‹ L'Allergie TyphiqueChapitre 8 sur 50 · AIS · texte numérisé non relu

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auteurs qui ont employé cette méthode, dans un but diagnostique pour la plupart, ont-apporté, on le verra, des cénclusions assez différentes dont nous tenterons d'expliquer les divergences.

2° Un second chapitre sera consacré à l'exposé de nos recherches personnelles sur la mise en évidence, chez les typhiques et les convalescents, de l’état allergique, par le procédé des injections intra-dermiques d’antigène. Nous montrerons de plus, comme l'avaient déjà indiqué quelques auteurs, qu’il est possible, grâce à cette épreuve, de déceler chez certains sujets indemnes de tout antécédent connu de typhoïde, une hypersensibilité en apparence spontanée ; on conçoit done qu'il y ait cer- Æ taines réserves à faire sur la valeur pratique de la méthode.

L'existence d’un état de sensibilisation chez les typhiques amenait naturellement à rechercher: s’il était possible de vaincre cette susceptibilité dont ils font preuve vis-à-vis de l’antigène homologue, en un mot d'opérer leur désensibilisation. Les résultats obtenus feront l’objet

d’un court exposé.

3° L'étude de l'allergie chez les typhiques ou convalescents devait être complétée par celle de l'allergie expérimentale. On verra dans quelles conditions et par quelles méthodes il est possible de la mettre en évi:. dence chez les espèces animales couramment usitées | dans les laboratoires. ris

4° Un chapitre spécial est réservé ensuite aux manifestations cliniques de l’état d'allergie. Parmi les symp:tômes si nombreux de l'infection éberthienne, nous nous sommes efforcé de mettre en évidence le petit nombre d’entre eux qui relèvent de l’état de sensibilisation acquise par le malade, et qui jusqu'ici avaient reçu une interprétation, à notre sens, discutable.

5° Cette étude conduit tout naturellement à erivisager le rôle de l'allergie dans la détermination des lésions intestinales de la typhoïde, et à discuter la thèse ingénieuse, Si brillamment soutenue par V. de Lavergne.

6° A la lumière des faits précédents, la question de la vaccinothérapie nous a paru devoir être reprise. Délaissant les résultats pratiques de cette méthode, nous n'avons abordé que son mode d'action. S'il est vrai que les typhiques sont, au cours de leur maladie, sensibilisés vis-à-vis de l’antigène homologue, l'injection de vaccin déterminera nécessairement chez eux des phénomènes réactionnels autrement plus intenses que chez les sujets sains, et l’on ne saurait « priori négliger l’importance de ce conflit, de nature spécifique, comme facteur de guérison. On s’étonne de voir que les auteurs, qui ont le mieux étudié la vaccinothérapie au cours de la typhoïde, ne retiennent que l'effet dit immunisant du | vaccin: en laissant systématiquement dans l'ombre l’état d’intolérance que présente les malades, ils omettent le rôle pourtant capital dévolu aux brusques perturbations humorales quisuivent l'injection d’antigène microbien.

1° Dans le mème ordre d'idées, nous avons consacré quelques pages à l’étude des accidents observés au cours de la vaccination préventive et recherché si certains d’entre eux n'étaient pas imputables, bien moins à une action banale de choc qu’à une action de nalure spécifique due à la susceptibilité, en apparence spontanée, de certains sujets vis-à-vis des antigènes du groupe typhoparatyphique.

8-Nous rechércherons enfin dans quelle mesure l'intervention des phénomènes allergiques est susceptible d'expliquer la protection conférée par les injections de vaccin:

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