NP OR EN RES
l'employèrent désormais d'une manière empirique.
A relire la littérature considérable parue sur cette question, on voit que les observations peuvent être rangées en deux catégories différentes, selon le mode d'injection préconisé : :
1° Le plus grand nombre d'auteurs, et surtout dans la période comprise entre 1911°et 1914, ont utilisé la voie sous-Cutanée ou intramusculaire.
2° Pendant et depuis la guerre, un certain nombre de médecins ont préféré recourir à la voie intraveineuse.
Nous allons envisager séparément ces deux éventualités.
1. — Vaccinothérapie par voie sous-cutanée ou intramusculaire
Les statistiques les plus importautes sont dues à Pétrovitch [72], Thiroloix et Bardon [73], Vincent [74], Netter, Philibert, Cathala et Durand [75], Variot, Grenet et Dumont [76}, Rieux, Louis et Combe {77}, Goldscheider et Aust {78}, Brach et Frôhlich [79], Rathery, L. Ambard, P. Vanstenberghe et R. Michel [80], Whittington [81], Ranque et Senez [82], Stein [83] qui apporte 1.500 observations, Méry et Girard [S4}, etc.
Les vaccins employés étaient constitués selon les cas, soit par un autolysat, soit par des microbes tués par la chaleur, soit par le vaccin sensibilisé de Besredka.
Il va sans dire que les doses employées varièrent beaucoup avec les auteurs. |
Nous n'avons pas la prétention de faire ici un exposé
détaillé des résultats obtenus ; mais, en comparant les différents documents, il est un certain nombre de faits qui se dégagent et que nous voudrions mettre en lumière.
Une première remarque concerne les réactions locales ou générales obtenues. Celles-ci ont été très variables selon les cas,.les doses de vacein inoculé différaient d’un sujet à l'autre. Elles se sont caractérisées par des phénomènes inflammatoires 2n silu et par une exacerbalion thermique, ce qui ne saurait surprendre, étant donné l’état d'allergie où se trouvent les typhiques. Parfois même elles ont pu revêtir l'allure d’un petit choc vaccinal (Méry et Girard); mais il n’a point été observé de chocs extrêmement violents et vraiment dramatiques, ce qui s'explique aisément pulisque les doses d’antigène inoculé ont été relativement faibles.
Si l’on envisage maintenant les résultats, on constate que la majorité des auteurs ont gardé de la méthode une impression favorable. Celle-ci se dégage de la première statistique colligée par Netter et qui porte sur 1318 cas. Elle s’aflirme encore avec les travaux de Thiroloix et de ses élèves, de Rathery et Michel, etc. Pourtant l'apparition de certaines complications : hémerragies intestinales (Sacquépée) [85], appendicite, cholécystite (Netter) [75], la survenue de nouvelles taches rosées (P. E. Weil) [86}, l'accroissement de la rate (Sacquépée) (Rathery et Michel) montrent que cette méthode doit être maniée avec prudence (Méry et Girard).
A lire les heureux effets obtenus par la méthode, on