateuses, à vrai dire très légères, pour ne retenir que les réactions papuleuses, on voit donc qu'avec lantigène employé un certain nombre de sujets normaux, el que lon peut estimer à 28 %, manifestent un certain degré de sensibilisation mis en évidence par l'épreuve intradermique.
> Effet des inoculations chez les typhiques ou les convales-
cents.
4 En opposition avec les recherches précédentes, nous 2 avons pratiqué des injections intradermiques de globu-
lines diluées comme précédemment chez des’ sujets \ { j
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atteints de dothiénentérie. Ces observations se décompo-
sent en :
sFièvres LPhOIdÉS AR AE 39 Parätyphoïdes Bantrsfér freine I Paratyphoïdes C. (Hirszield)...... l
Dans ce chiffre on comptait 19 enfants et 32 adultes. Selon l'intensité de la maladie, ces cas se divisent en :
(dont % terminées par la mort». | Dothiénentéries chez des sujets débiles ou cachectiques. 2 Dothiénentéries de gravité moyenne et terminées par la
RÉTISON EEE te deb pi ne AUS ET NE Led eme RE ete M lt tte AA
Les résultats obtenus ont été les suivants : chez 39 sujets la réaction obtenue fut positive c’est-à-dire que, dès la 5° ou 6° heure, et à plus forte raison 24 heures après l'insertion d’antigène, on constalait l’existence d'uñe zone érythémateuse et papuleuse, atteignant en moyenne de ! à 3 cm. Un seul malade, atteint d’endocardilé, présenta un placard beaucoup plus étendu, de la largeur d'une paume de main et accompagné d’une adénopathie dans le territoire Iymphalique correspondant.
Chez % sujets, les réactions obtenues furent beaucoup plus légères, en ce sens qu’elles se bornèrent à l'apparition d'une petite Zone érythémaleuse et non infiltrée. Nous avons considéré ces réponses comme douteuses, étant donné, ainsi qu'on l’a vu plus haut, qu'une réaction similaire peut être obtenue chez les sujets sains,
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indemnes de toute infection typhique antérieura.
Huit malades enfin se montrèrent parfaitement indifférents à linoculation d’antigène qui ne délermina chez eux aucune rougeur. ;
La comparaison de ces résultats avec ceux qu’on observe chez les sujets sains montre d’une façon non douteuse que 76 % des {yphiques manifestent une intolérance vis-à-vis des albumines constitutives du bacille d'Eberth.
Si l’on vient a délailler de plus près l'ensemble des réponses fournies par les dothiénentériques, on conslale qu’à gravilé égale de la maladie, les sujets ont réagi d'une manière sensiblementidentique quel que fut le germe en cause (bacilie d'Eberth ou bacilles paratyphiques B, C), d'où la confirmation qu'il serait illusoire de prétendre, sur les résultats de celle épreuve. discerner une fièvre typhoïde d’une fièvre paralyphoïde,
L'âge des malades ne fournit aucune indication digne d’être signalée : enfants ou adultes atteints d’une dothiénentérie de moyenne gravité offrirent des réactions similaires.
On peut en dire autant de ia durée évolutive de la maladie. Nos recherches n’ont porté que surdes fièvres Lyphoïdes datant d’au moins sept jours. A cette date, Ja réactions est déjà manifestement positive.Mais en répétant les inoculations au cours de la maladie, on n’observe pas,en l’absence de complications Surajoutées, de modifications appréciables De même après la délervescence thermique définitive, les sujets se montrent tout aussi intolérants vis-à-vis de l’antigène. Cette intolé-
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rance persiste duranttoute la convalescence et peut être retrouvée plusieurs années encore après la typhoïde.
Il ne semble pas que l'on puisse établir de rapprochement entre l'intensité des intradermo-réactions, c’està-dire le degré de l'allergie du sujet, et la survenue des rechutes. C’est ainsi que chez deux de nos malades qui présentèrent un {el accident, l’inoculation d’antigèene faite antérieurement avait donné une réponse, ici forte et là faible.
Quant à la comparaison entre le résultat fourni par l’épreuve intradermique et celui donné par le sérodiagnostic, nous ne possédons pas de documents suffisamment nombreux, pour en tirer une conclusion légitime. Rappelons d’ailleurs que d’après Kolmer et Berge [29] M'Kendrik 32], Large {35}, il ne semble pas exister de relation entre l'importance du taux d’agglutination et le degré d’allergie des sujets.
‘Autrement intéressante est la comparaison entre l'intensité des réactions intradermiques et le caractère évolutif de la maladie. Notre statistique montre en effetque sur les 8 Cas négaltiis : e
Trois appartenaient à des typhoïdes ataxo-adynamiques, qui aboutirent à la mort ;
Deux à des typhoïdes très graves, qui cependant finirent par évoluer vers la guérison ;
Un concernait une typhoïde de moyenne intensité, mais survenue chez un enfant de 4 ans 1/2 débile et dout l’état général était mauvais ;'
. Deux appartenaientà des typhoïdes normales chez des
enfants de 12 à 14 ans.