‹ L'amant légitime, ou, La bourgeoise libertineChapitre 125 sur 149 · JANE DE MAGNY · texte numérisé non relu

JANE DE MAGNY

Les hommes sont décidément admirables. Dans ses Lettres persanes, Montesquieu avoue :

re M9ONE

« À peine trois ans de mariage, on én néglige De tiel : on passe ensemble trente ans de froideur ; il se

forme des séparalions intestines, plus pernicieuses que si.

elles étaient publiques : chacun vit de son côté au pré-

judice des races futures. L'homme, dégoüté d'une.

femme éternelle, se livre aux filles de joie, commerce

si contraire à la société, lequel ne remplit pas l’objet du mariage. » | . Ainsi donc Montesquieu reconnaît qu’on vit chacun de son côté, au préjudice des races futures ; que l’homme, dégoûté d’une femme éternelle (c’est charmant !) se livre ‘aux filles de joie, commerce qu'il veut bien également reconnaître contraire à la société, mais il n’admet pas l’adultère de la femme, il n’admet pas que celle-ci puisse

être bien plus logiquement dégoûtée de son pourceau de.

mari qui court les putains ! Ah ! vraiment, celui-là était qualifié pour écrire l'Esprit des lois !

Et son contemporain Voltaire, que pensez-vous de sa clairvoyance, quand il écrit : « Îl est des cas où l'intérêt

des familles et même de l'Etat demandent qu’on épouse |!

une seconde femme du vivant de la première, quand cette première ne peut donner un héritier nécessaire. La loi naturelle se joint au bien public, le but du mariage étant d’avoir des enfants. » | : Alors, si c’est le mari qui ne peut pas donner d’héritier nécessaire à la dame, est-ce que l'intérêt des familles et même de l'Etat demandent qu’elle épouse un second mari du vivant du premier ? Est-ce que la loi naturelle se joint toujours au bien public ? Est-ce que le but du mariage consiste toujours à faire des gosses ? Une telle stupidité ou un tel parti-pris sont révoltants chez de tels esprits ! L D'autant que Voltaire est si peu excusable qu’à l’article Femmes du Dictionnaire philosophique, il écrit sans

. ambages, et peut-être sans assez d’ambages, remarque

Emile Faguet : | « Ce qui ne paraît ni selon la raison ni selon la poli-

tique, c'est la loi qui porte qu'une femme séparde de

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corps et de biens de son mari NE PEUT AVOIR UN AUTRE EPOUX, ni le mari prendre une autre femme. Îl est évident que voilà une RACE PERDUE POUR LA PEUPLADE el que si cet époux ET CETTE EPOUSE séparés ont tous deux un tempérament impétueux, ils sont nécessairement exposés à des péchés continuels dont les législateurs sont responsables devant Dieu. »

Et devant la société, ajouterai-je, avec la permission des mânes de Voltaire !

Forel, que nous avons trouvé si réservé, si timoré, a, lui au moins, entrevu l'antinomie qui existe indubitablement entre la monogamie ét l'intérêt de la société. Il

écrit :

« Ceile concentration de l'amour d’un conjoint pour l’autre, qui peut être excellente pour les familles isolées, des êtres vivant seuls à la façon des bêtes féroces, n’est nullement adaptée à une société dont ious les membres son® solidaires. Nous devons insister sur ce point. 1 , existe à coup sûr une antinomie réelle et bien difficile a concilier entre cet égoïsme à deux qu’est l'amour exclu sif et concentré, et la solidarité sociale ou altruisme humain, Le problème n’est pas insoluble, mais nous devons

avouér ici que sa solution n'est pas facile. »

Parce que le professeur Forel, si affranchi qu'il soit des préjugés, n'ose pas aller jusqu’au bout de sa pensée et de la logique. La liberté sexuelle réciproque dans le mariage simplifie tout.

Je sais bien, parbleu, ce que la Ro vont répondre.

Je le trouve tout imprimé d'avance, presque exprès pour moi, dans La Pornocratie ou les femmes dans les temps modernes : |

« On ne veut plus ni n mariage ni du droit. On. tend à une prostitution générale. C’est très manifeste.

Les théories des femmes-auteurs le prouvent. L'AMOUR POUR L'AMOUR, voilà leur devise.

