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À considérer d’abord les dothiénentéries graves, on D. voit donc que sur 8 malades, 5 ont fourni une réponse Le négative, et les 3 autres ne réagirent que très faiblement, c'est-à-dire par la formation d’une tache érythémateuse sans papule. D'où la conclusion que les formes particulièrement sévères de l'infection {typho-paraty- . ee phique s’accompagnent d’une suspension dé laptitude réactionnelle des sujets. Ici, l’état d'allergie est nul ou très faible.
Défalquons de notre Statistique les formes alaxo-ady-
namiques (8), ou évoluant chez des sujets dont l’état général était antérieurement mauvais (2), il nous reste LT cas sur lesquels nous avons observé 39 réactions
positives. Ajoutons-y les 7 autres cas, où l’épreuve intra-
: = dermique fut faite à l'aide de protéines brutes, nous
ï aboutissons au total de 48 cas sur lesquels nous COMpP-
re tons 46 succès el 2 échecs. ‘
; Nous sommes en droit de dire qu'avec la technique
suivie, il est possible de déceler au cours des dothié-
nentéries de moyenne gravité, Fexistence d’une sensi-
bilisation à l'égard de l’antigène typhique dans 96 % ; des cas, |
Si lon vient désormais à.comparer les æésultats que
nous avons obtenus aux statistiques les plus impor-
tantes qui ont été antérieurement fournies sur le sujet,
SFR la concordance est, on le voit, frappante. Qu'il nous
. “ suffise de rappeler que Glouckoff et ses collaborateurs
= __ obtiennent dés réponses positives dans 92,5 % des cas
de moyenne gravité au conrs de la deuxième se-
. maine de la maladie. Alissoff et Moroskin apportent le
AS
chiffre de 97%. Ces auteurs ont, comme nous, Constaté l’absence ou la faiblesse de la réaction dans les dothiénentéries graves. Aussi dès qu’elle confond les typhoïdes de toutes gravilés, la statistique de Glouckoft s'abaisse-t-elle jusqu'à 75 %%. La nôtre ainsi reclifiée aboutit également au chiffre très voisin de 76 %.
Nous pouvons done dès maintenant conclure que, pratiquées avec un antigène convenable, les intradermoréactions mellent à peu près constamment en évidence chez les {vphiques un état d'allergie et que celui-et fait défaut dans les formes graves, si bien qu’associée aux constatations cliniques, l'épreuve que! nous venons d’envisager est capable d'apporter un élément de pronostic. Abstraction faite de loute considération (héorique, ce seraient peut-être là les indications les plus utiles qu'elle puisse fournir, étant donné qu'elle n’est pas rigoureuse- Ament spécifique, comme le montrent certains résultats paradoxaux observés chez les sujels sains, et dont la comprébensron doit être maintenant envisagée.
On à vu plus haut qu’atteint d’une typhoïde ou d’une paratyphoïde, le malade se montrait également intolérant vis-à-vis des protéines extraites du bacille d'Eberth. ILélaitintéressant de rechercher inversement quel serait son élat d'allergie vis-à-vis d’antigènes extraits de microbes, pathogènes ou non, mais végétant dans le fractus digestif ou manifestant à l'égard des celiules intestinales uné électivilé non douteuse. L
Dans ce but, et à l’aide d’une technique toujours identique (celle qui nous servit à préparer les extraits de
ADS
bacilles d'Eberth), nous avons préparé une série d’antigènes tirés de:
B. paratyphique"A. B.. de Gartner.
B: paratyphique B. B. de Morgan.
B paratyphique C. Colibacille.
B. d'Aertrick. B. fœcalis alcaligenes.
Tous ces extraits ont été formolés de manière à detruire l’endoloxine qui pouvait y être contenue, puis maintenus à lPétuve pendant dix jours. Huit typhiques, atteints d’inlections de moyenne gravité, ont été soumis à l'injection simultanée de l’antigène typhique et de plusieurs des antigènes précédents : 2 malades même ont recu Pinoculation des S antigènes. I nous est apparu que la sensibilisation des typhiques ne se limitait pas aux seuls microbes du groupe, maïs qu’elle s’étendait encore, en s’atténuant il est vrai, à des microbes des groupes É.- voisins. Voici le protocole de deux de ces expériences :
Obs. 1.— Malade S..., 20 ans. Fièvre typhoïde au 15e jour, de gravité moyenne. Hémoëculture: Eberth. Reçoit un extrait dilué au 1/5 des huit antigènes suivants.
Réactions obtenues (1) PE
Anligènes T— Obsérvations = + s Erythème Papule Ée Éberth 15.75 + + + + + + Ecchymose centrale PA en oives à + + A se à Para Gti + ce Li AerPICRE. ra ee Ar em su an A Cheb ere ++ k + + 2e 7 : MorPTanie7,. + + + + = 3 Colibacille ...... Le ae é ?
Fœcalis ale. ..... + (léger) D — N (1) Lés notations + correspondant à un érythème ou à une papule de
DéLaLANDE ; Ê &
2 HÜTES
Ainsi, chez ce malade, on pouvait mettre en évidence un état d'allergie, non seulement vis-à-vis du bacille d'Eberth, mais à l'égard du bacille de Gartner, el, à un degré plus élevé, vis-à-vis du bacille d’Aertrick/L’intensilé des réactions S’atténuait progressivément vis-à-vis du para A., du para C. et du bacille de Morgan. On notait encore un état d'hypersensibilité à l'égard du colibacille, mais qui faisait complètement défaut vis-à-vis du-Fæcalis alcaligènes. x
Obs. 2. — MaladeP.. , 35 ans. Fièvre typhoïde au 20° jour, de gravité moyenne. Hémoculture: Eberth. Reçoit un extrait
dilué au 1/5 des huit antigènes suivants :
Réactions obtenues
Antigènes ES EST Observations
29 Erythème Papule HE LE Eberth:...... FREE, 14 - + + Ecchymose centrale Para B::…. HR Hd HE 2h de eh br sn PAT É 20 + + + LE Et 2e Aertrick ..... + + + ee ET Gar Mere + + + + + + zii Morgan ...... + + + RE 2e Colibacille . .. + 0 Fœcalis ale. .: + + +
On assisté chez cetté malade à une dégradation progressive dans l'intensité des réactions, d'autant plus marquée que les protéines injectées s’éloignent davanage des protéines du bacille d’Eberth. On notera qu'ici, contrairement à l'observation précédente, la réaction a
1 cm. de diamètre environ, -- +, de 2 em., + + + de 3 em , et ainsi dé suite. ;