‹ L'amant légitime, ou, La bourgeoise libertineChapitre 121 sur 149 · LATE · texte numérisé non relu

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y a de plus séduisant dans une nouvelle progression de sentiments, le mari ne peut plus être aimable à la manière d'un étranger ; il. se trouve dans un autre rapport avec sa femme et c'est ‘selon ce frapport-là qu'il doit se conduire, De plus, le soin d'être aimable ne peut l'occupér beaucoup : il a bien d’autres sollicitudes,

« Toutes les harmonies humaines s'élablissent entre l'étranger et. la femme à qui il veut plaire. Toutes les discordances embarrassent les époux, et ils sont bien plus unis pour les misères, de la vie, qu'ils ne le sont pour ces prestiges dont l'amour se nourrit. Les femmes seraient moins promptes à se laisser ainsi abuser par des apparences agréables, si elles faisaient attention que les amants sont des heureux qui se cherchent tandis que les époux sont des. infortunés qui se soufiennent.. |

« S'il est peu d’unions heureuses, c'est, en grande Dh parce que la pudeur est trop négligée dans l'indiscrète liberté du mariage, et même dans d'autres occasions où l'habitude semble éloigner l'attention des désirs et la laisser se porter sur les autres objets des sollicitudes et dés passions de la vie. Tant de choses nous paraissent nécessaires, que souvent celles qui sont atteintes seront aussitôt oubliées, non pas précisément parce qu'elles sont obtenues, mais parce qu'il s'en présente beaucoup d'autres qu'il faut s'attacher à poursuivre.

& Je ne suis pas encore parvenu à concevoir que des personnes de sens, et à qui il fut donné quelques notions des choses, trouvent lout simple de coucher habituellement ensemble. J'aime beaucoup mieux imaginer une famille Laponne ou Hottentote étendue pêle-mêle dans sa hutte étroite, huileuse et enfumée. Ces gens-là sont conséquents, el ils auraient raison quand même ils n'y seraient pas forcés. :

Mais nous ! Quelle excuse donner, nous, instruits, délicats, nous qui pouvons ce que nous vouloris ? C'est dans une chambre, achevée par lous les arts, que nous plaçons un lit pour deux ; c'est au milieu des commodités choisies par les recherchés de tant de siècles, que nous nous réunissons, dix heures par jour, entre les. mêmes draps, comme si nous craignions de maintenir entre nous le lien du désir; comme si nous cherchions à interrompre la douce habitude de nous plaire ensemble; comme si nous ignorions que l'intimité est altérée dès qu'une fois on l'a trouvée importune, et que la laisser s'affaiblir, c'est vouloir la perdre. »

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Eh bien ! là encore, voilà un argument en faveur de: l'amant à côté du mari. Il y a les trois écoles de lits séparés ou du lit à deux ou des chambres séparées. Chacune a ses avantages. En pratiquant avec un homme dif- férent chacun des systèmes, la femme a ou bien la possibi-.

ité de faire un choix éclairé ou bien le total des avantages

‘éunis de chacun d’eux.

Cette cohabitation continue de la monogamie imposée, 1 certainement quelque chose d'irritant, qui n'avait pas chappé à Emile Faguet, quand il écrivait :

« Chacun de nous juge les femmes sur la sienne. Or il esi assez ‘are que nous jugions de la nôtre très favorablement. Nous ;ne vermelions pas qu'on en dise du mal; nous en disons du bien, mais

ous en pensons lout le mal que nous ne permettons pas qu'on en

dise et nous ne pensons pas un mot du bien que nous en disons. Mais encore, pourquoi ? Parce que nous vivons avec elle, et’ que leux êtres imparfaits comme nous le sommes NE PEUVENT PAS YiVRE ENSEMBLE sans souffrir infiniment l'un de l'autre et sans finir par voir presque uniquement les défauts l'un de l'autre et l'autre de l’un. Mais il ne faut pas raisonner d'après la sensation, ni suriout d'après la blessure. Cette femme qui est insupportable, qui es quinteuse, qui est jalouse, qui est tracassière, qui est faiseuse l'obervations et fertile en reproches et féconde en récriminations 1 intarissable en plaintes; cette femme que vous avez choisie. pour ous reposer des fatigues de la journée et qui vous réserve, quand ous rentrez chez vous, la plus rude fatigue du jour, celte femme st jugée par les autres droite, sensée, bonne conseillère et bonne onsolatrice, un trésor qu'ils vous envient. Une femme, en général, d'ést désagréable que- pour son mari. Cela veut dire une chose qu'il aut bien se mettre dans l'esprit : les femmes ne sont pas mauvaies, elles sont inhabitables, inhabitables pour nous comme nous le ommes pour elles. »

