L'HYPERCHLORHYDRIE DANS L’ALLONGEMENT VERTICAL DE L’ESTOMAC
Ayant classé nos observations dans l’ordre des chlorhydries croissantes et les ayant groupées en trois catégories (hypochlorhydries, normochlorhydries et hyperchlorhydries) nous avons cherché le nombre des ptoses par catégorie.
Le tableau suivant résume les résultats obtenus :
Chlorhydrie N. des Ptoses Pourcentage
On est frappé, à la lecture de ce tableau par un fait remarquable : le nombre des ptoses avec hyperchlorhydrie est relativement considérable (22 ptoses sur 50, soit 44 % des cas). Ce résultat peut sembler paradoxal puisqu’a priori on serait tenté d'affirmer que la ptose, étant en rapport constant avec l’atonie gastrique, devrait être génératrice d'hypochlorhydrie ou, tout au moins, ne pas modifier la chlorhydrie. Or, tout au contraire,
PES es il est possible d’aflirmer que la chlorhydrie n'est pas fonction de la motricité gastrique autrement dit : il n’y a pas parallélisme entre l'intensité de cette motricité et le degré d’intensité de la sécrétion mesurée sous la forme de chlorhydrie.
Les résultats que nous avons trouvés s'accordent fort bien, du reste, avec ceux qu’ont publiés MM. Le Noir et Sarles (1).
Il est déjà possible de prévoir l'importance des conséquences que nous pourrons tirer de ces faits. Nous reviendrons sur ce point.
À ceux qui nous reprocheraient de ne pas avoir tenu compte de l’avance ou du retard de la sécrétion gastrique en pratiquant, dans tous les cas, l’extraction du repas d’épreuve une heure exactement après son absorption nous répondrons que les tubages fractionnés ne pourraient que confirmer les résultats que nous avons indiqués, l’augmentation du nombre des ptoses avec hyperchlorhydrie devant, avec cette nouvelle méthode, s'élever sensiblement.
Ayant constaté la fréquence de l’hyperchlorydrie dans l’allongement vertical de l'estomac, nousavons cherché quel rapport pouvait exister entre l'intensité de cette hyperchlorhydrie et le nombre des allongements.
Nous avons trouvé que la chlorhydrie atteignait parfois un chiffre fort élevé. Letableau suivant résume
! 1. Le Noir et Sarles, Presse médicale, 6 mars 1926, n° 19.
ces recherches, basées sur 22 cas d’allongements verticaux se présentant avec une chlorhydrie supérieure à 2,30.
Chlorhydrie 2 Nombre des allongements
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