Or l'amour pour l'amour exclut le mariage, les char-

ges d’enfanis ; il veut la « papillonne » ; donc la PROSTITUTION. »

D'abord la papillonne n'est pas Fo la rose | tution. Pas du tout ! Mais cette calomnie-là se double d’une stupidité. C'est en effet parce qu'aujourd'hui l'inhabitable mariage monogamique exclut l'amour pour. l'amour qu'il n'y a plus de cœur à faire des enfants et que la France s'en meurt rapidement. Ne pas voir que la crise si grave de dénatalité que nous traversons provient des funestes conditions actuelles ‘du mariage dénote de l’aveuglement ou de la mauvaise foi. Nos. jeunes femmes n’ont pas de goût à se fairè féconder par les vieux birbes qu’elles ne peuvent épouser que quand ils sont déjà perclus de douleurs et de rhumatismes sou-", vent blennhorragiques. Alors, j'ai dit que, dans cette dernière partie de mon étude, je me plaçais au pont de vue social. Eh bien ! au point de vue social, ces ventres-là doivent-ils rester sans fruit ? Tenez, lisez la réponse que faisait Armand Silvestre (1) à cette ‘ques-. tion :

« Une femme peut-elle aimer plusieurs hommes à la fois ? »

« Ce n'est pas moi qui aurais inventé cetle question indiscrète. Mais une correspondante inconnue me la pose. Elle précise même en ces termes : & Une femme est-elle coupable d'aimer à la fois son mari et son amant ou ses deux amants ? » Ce dernier point est à mon choix. On n'est pas plus libéral, Madame. Et d'abord, non Î une femmè ne serait pas coupable d'aimer dans les condilions mulliples que vous dites, par la raison excellente qu'on n'est jamais ( coupable » d'aimer. C'est bien assez de n'en être pas. quelquefois Capable !

L'Amour n'est pas un acte — et les actes seuls sont En Po de la morale — l'Amour est un fait. En dépit de la malédiction des âges, Phèdre n'élait pas coupable d'aimer Hippolyte. Elle était malheureuse. Je dirai de l'Amour comme de la Foi. Le grand sophisme chrétien est d’avoir fait de la croyance un acte de volonté, C'est une monstrueuse confusion de nos facultés. Jamais un géomètre n'a eu à se faire violence pour considérer comme exact un! théorème qui lui élait démontré. On croit comme on aime parce que l'esprit ou le cœur — car, comme l'a dit excellement Pascal :

() Pour les amants. Flammarion, éditeur.

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« Le cœur a aussi ses raisons » — parce que l'esprit ou le cœur est convaincu, et non pas du lout parce qu'on a l'intention de croire ou d'aimer.

La foi est une loi, laquelle, comme loutes les lois, est tenue d'êtres. logique : l'Amour est une fatalité, laquelle, comme toutes les fatalités, n'a absolument rien à voir avec notre libre arbitre. C'est tout ensemble sa honte et sa grandeur.

Je reviens à votre hypôthèse — à noie double hypothèse — el; puisque vous me donnez généreusement le choix, je choisis le cas d'un mari et d'un amant, en l'étendant au cas où l’un des deux amants supposés est, par le fait, un véritable mari. Car les mots ne m'empêchent jamäis d'aller au fond des choses. J

Eh bien, madame, ou ! Je crois qu'une femme peut aimer®à la fois beaucoup son mari et beaucoup son amant. Et cela:ne m'in-

digne en rien. Est-ce sa faute, si son légitime époux la laisse avec”

un grand besoin d'idéal — PHYSIQUE ou autre. — inassouvi, et doitelle renoncer, pour cela, à un ordre de félicités dont le mariage ne lui à révélé que l'existence ? Ce n'est nullement mon avis, et un tel sacrifice confinerait «à l'héroïsme. Vole-t-elle quelque chose à ce possesseur légal en se donnant à un autre ? {Rien absolument, puisque\celui- -ci est comme le propriétaire d'un violon qui n'en saurail pas jouer et prétendrait interdire qu’on fit de la musique dans sa maison.

— « Ïl me semble que vous prenez du ventre? » dit un personnage d'une comédie de Hebiphe à à un autre. Et ce dernier de de

» Vexé :

— à Mais, dites donc, il me semble que si j'en prends, ce n'est pas le vôtre ! »

C'est, la même chose on ! LE VENTRE DE VOTRE FEMME N "EST PLUS LE VOTRE, SI VOUS EN ÊTES L'INUTILE..…. JARDINIER. CE N’EST PAS UNE RAISON POUR QU'IL N'Y POUSSE PAS DE, ROSES!

Notez que je suis, madame, et fermement pour la polygamie, et

qu'étant extrêmement porté à la justice, JE NE TROUVE PAS, CONTRE LA POLYANDRIE, DE BIEN BONS ARGUMENTS. On n'aime malheureusement pas tout le temps de sa vie. Pendant les entr'actes de la passion vraie, la variété est une chose infiniment agréable et le changement un ragoût qui a sa raison. C’est si vrai que les médecins

. l'inierdisent aux gens trop impressionnables ou de dangereuse matu- *

rilé, à l'égal des excitants les plus vénéneux. Passer de la brune à la blonde pour doubler les charmes de lune et de l’autre par la comparaison est si naturel que ni Don Juan ni Joconde ne m “inspirent aucune admiration pour cela, »

Vous entendez bien : passer du brun au blond ! Comme cela se pratique hypocritement chez nous, en sorte que les conséquences de l’adultère sont enrayées

eng 2

par une morale stupide, qui fait un délit de ce qui pour | rait sauver la France ! \

Comme cela se pratiquait et se pratique encore chez : tant de peuples, nous l'avons vu.