Mais, mon Dieu, messieurs nos maris, si, après vos « fatigues de la journée », parfois accrues de celles de os rendez-vous galants, c’est une corvée pour vous et « la olus rude fatigue du jour » de faire l’amour avec votre femme légitime, reposez-vous, roupillez et ronflez en paix ; nais, elle, la malheureuse sevrée d'amour, à qui il ne suffit Joint d'être admise à l'honneur de vous admirer dormir la Jouche ouverte, laissez-la au moins prendre un amant pour jui l'acte constitutif de votre plus rude fatigue sera un laisir. É

Alfred Capus qui, bien qu'il ait fini ses jours comme rédacteur en chef du Figaro de M. Coty, avait parfois le l'esprit, a écrit : « Les femmes d'aujourd'hui ne nous Dardonnent plus nos fautes : elles ne nous pardonnent

même plus les Fo) ». Mais chacun sait qu' en commet tant ce mensonge, M. Capus ne pensait qu'à sa femm Car au contraire on peut proclamer que le mari trompé es généralement le plus heureux des hommes et que jamais il ne peut trouver d’épouse plus tendre et plus aimable ai l'est alors la sienne.

: M. Alfred Capus — paix à son âme | —— avait d’ ak leurs une philosophie toute souriante et accommodante pour sa clientèle de gens du monde. N° est-ce pas lui qui disait :

« Ce qui est grave dans un ménage, c'est que l'un des deux époux aime et. que l'autre n'aime pas. Mais, s'üs ne s'aiment ni l'un ni l'autre, ils peuvent être très heureux... La passion et la Sécurité; le voyage et jamais l'accident ? Un homme qui serait à la fois beau, fort, héroïque et fidèle, qui aurait toutes les vertus el

toutes les grâces en même temps : voilà ce qu'aucune femme n'a

possédé encore, depuis qu'il y a des hommes. Un mari exact à l'heure des repas et à l'heure Fe berger ? Eh bien ! ce n'est pas possible : il y a, d'un côté, la vie fantaisiste et, de l'autre, la vie réelle : il faut CHOISIR | On ne peut pas mener les deux successivement douze heures paf jour. Parbleu, ce serait le rêve ! Mais la nature n'a pas voulu que les femmes puissent réaliser ce rêve-là. Laquelle de ces deux existences vaut le mieux ? Comme disent les joueurs de piquet, il y a deux écoles. Certes ni l'une ni l'autre ne rendra une épouse la plus heureuse des femmes: Mais on peut très bien vivre sans être la plus heureuse des femmes, et d'ailleurs ce serait une grande injustice qu'une femme fût la plus heureuse de loules. »

C'est extraordinaire ce que ce même texte peut ressembler au brio du Boulevard quand on le lit vite. et peut paraître inepte, quand on le lit lentement, en y réfléchissant. Mais pourquoi, bon Dieu, toujours CHOISIR > Pourquoi pas CUMULER ? Pourquoi l’un OU l’autre et pourquoi pas l’un ET l’autre ? Pourquoi toutes les femmes ne pourraient-elles être également heureuses, au lieu d’être toutes malheureuses ? |

Evidemment, nous vivons sur une dangereuse fiction ee signalée le docteur Toulouse : « À la base du mariage, il y. a cette double fiction physiologique : le sentiment. que deux individus éprouvent l’un pour l'autre doit toujours

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durer, et l’idée que l’homme peut constamment manifester ; son amour par des expressions qui, en fait, échappent à sa ‘volonté. » EME ' A

C'est entendu ! Mais si votre volonté, messieurs, est vaine ; si, en un mot, vous ne pouvez plus nous manifester votre amouï physique aussi fréquemment ou aussi intensément que vous le voudriez, demeurez nos platoniques amis et laïssez-nous prendre des amants ! Le monde n'a pas changé depuis le Supplément au voyage de Bougainville, et Diderot pourrait toujours écrire :

À. Le mariage est-il dans la nature? |

B. Si vous entendez par le mariage la préférence qu'une femelle accorde à un mâle sur tous les autres mâles, ou celle qu'un mâle donne. à urie femelle sur toutes les autres femelles, préférence mutuelle en conséquence de laquelle il se forme une union plus ou moins durable, qui perpétue l'espèce par la reproduction des ‘individus, le mariage est dans la nature. |

A. Et la constance ? Est-elle dans la nature ?

B. Pauvre vanité de deux enfants qui s'ignorent eux-mêmes. et que l'ivresse d’un instant aveugle sur l'instabilité de out ce qui Les entoure ?.…. Py

A. Eï la fidélité? Est-elle dans la nature ? \

B. Presque toujours l'entêtement et le supplice de l'honnête Ron et de l’honnête femme dans nos conirées.. <

Alors, si elles sont contraires, comment concilier la nature et la fidélité imposée ?

