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Alors Maurice comprit,
II poussa un — Ohf.., une exclamation de surprise et d'angoisi&e. Sa fortune, ses mille bonheurs, sa passion d'un jour, il aurait lout donn^, sous le coup du moment, pour ne pas avoir caus^ cette horrible douleur calme qu'il avait Ih, devant lui. II savait ce qu*elle devait fetre : il avait assez railW Miilippe.
— Ah! mon ami... Comment c*^taitcela?.,.
Comment c'est moi?... Je m'en doutais Si peu... J'en ^tais si loin, k mille lieues, vois-tu... Ton r6ve, ta chimfere!... Comment c'^tait... Ah! pardon, pardon... Pourquoi ne me Tas-tu pas dit?
Philippe revint sur ses pas.
— C'est done bien vrai? fit-il... ficoute, je n*ai pas tout lu... C'est done bien vrai ?
Maurice hocha la tfite et regarda d'un air navr^ son plastron de soie ^crue, brod6 de bouquets de roses.
— Les femmes, monbon... commen{^4*il .
Je t'ai si souvent dit... Voyons, ne prends pas cela k coeup. Voyons.
Le pofete eut un cri de rage et d'horreur.
— Son amant, cria-t-il, son amant!...
l'AMANT DE GENEVlilYE 319
Et, ayant que Maurice eut pu le persuader ou le retenir, il s'^langa au dehors.
Le jeune Portet retourna s'asseoir devant son perdreau qui s'^tait refroidi.
II fut m^lancolique jusqu'au soir. Se retrouvant alors parmi des camarades, il les ^tonna par sa fagon d'etre : a leurs folies ripostaat par quelque folie plus d^sopilante, puis tout a coup reprenant son s6rieux, et repondant a ceux qui I'interrogeaient :
— J'ai des remords; laissez-moi, non, je suis bourrel^.
lis I'accus^rent de lear mont^ t«nd sck.
Inquiet sur le eompte de son ami, ii se rendit le lendemain chez les demoiselles M^ri* quier. Antoinette et Clotilde, tr6s ^muesj left yeux ecarquilI6s et presque humides, lui apprirent en parlant toutes deux a la fois, que M. Sauval^ rentrant hier, — « etpr^is^ment de chez vous, cher monsieur Portet > — » avail trouv6 un telegramme annongant que sa mbVB %e mourait et qu'il desalt McOttrir un plus Tite»