‹ L'Allergie TyphiqueChapitre 32 sur 50 · CHAPITRE VIT · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIT

2 2 ALLERGIE ET VACCINOTHÉRAPIE > ANTITYPHIQUE

Le mode d’action de la vaccinothérapie

‘ Ce n’est point ici le lieu d'envisager les résultats qu'on peut attendre de la vaccinothérapie au cours de la fièvre typhoïde. De nombreuses statistiques ont élé publiées, et si importantes, que l'exposé de quelques cas personnels n’apporterait au sujet qu’une contribution médiocre. L’accord, on le sait, n’est d’ailleurs pas complet sur la valeur de la méthode qui en France est relativement peu employée.

Notre seul but à été, en nous aidant des travaux antérieurement parus, de tenter de préciser le mode d'action de la vaccinothérapie et de montrer comment elle fait appel aux phénomènes de sensibilisation précé-" demment étudiés. |

À A la suite des travaux de Chantemesse et Widal, qui $ démontraient la possibilité d’'immuniser l'animal contre

l'infection typhique par l'inoculation de bacilles d'Eberth chauftés à 120°, Fränkel eut le premier lPidée d'appliquer cette méthode à la cure de la typhoïde. Sa tentative ne devait êtrerenouvelée qu’à partir des recherchesremarquables de Wright sur la vaccinothérapieetsur le rôle des opsonines dans l’immunité conférée par le vaccin. En même temps qu'il contribuait si fortement à généraliser l'emploi de la vaccination antityphique, Wright s'était préoccupé d'appliquer cette méthode à la cure de l'infection une fois déclarée. Mais ses constalations, concernant l'existence d’une «€ phase négative », d'autant plus prolongée que la quantité d’antigène introduite dans le sang a été grande, l’amenèrent à considérer que, d’une manière générale, la dose de vaccin inoculé doit être inversement proportionnelle à l’intensité de l'infection. Aussi l’auteur anglais n’injecte-t-il aux tvphiques que des quantités minimes de vaccin. Or sa pratique personnelle aboutissait bientôt à la conclusion qu'aux cours de la fièvre typhoiïde «la vaccino: thérapie n’a donné que des résultats nuls ou incerlains » [71]. De l’aveu même de Wright, un vaccin capable de rendre réfractaire un sujet sain contre le bacille d'Eberth, n’est. donc pas susceptible d'amener une amélioration nette chez les typhiques, alors même que, convenablement manié, il assurerait le développement des anticorps facteurs de Pimmunité. Ë Malgré les résultats si peu encourageants de l’auteur anglais la méthode devaitêtre reprise par de nombreux médecins qui, négligeant les tests de Wright, nécessaires d'après lui pour fixer les doses de vaccin,

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