‹ L'Allergie TyphiqueChapitre 22 sur 50 · DAS · texte numérisé non relu

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été nulle vis-à-vis du colibacille et nettement perceptible à l'égard du Fæcalis alcaligenes.

Cette propriété que possède les dothiénentériques de réagir vis-à-vis de différents antigènes microbiens plus ou moins apparentés au groupe du bacille d'Eberth, se retrouveconstamment dans nos observations, mais à des degrés divers. C’est ainsi que, par exemple chez D..., 26 ans, atteint d’une typhoïde sévère, remontant à un mois, l'injection de protéines extraites du bacille d’Aertrick déterminail une zone inflammatoire papuleuse de 2 cm. 1/2, alors que l'inoculation de protéines extraites du bacille de Gärtner ne provoquait qu’une légère macule.

On ne saurait méconnaitre Pintérêt de ces constatations. Nul n’ignore en effet que l’inoculation à l’animal de bacilles d'Eberth est susceptible de déterminer dans son sérum l'apparition de coagglutinines vis-à-vis des bacilles paratyphiques, dues à la présence d’un antigène commun à ces deux germes. Mais le taux habituellement faible de ces coagglutinines montre assez que dans la « mosaique d’antigènes » que représente le bacille d'Eberth, Pantigène qu'il possède en commun avec les bacilles paratyphiques ne constitue chez lui qu’un élément accessoire. Même constatation quand au lieu de recourir au test des agglutinines, on choisit celui que

procure le phénomène de floculation. Les travaux récents.

de Nelson [45] ont montré que, si on injecte dans les veines d’un lapin des globulines extraites du bacille d’'Eberth, des bacilles paratyphiques ou du colibacille, on fait apparaître dans le sérum des précipitines pour l'antigène homologue et à un degré plus faible pour les

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antigènes appartenant aux microbes immédiatement voisins. C'est ainsi par exemple, qu'un immun-sérum préparé avec des extraits de bacilles d’'Eberth provoque une floculation pour les globulines du bacille d'Eberth et du paratyphique A., un immun-sérum obtenu à l'aide de globulines extraites du paratyphique B. déterminera une précipitation des globulines du paratyphique B. et du bacillede Gärtner. La spécificité deces immun-Ssérums parail donc ici assez étroite, puisque la précipitation qu’elle détermine ne se manifeste que vis-à-vis d'espèces microbiennes qui lui sont immédiatement voisines.

Or l'étude de l'intradermo-réaction chez les tvphiques conduit à des résullats sensiblement différents. Elle montre en eflel que des microbes qui Sérologiquement semblent n'avoir aucune parenté, possèdent cependant des antigènes communs, Wais que des épreuves de laboratoire n'avaient pu jusqu'ici mettre en évidence. Et cette propriété commune d’éveiller chez les malades des réactions de sensibilisation n’inléresse pas seulement des germes aussi proches que les bacilles paratyphiques, mais äes espèces fort éloignées comme le ba. cille de Morgan. Sans doute l'intolérance des dothiénentériques est-elle moins marquée que vis-à-vis des microbes {rès voisins. Elle n’en témoigne pas moins de l'existence d’une propriété antigénique commune et jusqu'alors méconnue. ap

Pour expliquer le fait, deux hypothèses sont plausibles : soit que l’on considère que l’état de sensibilisation créé chez l’homme par l'infection typhique, et les réactions qui s’ensuivront constituent un test plus délicat

que les réactions Sérologiques, soit qu'on admette que les propriétés allergènes d’un antigène donné débordent son pouvoir de produire des anticorps. Quelle que soit l'opinion adoptée, il n’en parait pas moins que la Spécificité des anticorps développés chez l'animal par l'injection des microbes tvpho-paratyphiques estautrement rigoureuse que celle des réactions allergiques mises en évidence chez l'homme au cours de la dothiénentérie.

Celte constatalion s'impose encore davantage si l’on vient à considérer les résultats des intradermo-réactions faites à un typhique, parallèlement avec des protéines extraites du bacille d'Eberth et du colibacitle. Dans un {iers des cas environ, et particulièrement chez les enfants, l’inoculalion de protéines colibacillaires détermine une réaction beaucoup plus forte qu'à Pétat normal et sensiblement égale à celle engendrée par les protéines du bacille d'Eberth. Ici encore se fait jour la notion d’un antigène commun à ces deux espèces microbiennes et capable de provoquer des réactions allergiques similaires.

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