Dans son livre : Les mensonges conventionnels de notre civilisation (1), le docteur Max Nordau écrit courageusementi

« Il existe, dès l'origine, une D don entre l'instinct individuel et l'organisation sociale. Cette contradiction doit, sans cesse, provoquer des conflits entre le sentiment et la morale, et faire da mariage .un incessant mensonge; aucune réforme ne pourrait y remédier assez pour que l'union monogamique extérieure de deux époux fût, dans toutes les circonstances, synonyme de solidarité intérieure et de penchant sexuel de l’un pour l'autre.

La vérité c'est que parmi dix mille couples, il s'en trouve à peine un où mari el femme s'aiment, mutuellement et exclusivement, durant foute leur vie el qui inventerait la monogamie perpétuelle, si elle

(1) Traduction Auguste Diétrich. Librairie Félix Alcan,

rail

n'existait déjà. Mais, sur ce nombre, il y a certainement neuf mille neuf cents couples dont les membres ont éprouvé, à un certain moment, le désir violent de se joindre l'un à l'autre, étaient heureux quand ils pouvaient le faire, souffraient amèrement quand ils ne le pouvaient pas et qui, cependant, après un lrps de temps plus ou moins long, en sont arrivés à éprouver des sentiments lout à fait différents, ou même contraires, pour l'objet de leur ardente incli-

nation. Ces couples ont-ils le droit de se marier ? Certainement !.

Leur union doit même être réclamée dans l'intérêt de l'espèce. Mais la monogamie à vie sera-t-elle toujours compatible avec leur bcnheur ? Personne n'osera l'affirmer…. Si choquant que cela puisse sembler, je dirai qu'on peut aimer à la fois plusieurs personnes avec une tendresse à peu près égale et l'on n'a pas besoin de mentir pour affirmer à chacune sa passion. Quelque amoureux que l'on soit d'une personne, on ne cesse pas pour cela d'être accessible à l'influence du sexe entier. La fidélité absolue n'est pas dans la nature humaine; elle n'est pas une nécessité physiologique de l'amour. Îl faut bien se dire que la civilisation, qui est parvenue à dompter d'autres instincts, n'a jamais réussi à étouffer l'instinct polygamique, quoique l'Eglise le menaçât des peines de l'enfer et que la loi et la morale officielle le condamnassent. Dans les pays civilisés, l'homme vit en état de polygamie, en dépit de la monogamie légale; sur cent mille hommes, on en trouverait à peine un qui, à son lit de mort, pourrait jurer que, dans toute sa vie, il n'a eu plus d'une femme. Si le principe de la: monogamie est suivi plus sévèrement par les femmes, ce n'est pas toujours parce qu'elles n'ont pas envie de l'enfreindre, mais parce que les gardiens de la morale ‘officielle surveillent plus attentivement la femme et châtient plus durement ses révoltes qu'ils ne le font pour l'homme. »

Cette protestation contre l’hypocrisie de nos mœurs a/ trouvé un écho dans le beau livre de M’ Ellen Key : « L'amour et le mariage ». Cette Suédoise de génie, à qui Forel reproche d’avoir encore « trcp exalté l'amour exclusif à deux », a tout de même écrit :

« Rien n'est moins prouvé que la doctrine de monogamie comme facteur indispensable de la, civilisation. Il n'est point besoin de recourir ni à l'histoire ni à l'ethnographie pour réfuter cette doctrine. Il suffit de démontrer que la monogamie, c'est-à-dirè un seul homme pour une seule femme pendant la vie de cette femme, une seule femme pour l'homme pendant la vie de cet homme et rien hors de là, n'a jamais été une réalité, même chez les nations chrétiennes, sauf pour une minorité négligeable, et que tous les progrès attribués à la civilisation chrétienne se sont accomplis pendant que la monogamie élait prescrite, il est vrai, par la loi, tandis que la polygamie régnait dans les mœurs. l

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Ceux qui affirment avec tant de conviction que la-monogamie, union indissoluble de deux époux, est le fondement même de

l'existence des peuples, connaissent peu l'histoire du passé et du présent, ou bien ils immolent leurs lumières à leur fin. Selon les: évolutionnistes, le mariage doit favoriser le développement moral.

de l'homme. Mais comment faire des expériences multiples, tant que la religion et les lois ne reconnaissent et n'autorisent que l'union légale ? Tant que toutes les tentatives hors de là sont rendues difficiles, coupables, jugées avec une sévérité outrée, lesquelles sont avouées ? Car chacun sait que le monde tolère ou favorise les infractions à l'idéal monogamique, pourvu que ces infractions el ces frasques soient clandestines et cachées. »

