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L'officier général La Touche, qui succéda à TyrconneL

2. Frédéric à Keilh , successeur de Chambricr à Paris. 8 août 1152. —Vol. Corr., VIII, p. 176, 180, 249, 402, elc; IX, p. G9-71,etc.

Pour noter toutes les réclamations du roi de Prusse, il faudrait citer toutes ses lettres à son ministre à Paris, qui n'ont pas d'autre objet que de signaler les danj^ers des intrigues de l'Angleterre, de l'Autriche et de la Russie. — Tyrconnel à Puisiculx, 18 janvier 1750. —La Touche à Puisiculx, 30 juillet 1752 {Correspondance de Prusse : ministère des Afîaircs étrangères)

bien Tamour-propre du souverain que son humeur nonchalante et la lassitude de la nation, qui, en ce moment, ne songe qu'au repos. De Berlin, au contraire, ce sont des conseils hautains et rogues donnés avec l'air de supériorité écrasante d'un censeur qui morigène, puis des exigences auxquelles on ne peut suffire que par une activité et une vigilance sans relâche et un état d'agitation qui ne laisse pas un instant respirer. Tandis que Marie-Thérèse flatte et prie, Frédéric raille, gourmande et commande. S'il ne s'agissait que de l'agrément des relations entre souverains, la comparaison serait bientôt faite. Mais, comme des deux parts on se livre à de violentes récriminations et que tout annonce une lutte prochaine, il est impossible d'agréer à la fois les avances de l'une et de répondre aux réclamations de l'autre. Il faut choisir, et c'est sur ce choix, qui peut à tout moment devenir nécessaire, que l'accord est loin de s'établir et dans le sein du conseil de Louis XV et moins encore entre ses ministres et le personnel de cour qui forme l'entourage royal. Dans le ministère et ce qui lui tient par une attache officielle, c'est toujours l'influence de Frédéric qui prévaut, ou plutôt son autorité qui fait loi. Non qu'on ne le trouve un compagnon

peu sûr et peu commode : non qu'on se plaigne de son humeur irritable, ni qu'on partage toul.es ses inquiétudes imaginaires : non qu'on ne garde et même au besoin, on ne rappelle le souvenir de ses infidélités passées. — « Votre maître, dit Puisieulx au ministre de Prusse, veut toujours nous mettre en avant, pour agir après cela en ce qui lui conviendra; il mène ses affaires comme il a voulu : qu'il trouve bon que nous fassions les nôtres comme nous le croyons le mieux pour nos intérêts. Ne pourrait-il donc pas dire à ses ministres dans toutes les cours de ne pas marquer une inquiétude pour lui-même qui ne paraît pas digne d'un si grand prince? »

Parfois môme la patience échappe. Le nouveau ministre de France à Berlin, ennuyé de ses demandes d'assistance continuelles, s'écrie : a Eh bien! oui, nous vous soutiendrons; mais si vous nous lâchez encore, mordieu! vous serez écrasé. » Mais après ces témoignages de mauvaise humeur qui ôtent tout mérite aux démarches qu'on va faire, on ne lui en accorde pas moins, de mauvaise grâce et en murmurant, ce qu'il demande. On se fait l'organe à Londres et à Vienne de griefs auxquels on laisse voir qu'on n'attache

pas soi-même une foi complète. On évite surtout

avec affectation tout ce qui aurait l'air d'entretenir à un degré quelconque une entente avec Marie- Thérèse, sujet sur lequel on le sait particulièrement susceptible. Bref, son caractère fait peur. C'est une maîtresse jalouse qu'on n'aime plus, mais dont on craint les éclats. — « Quel homme! dit le maréchal de Saxe revenant d'une visite à Berlin où on l'a pourtant comblé d'honneurs. J'ai plus peur de lui en tête à tête que de son cousin Cumberland à la tête de cent mille hommes. » Puis, pour faire un pas loin de lui et vers l'Autriche, il faudrait s'aventurer sur un terrain inconnu, peut-être semé de pièges, dont on ne saurait se garder qu'avec cette hardiesse clairvoyante qui est le propre du génie. Or le génie n'est pas le cas de Puisieulx, qui a la conscience de sa propre médiocrité; et quand Puisieulx doit se retirer, le successeur qu'on lui donne, Saint-Gontest, plus inconnu encore que lui, n'apporte, au poste où il le remplace, aucune supériorité de talents ni de lumières \

Mais si par habitude, par crainte plutôt que par goût, par une sorte de vitesse acquise, la direction de la politique officielle obéit encore à

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