Mais voulez-vous, messieurs, que je me place un ins tant à votre point de vue, puisque, même au point de Me social, vous m'intéressez à titre de générateurs?

* Vous devriez tous défendre ma thèse avec 0e | ment :

Elle est la sauvegarde de votre santé.

‘Ecoutez un instant Jean Finot (op. cit.)

« L'amour use la femme bien moins que l'homme. C'est la raison pour laquelle la sénilité fait moins de victimes chez elle. Il suffit

de mettre en regard les cas de décadence sénile chez les hommes et

chez les femmes ayant dépassé l'âge de soixante. ans. Bien plus, quand on compare le calme sexuel chez les femmes avant ou après l'époque de la ménopause, avec cette quasi-vitalité amoureuse qui se manifeste chez les hommes au delà de soixante ans, on s'apercevra

facilement des ravages mulliples que cet état provoque chez le

sexe dit fort. Le cerveau fatigué avant l'âge, joint à un épuisement du corps, nous offre des types fort fréquents d'usure organique. Car l'intelligence baisse en même temps que diminue la vitalité du corps. Le mot vulgaire et pourtant si fort de « ramolli » s'applique surtout, sinon exclusivement, au sexe masculin.

Ce que le biologiste Goctte a dit de tous les êtres organisés est surtout Urai étant appliqué aux mâles :.ce n'est pas la mort. qui. rend. la reproduction nécessaire, c'est la reproduction qui a la mort | comme conséquence inévitable. Mais comme la mort nous arrache la vie par lambeaux, son œuvre reste souvent invisible, Elle s’attaque ainsi cruellement à celui qui sème la vie avec une passion irréfléchie et démesurée. » |

Mis, hommes aveugles, la polyandrie vous conserverait ! Et vous en avez besoin, vous êtes déjà si les quand vous vous marilez |!

Après Jean Finot, Eco Emile Faguet :

& Dans un ouvrage de Mme Renooz intitulé : « Psychologie comparée de l'homme et:de la femme », l'auteur écrit, pour prou-. ver que l'homme et la femme doivent se marier, ayant tous deux"

le même âge : « L'homme vieillit plus vite que la femme » Ellew est beaucoup plus près de la vérité que M. Joran quand il dit 514 « C'est nier l'évidence : La femme vieillit plus vite que l'homme.

Aussi est-il sage que le mari ait au moins plusieurs années de plus que sa femme pour contrebalancer, par l'inégalité des âges, les exigences des sens. L'homme éprouve encore des désirs et a encore la capacité de les satisfaire à un âge où, depuis longtemps, la femme n'en éprouve plus. » J'ose affirmer à M. Joran qu'il a sur cette question des renseignements, furieusement incomplets. L'homme et la . femme on TOUJOURS des désirs, et quant à la faculté de les satisfaire, il est peu besoin de prouver que la femme l'a TOUJOURS et que l'homme cesse assez tôt de l'avoir. La question est mal posée. Ce qu'il faut se demander, c'est quel est l'âge où survient, peu à peu, un certain amortissement des désirs, autrement dit quel est l'âge où finit la: Jeunesse sexuelle.

Or cet âge est le même pour l'homme et pour # femme. Il com-

mence à cinquante ans pour lui comme pour elle et se prolonge plus ou moins. Îl faut voir la figure que fait un sexagénaire devant une femme de cinquante ans, même (peut-être surtout) un quinquagénaire devant une femme de quarante ! Voilà pourquoi le mariage disproportionné est anti social, fécond en discordes, fécond en adulières, el, fécond seulement en cela. »

Mais puisque, fatalement, le mariage sera toujours disproportionné, parce que l’homme ne peut se marier, actuellement plus que jamais, .qu'à un âge où’il peut nourrir une famille éventuelle avec lui, pourquoi ne pas admettre l’amant légitime 2

Et, puisque nous voilà entraînés sur le terrain économique, qui a bien aussi son importance, car la possibilité de faire bouillir la marmite conjugale est la première question qui se pose pour le fancé, laissez-moi vous rappeler ce que disait Bacon :

€ Quand on ne connaîtra plus de nations barbares, et que la politesse et les arts auront énervé l'espèce, on verra dans les pavs de luxe, les hommes peu curieux de se marier, par la peur de ne pouvoir plus entretenir ‘une-famille, tant il en coûtera pour vivre dans les nations policées. »

À cela près que nous connaissons encore des nations barbares — et comment ! — ces temps semblent hélas ! venus, du moins au point de vue économique. Alors je. dis aux homes : si l’entretien d’une femme est devenu trop coûteux pour un seul, mettez-vous à deux ! Vous ne! ferez souvent que régulariser une situation de fait !

