‹ L'amant légitime, ou, La bourgeoise libertineChapitre 122 sur 149 · UE · texte numérisé non relu

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ni sympathie, ni pitié, el ils écartent er) de leur HR avec | une sorte d'eanui brutal, l'expression de ces sentiments qu'ils n'ont pas appelés et qui les obsèdent. Les femmes, au contraire, même quand elles n'aiment pas, même quand elles aiment ailleurs, ne fiennent jamais l'amour qu' on leur porte pour ‘un embarras ou pour un ennui, mais leur vie en paraît égayée et enrichie. Un tel amour vient-il à cesser par la conscience qu'on aura prise qu'il resterait toujourse malheureux, l'homme sera délivré, la femme fâchée. Cet amour lui appartenait, bien qu'elle sût n'y devoir jamais répondre; c'est un bien, dont on l'a privée. Comment expliquez-vous celte divergence de SORA qui n'a pu vous échapper? On pourrait suggérer qu'en matière sentimentale comme en ioute autre, les femmes sont avides et économes, qu'elles aiment acquérir el répugnent à perdre, et il y a quelque vérité dans celte explication, mais elle ne suffit pas à débrouiller le problème. Voici ce que je vous propose de décider. : l'homme est actif en amour, la femme est passive; le mouvement naturel de l'homme est de prendre, le mouvement naturel de la femme est de recevoir. »

C'est pourquoi la femme peut recevoir l'hommage simultané de plusieurs amours. Je trouve, dans les petites annonces de Froufrou (numéro du 18 juillet 1923) cette « réponse à 2.105 » :

Certes, chers froufrouleurs, une Me peut aimer . d'amour sincère plusieurs hommes à la. fois. Si je vous le certifie, c’est que je lai expérimenté moi-même. Îmaginez-,

‘vous donc que j'avais aimé un jeune homme il y a trois ans. Je l'aimais d'amour sincère et profond. Bien plus, je l'aime encore. J'aime aussi depuis longtemps un autre jeune homme qui est mon ami ? Je l'aime profondément “aussi et d'un amour aussi sincère que l'autre. Mais “demandez-moi celui que je préfère, je vous dirai que Je ai Pas de préférence, ou plulot, je ne suis pas lou a fait sûre que je n'en préfère pas un troisième que j aime également depuis fort longlemps el toujours, il va sans * dire, avec la même sincérité : alors ? — Un tantinet garçonne.

. Mon Dieu ! je ne trouve là rien d’extraordmaire. Je me rappelle que, dans sa réponse à l’enquête de Georges- Anquetil, Félicien Champsaur écrivait :

« Certainement, un homme doit avoir D stouts fem-. mes, s'il le peut, et diverses : une femme pour la direc-

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