Proudhon lui-même, dans son livre La justice dans la Révolution et l'Eglise, a constaté ce phénomène de lassitude, fatal dans la monogamie, et ce besoin de changement chez les deux sexes : d |

…t Mais nous ne restons pas longtemps dans ce septième ciel ; les amants se possèdent; le cœur a joui; la chair est satisfaite : l'idéal s'envole ! Un mouvement inverse du premier, tout aussi fatal, se déclare ; la période de décroissance a commencé. En vain, l'imagination fait effort pour retenir l'âme dans l'extase : la raison s'éveille et rugit; la liberté au plus profond de la conscience fait entendre son rire ironique; le cœur se détache; la réalité et ses suiles, grossesse, accouchement, lactation, fait pâtir l'idéal; heureux alors celui que le besoin de se ressaisir ne pousse pas jusqu'à la haine et au dégoût 1.

« Effet inévitable de la possession, qui désole la femme plus -lenie à se dégriser, la fait crier à l’infidélité, à la trahison, et LA LIVRE CORPS ET AME À SON AMANT; qui, en même lemps, commence pour l'homme une période de libertinage en le rendant incrédule et fait calomnier par les deux sexes l'amour, qui n'en peut mais. C’est l'éternel sujet des élégies et lamentations amoureuses, auxquelles toutes les littératures accordent une si grande place, et dont il serait temps d'abandonner le thème par -trop battu; car vraiment, depuis l'Ariane abandonnée des mythologues, il ne s'est dit absolument rien de nouveau.

‘« IL est vrai que l'homme ayant le privilège de survivre à sa propre génération, l'amour chez lui est capable d'une suite de reprises, comme si l'amant heureux, en revenant, ressuscitait du même coup à l'amour. Mais ces reprises n'égalent jamais en qualité el en puissance la première explosion; elles diminuent progressivement d'énergie passionnelle et idéale. A l'enthousiasme primitif succède une expérience de volupté et un prurit des sens qui font illusion, mais qui bientôt dégénèrent en une habitude tyrannique, une vague inquiétude saisit le cœur; il semble à l'âme qu'après avoir

{ d . # tant aimé, elle se retrouve vide, et tout à coup, sans préméditalion, sans songer à mal, le plus vertueux des amants se surprend en élat d'infidélité ; il a découvert chez une autre créature un nouvel idéal. »

Souvenez-vous de ce qu'écrivait Frédéric IT à sa sœur la margrave de Bayreuth :

« L'amour ne vient que par l'impression que la beauté fait sur. nos sens; tant que l'objet aimé est le même, ses effets doivént y. répondre; mais si la fleur de la beauté se fane, les impressions deviendront différentes, et, dans ce cas, il faut que l'amour en souffre. Nous ne sommes pas les maîtres de l'Amour, mais il'est le nôtre, il prend un cœur d'assaut sans qu’on puisse lui résister et lorsqu'il nous quitte, il devient sourd à la voix qui le rappelle. Une personne infidèle en amour imite le dieu qu'elle sert, et auquel les poètes ont donné des ailes pour de bonnes raisons... »

& N'avez-vous pas encore remarqué, demande la marquise de Merteuil au vicomte de Valmont, que le plaisir, qui est bien en effet l'unique mobile de la réunion des deux sexes ne suffit pas pourtant pour former une liaison entre eux ? el que s'il est précédé du désir qui rapproche, il n'est pas moins suivi du dégoût qui repousse ? C'est une loi de la nature que l'amour seul peut changer ! » °

Ce à quoi le vicomte de Valmont répond :

© Pour beaucoup de femmes, le plaisir est toujours le plaisir, et n'est jamais que cela; et auprès de celles-là, de quelque titre qu'on ,nous décore, nous ne sommes jamais que des facteurs, de simples commissionnaires, dont l'activité fait tout le mérite et parmi lesquels celui qui fait le plus est toujours celui qui fait le mieux. »

C'est sans doute pourquoi Venette proclamait spirituelle celle qui avait dit que la femme cherche avec empressement les caresses de plusieurs hommes parce qu'elle est raisonnable, et c'est ce sentiment instinctif de polyandrie que constatait chez la femme Léon Blum quand il écrivait : | AE

« Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi urie femme, amoureuse de son amant ou de son mari, et supposez-la aussi passionñément éprise qu'il vous conviendra, accueille cependant avec tant de complaisance et de joie l'amour d'un autre homme ? Pour les hommes, quand leurs sens ou leur cœur sont occupés, tout autre amour

qu'ils Pourratent inspirer devient un fardeau insupportable. La passion ou même la souffrance qu'ils ont causée ne provoque en eux Ê | 14

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