‹ L'alliance autrichienneChapitre 20 sur 52 · D'Arnelh, p · texte numérisé non relu

D'Arnelh, p

Thérèse, avec autant de trouble que de surprise. Le seul qui ne dut éprouver aucun étonnement ce fut Kaunitz, qui avait toujours considéré le rapprochement de la Prusse et de l'Angleterre appelé par la sympathie des deux peuples, malgré Tantipathie des deux souverains, comme une chance possible, peut-être même vraisemblable, et qui, dans une note remise tout récemment à Marie-Thérèse, en avait prévu et discuté les conséquences *.

Quoi qu'il en soit, en attendant l'explication qui ne pouvait tarder à être donnée du mystère, répreuve était faite. Entre la France, engagée dans une guerre maritime dont le roi de Prusse avait résolu de se tenir à l'écart, et l'Autriche ne songeant qu'à reconquérir la Silésie, que l'Angleterre ne voulait pas l'aider à reprendre, toutes les anciennes combinaisons de la politique européenne étaient détruites. Il ne restait plus qu'à savoir si de nouvelles alliances pouvaient prendre naissance et sur quelles bases elles devaient être établies.

Page 1