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Et cela je le dis aussi bien aux prolétaires qu'aux bourgeois les plus aisés. Voulez-vous savoir pourquoi ? Lisez le docteur Toulouse (1) :

« À Ménilmontant, où les familles d'ouvriers sont en majorité, on comptait, au dernier recensement de 1896, 117 enfants pour 1.000 femmes adultes; le chiffre respectif, pour Île quartier de

l'Elysée, était de 33.

Il semble donc qu'une nombreuse descendance n'est redéutée

que dans les familles aisées, Le D” Jacques Bertillon, qui est un propagandiste ardent contre la dépopulation, croit que l'abstention des familles riches est due à l'ambition du père de famille, qui, ne pouvant pas tester à sa guise, ne veul pas émielter son bien en trop . de parts. Or aucun argument décisif ne montre dans quelle mesure la crainte seule du morcellement de l'héritage retient les parents . aisés. Îl faut envisager la question d'une manière plus large : les parents restreignent la descendance POUR NE PAS SOUFFRIR DANS LEUR BIEN-ETRE ACTUEL. Celle préoccupation Fe plus égoïste que. l'autre, mais elle est plus humaine. »

Soit ! Messieurs les bourgeois, vous aussi, mettez-vous à deux : ça économisera toutes vos forces, et votre femme, elle, sera plus Keureuse ; donc tout le monde y trouvera son compte, y compris la société, qui reverra pousser de petits Français, d'autant plus choyés qu ils auront deux papas L. ss

Ce jour-là, je prétends que non seulement ce ne sera pas l’ère de la pornocratie et de la prostitution générale, mais que ce sera au contraire, pour beaucoup de femmes actuellement adultères, le signal d’une sagesse relative, en comparaison du libertinage actuel. Il est plus facile d’être fidèle quand on a le droit d’être infidèle. Seule, l'infidélité défendue a deux attraits, tandis que la fidélité imposée constitue le pire des maux, le plus puissant élément de corruption.

« La liberié, écrivait Alfred Naquet, nous présente le plus sûr moyen de combattre la polygamie simultanée qui s'étale ouvertement

dans tous nos grands centres, et dont les Turcs peuvent dire qu'elle est une honte de notre civilisation, parce qu'elle ne comporte pas,

© Les conflits intersexuels et sociaux. Fasquelle, éditeur, ; : |

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comme leur polygamie à eux, des garanties pour la femme et l'enfant.

Cette polygamie simulianée résulte, en effet, bien souvent, de ce que les époux qui se détestent, et ne peuvent pas rompre leur union, s'arrangent pour prendre : le mari une maîtresse, la femme un amant, ce qui serait bien plus rare, s'il leur était loisible de divorcer à leur’ gré, sans frais, sans juges, sans élalage en public de leurs secrets de famille, » ;

Mais j'ai déjà montré quelle pauvre solution bâtarde offrait le divorce. Une femme peut aimer infiniment un brave et honnête homme à qui elle ne peut reprocher que de la violer sans une caresse une fois par mois ou par trimestre. Elle souffrirait de se séparer de ce mari auquel l’attachent maintes affinités sur les points autres que la question des rapports sexuels. Et comme nous avons vu que sa sante est gravement compromise quand elle est sevrée d'amour physique allant, au moins tous les quinze jours jusqu'à l'orgasme, pourquoi son mari averti, lui refuserait-il l’amant légitime ? Je n'ai pas une assez mauvaise opinion des hommes pour penser que beaucoup d’entre eux n’agiraient pas comme je le préconise, s'ils savaient à quels désordres physiologiques conduit l’abstinence (ou la quasi-continence) chez la femme. Mais la stupide éducation reçue, la ridicule pudibonderie attachée à cette question cependant capitale des rapports $exuels font que jamais ils ne se sont doutés, pour la plupart, qu'ils faisaient souffrir celle qu'ils ont épousée et qu'ils commettaient vis à vis d'elle et vis à vis de la société un véritable méfait.

Je pourrais dire de mon livre ce que Camille Mauclair écrivait du sien (1).

« Ce livre se borne à constater la profonde immoralité — au sens propre du mot -— c'est-à-dire l'absence de vitalité morale du mariage, combinaison où l'amour, dissocié du besoin sexuel, est facultatif, et qui se donne cependant pour la vertueuse excuse de l'acte charnel. C'est la plus netle offense aux droits primordiaux

du couple, la plus grave méconnaissance du sens de l'amour, et l'affirmation la plus ironique de la débilité d'une morale utilitaire

() La magie de l'amour. (Op. cit.)

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