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L'ACCORD BULGARO-MONTÉNÉGRIN

Aucun traité écrit ne fut signé avec le Monténégro. Le premier échange d'idées sur l'éventualité d'une action commune de la Bulgarie et du Monténégro eut lieu à Vienne. On sait que l'Empereur d'Autriche reçut la visite du roi de INIonténégro immédiatement après celle du roi des Bulgares, au commencement du mois de juin 1912. Je profitai de mon voyage à Vienne et de mon entrevue avec MM. DanefF et Théodoroff, dont le premier rentrait de Livadia i'id Pétrograd et le second de Paris, pour appeler de Rome notre ministre dans cette ville, M. RizofF, afin de délibérer, à quatre, la question d'une guerre éventuelle des Elals balkaniques contre la Turquie, si celle-ci provoquait un conflit ou si l'Italie transportait la guerre sur les Balkans. Avant l'arrivée de M. RizoA", le le 0/19 juin, je partis avec Leurs Majestés le

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roi et la reine pour Berlin. A mon retour à Vienne, où MM. DanelT, ThéodorofF et Rizoff m'attendaient, j'appris que , pendant mon absence, M. Rizoff profitant de ses relations personnelles avec le président du Conseil monténégrin, avait arrangé, à Hoffburg même, où le roi de Monténégro et sa suite étaient descendus, entre eux deux avec M. Daneff et le chef du cabinet monténégrin, une entrevue dont ils étaient sortis avec l'impression que le Monténégro était prêt à marcher avec nous.

Peu après, au mois de juillet, je reçus communication de M. Koloucheff, notre ministre à Cettigné, d'une proposition du roi de Monténégro en vue d'une action commune. Cette proposition fut aussitôt soumise à un examen minutieux de notre part et nous décidâmes que je me rencontrerais avec M. Koloucheff pour traiter cette question de vive voix comme je l'avais fait des accords serbo-bulgare et o^réco-buluare. Afin de ne ne pas donner lieu à croire que nous pré-

parions quelque chose de sérieux avec le Monténégro, j'avais décidé de me rencontrer avec M. Koloucheff à Munich. Mais les événements ne me permirent pas de partir. C'est pourquoi, M. Koloucheff vint à Sofia où il resta jusqu'au 15/28 août, date à laquelle il repartit pour Cettigné , chargé de conclure un accord verbal. Sur les conditions de cet accord, il m'adressa un rapport confidentiel, qui se trouve au ministère dos Affaires étrangères.

Les conditions de cet accord verbal n'étant pas encore divulguées, je n'ai pas à m'occuper des phases différentes qu'il traversa. Le texte des deux autres traités ayant été publié, d'abord par le Malin de Paris, en novembre 1913, et ensuite par d'autres journaux et publicistes, je les insère à la fin de ce livre.

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