‹ L'Allergie TyphiqueChapitre 40 sur 50 · CRETE EN PRET EUR · texte numérisé non relu

CRETE EN PRET EUR

= 185 — Cale, les critiques n’ont pas tardé à s'élever. On les trouvera exposées dans le mémoire de Blanc et Caminopétros [138]. Résumant les nombreux travaux parus sur limmunisation per os du lapin, ces auteurs concluent : « Un fait paraît établi, c'est que, même par voie buc- «tale, la toxine dysentérique donnée à de fortes doses « peut être absorbée. La preuve en est dans le grand « nombre d'animaux qui meurent au cours de la vacci- « nation avec des phénomènes nerveux et des lésions «intestinales, et aussi dans l'apparition dans le sérum « d’un pouvoir antitoxique marqué ». Ainsi, vis-à-vis d'un germe doué d’un entérotropisme aussi accusé que le bacille dysentérique, la preuve n’est nullement éta-

blie que l’immunité conférée résulte d’une vaccination

de la muqueuse intestinale, et non de propriétés humorales acquises sous l'influence du passage de la toxine plus ou moins modifiée au travers de la muqueuse digestive. ”

Or, les objections vont s'élever, tout aussi nombreuses, lorsque l’on vient à aborder l’étude de la vaccination antityphique per os. Admettre que la protection ainsi conférée résulte d’une immunité intestinale locale,c'est reconnaître (A priori que de. toutes les cellules de l’économie, seules les cellules du tractus digestifs sont sensibles au virus. Il est certain qu’opérant avec le bacille paratvphique B, Besredka s’est servi d'un germe qui possède une activité très marquée sinon exclusive (à l'exception de la vésicule biliaire) pour le lapin. Mais en va-til de même du bacille typhique ? Besredka reconnait lui-même que

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