DE ON
Plusieurs spécialistes expérimentés, tels que A. Meyer, Mensinga,
Bergeret, Valenta, A. Peyer et d'autres ont signalé les maladies qui’,
sont la suite d'un coït interrompu en s'étendant sur le fait que la santé ainsi compromise avait été rétablie en pratiquant l'acte sexuel d'une façon complète. |
Cependant, outre les maladies de la femme, qui sont le a A
d'une sexualité non salisfaile el qui assombrissent sa vie aussi! bien que celle de son mari, la nature féminine se venge d'une autre
manière encore de ses droits méconnus : l'indifférence et même la -
répugnance pour le mari et aussi une excitation des organes sexuéls, qui souvent se continue en dépit de tout ce qu'on peut faire pour y résister. Des discussions s'élèvent et,de nouvelles connaissances soni failes, qui aboutissent souvent à un divorce ou à une séparation que le monde juge sévèrement et condamne injustement, sans d'ordinaire avoir le moindre soupçon des causes qui l'ont amenée.
Ceux qui, soupçonnant une passion sexuelle chez une femme, la qualifient de « sensuelle », se montrent cruels et injustes, Elle peut, aussi bien que l’homme, être sensuelle, mais ceite sensualité-là peut aussi tout simplement être l'expression d'une constitution saine
et forte, et elle peut, avec un exercice normal des fonctions sexuel-
les, conserver la santé et’ l'harmonie.
Il est souvent arrivé que des jeunes femmes, mariées avec dl hommes sans vigueur sexuelle, ayant d'abord été des épouses dévouées et fidèles, sont devenues les maîtresses d'autres hommes et cela avec l'assistance inconsciente même de leurs époux. Elles peuvent s'être montrées sans passion, sexuelle dans le mariage parce qu'il y en avait peu chez le mari et que l'impuissance a peutêtre bientôt fait son apparition. L'époux peut n'avoir eu aucun droit d’accuser l'épouse de basse sensualité, il favorise une connaissance qu'il admet dans le cercle intime de la famille, et il peut alors arriver que la nature reprend ses droits, même en dépit de la volonté de la femme, et qu'une véritable passion sexuelle pour l'ami s'empare d'elle. J'ai connu des cas où l'épouse en était arrivée au plus profond dégré de désespoir, à cause du besoin sexuel qu'elle ne pouvait satisfaire avec son époux faible ou impuissant et qui ne voulait pas céder à la tentation de l'adultère. J'ai même connu de ces pauvres femmes qui étaient hantées de pensées de suicide. . ; si
Il arrive quelquefois qu'un homme qui a trop, pratiqué l'acte sexuel pendant ses meilleures années et a perdu toute sa force virile se marie avec une jeune femme à qui son impuissance occasionne les plus grandes souffrances. En voici deux cas de ma connaissance : . 4
Dans le premier, il s'agit d'une dame de constitution vigoureuse qui souffrit longtemps d’une affection du bas- ventre et mourut d'un cancer dans la matrice.
Elle s'était mariée avec un homme beaucoup plus âgé qu ‘elle
Rte
nt le besoin sexuel fut bientôt épuisé, et elle donna maintes fois conseil à de plus jeunes amies de ne jamais se marier avec un mme trop âgé; il est aisé de deviner pour quelles raisons. Une autre femme d'éducation artiste, confia que, dès sa preière nuit de noces, elle se trouva vis-à-vis d'un mari plus âgé viñgt-cinq ans et impuissant, que Jje\connaissais pour avoir paravant usé et abusé de ses facultés sexuelles. Sa douce et mante jeune femme devint bientôt nerveuse à l'extrême et, après je année de mariage, elle eut une attaque d'épilepsie, des menses anormales. Le médecin qui la soignait lui déclara que « si le devenait enceinte, ces désordres cesseraient et qu'elle se guéait ». Elle écouta avec douleur, mais sans rien dire, cette déclation et, au bout d'une dizaine d'années de souffrances, elle ourut d'une grave maladie pelvienne. k L'expérience que j'ai acquise sur cette question m'a inspiré conviction qu'un petit nombre seulement de femmes seraient xuellement insensibles s'il régnait dans le public une saine appréation de la vie sexuelle, s'il régnait un véritable amour accomgné de caresses dans le mariage et si les époux qui désirent iter la grossesse faisaient usage des moyens préventifs appropriés non pas de ceux qui ne le sont pas. »
Ce B) RAISONS PSYCHOLOGIQUES DE LA POLYANDRIE
— Venez, Monsieur, que je vous accommode :
Achetez-moi de ces oiseaux si doux :
«Qu'on nomme amours, Voici l'amour jaloux, … L'amour timide. — Ils ont passé de mode. | .— L'amour grondeur. — Je le laisse aux époux. — L'amour paisible. — Il n’est pas de mon âge. L'amour heureux. — Jour et nuit il s'endort.
* Mais, dites-moi, n’auriez-vous pas en cage L'amour constant ? — De vieillesse il est mort — Sauve qui peut ! Je prends l'amour volage.