‹ L'allongement vertical de l'Estomac (Ptose gastrique) dans ses rapports avec l'Hyperchlorhydrie et l'Ulcère de l'EstomacChapitre 24 sur 74 · L'HYPERSÉCRÉTION DANS L’ALLONGEMENT VERTICAL DE L'ESTOMAC · texte numérisé non relu

L'HYPERSÉCRÉTION DANS L’ALLONGEMENT VERTICAL DE L'ESTOMAC

Il est bien entendu qu'en parlant de liquide extrait par le tubage à jeun, nous éliminions systématiquement tous les cas où la stase alimentaire, facilement reconnue, secondaire à une sténose du pylore, pourrait être considérée comme un facteur de |’ allongement gastrique.

Ce point précisé, nous constatons que dans 21 cas sur 50, nous avons pu retirer, à Jeun, une certaine quantité de liquide.

Nous conformant à la classification proposée par MM. Loeper et Faroy(1) nous diviserons les liquides extraits à jeun en deux catégories.

1) Liquide peu abondant, ne présentant peu de réaction acide, représentant seulement de la salive déglutie : Dans cette première catégorie, nous pouvons ranger 13 des cas trouvés.

2) Liquide plus abondant, de réaction acide, contenant de l'HCL libre. Nous avons trouvé dans 8 cas des liquides de cette deuxième catégorie et

1. Loeper et Faroy, Les liquides gastriques à jeun. Journal médical français, août 1920, n° 8,

es - Je ce sont ces derniers — les seuls où nous puissions affirmer qu'il s'agissait bien d’hypersécrétion — dont nous avons tenu compte.

Le volume du liquide extrait s’est montré variable: de 20 centimètres cubes et 110 centimètres cubes.

A l'analyse on a trouvé une acidité totale allant de 0,36 à 2,41 et une quantité d'HCI libre variant entre 0,20 et 1,24.

En possession de ces résultats, nous avons cherché le rapport pouvant exister entre l’hypersécrétion nette, la chlorhydrie du repas d’épreuve, le nombre des ptoses et l'intensité de l’allongement de l'estomac.

Le tableau suivant groupe les résultats trouvés :

Chlorhydrie Nombre des Hypersé- Pourcentage Moyenne allongéments crétion des cas des intensité d’hypersécrétions de l'allongement ” de l'estomac

Si nous analysons les faits que représente ce tableau nous voyons que la chlorhydrie s’élevant, l’'hypersécrétion est d'autant plus fréquente.

Il est important de remarquer qu'avec une chlorhydrie normale (4 cas) ou faible (1 cas) le tubage à jeun nous fournit tout de même du liquide. M. Faroys en présence de ce fait soulève l'hypothèse suivante : à il s’agit probablement de sécrétion retardée qui, si le repas d’épreuve avaitété extrait plus tard, auraient

sans doute été trouvées hyperchlorhydriques.

QC

La lecture du tableau nous montre également que l’'hypersécrétion, comme la chlorhydrie, croît avec l'intensité de l’allongement de l'estomac dont nous avons donné les moyennes des mesures, Toutefois, si la moyenne la plus élévée des allongements (8 cm. 96) coïncide avec la plus grande fréquence de l’hypersécrétion et les chiffres de chlorhydrie les plus élevés, il faut observer que cette moyenne est plus élevée pour l’hyperchlorhydrie avec faible pourcentage d’hypersécrétion qu’avec la normochlorhydrie ; ce fait ne nous semble pas encore explicable.

L'examen de nos observations montreraun fait intéressant, à savoir que-la fréquence de la production des liquides d’hypersécrétion est plus grande dans les cas d’allongement vertical de l'estomac ayant entraîné la ptose de la région pylorique, souvent annexée, nous l’avons vu dans la première partie, à celle de la première portion du duodénum.

En résumé, nous devons tirer de l'examen des faits qui précèdent la conclusion suivante :

Plus l'allongement gastrique est marqué plus la fréquence de l'hyperchlorhydrie et de l’hypersécrétion à jeun est grande, l’entrainement du pylore par la chute du bas-fond gastrique ne faisant qu'accentuer ces phénomènes.

Nous tenterons, plus loin, de donner äe ces faits une explication pathogénique. Il nous semble possible, en effet, de subordonner l’hyperchlorhydrie à l'allongement vertical de l'estomac.

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