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se ll MAT
moment de produire. Alors, pourquoi donc puis-je créer de la vie sans le vouloir, sans le savoir ? C'est plus, grave pourtant, que n'importe quelle autre œuvre. Pourquoi suis-je là, comme la bête, la plente qui pullule, inconsciente ? Est-ce que je ne m'appartiens pas à moi ? Est-ce que je ne peux pas. là, tout de suite, s'il me plait, me jeter à l’eau, me donner la mort au moment que je veux? Alors, pourquoi ne suis-je aussi maîtresse de donner de le wie ? Pourquoi ne puis-je être mère, à mon gré, seulement à mon heure ? C'est affreux, c'est affreux !,, » AVE ES
« Mère à son gré », C'était bien la suprême conquête ; 1 femme devenait maîtresse de la destinée, f'acheminait vers le bonheur,
Et André les Hat ces aille en cohortes PR …Les filles sans dot, lihérées de la crainte d'une famille immédiate, trouvaient l'époux (moi je dis amant) de leur choix, Et les « Madame Hélie » qui gémissaient, écrasées entre les lois de la nature et la loi humaine, toutes enfin, sans contraintes avilissantes, trouvaient l'issue vers le bonheur, vers le plein amour »,
Seulement Michel Corday, qui est officier, pour le moins, de ja Légion d'honneur, n’a pas osé nous. livrer le secret de son Sésame et il le confie aux générations à venir. us % AE a
Nous sommes plus pressées, Notre'impatience n'accepte! plus ces éternels ajournements. Nous proclamons notre droit à la vie, à l’amour, au bonheur, et nous voulons l'exercer à notre proht immédiat.
Toutes les aftranchies, nous lancons aux He Li vibrant appel que leur adresse M°° Jane Defou, dans. son livre magistral : Le Sexualisme, A
€ Femmes, il est beau de soigner vos enfants aleints. d'ophta al mie purulente, de les lraîner coxalgiques dans de longues voilures, ; de veiller et de pleurer leur adolescence minée par la“ phtisie. I ED est beau de vous faire à vingt ans, garde-malades des maris quine quagénaires dont la virilité et les forces n'ont pas été ee pour vous, Îl est beau, quand la paralysie générale et l'iteste) locomotrice succèdent à leurs joyeuses orgies, de vous faire, vous, les éternelles cendrillons, les souliens de leurs jambes chancelantes, la lumière de leurs yeux éteints, la pensée de leurs Ée vidés.
Mais ce dévouement, apprenez-le, est plus beau que profitable le Victimes vous mêmes, vous ne sauvez personne avec vous. Il n'est
plus temps de ranimer ces cadavres dont la vraie place est dans jt *
tombeau. Faites mieux: au lieu de chercher à ressussiter les morts, empêchez les vivants de succomber. De passives devenez actives. … Employez à combattre le mal la moitié de l’acharnement que mettent les autres à le propager. Aussi bien mariage et proslitution soni incompatibles. Ceci tuera cela, si cela ne tue pas ceci. Déjà vos * familles sont ébranlées, la santé de vos enfants est compromise, la fidélité conjugale n'est qu'une odieuse comédie.
Femmes, votre continence et votre chasteté sont héraïques. Il est beau de résister aux séductions de la chair, aux illusions et aux entraînements du cœur. Îl est beau de pardonner à celui qui vous trompe el de souffrir, sans vous plaindre, l'insulte et le mépris. Malheureusement votre abnégation ne sert à rien, et votre patience
et voire indulgence font le triomphe des méchants. Qu'importe
que vous ayez maintenu le foyer sous l'égide de votre veriu, Ci l'homme et la prostituée l'ont violé et souillé 2 Assises à votre
- posle, vous en éliez les fidèles gardiennes: mais, vous Le voyez voire vigilance a été déçue. Ce n'est pas en y restant toujours que dous le protégerez le mieux. »
- Une rafale de révolte souffle donc manifestement chez nous toutes, et le mérite de Georges-Anquetil à . nos yeux est peut-être d'avoir mis le comble à notre ” indignation en réclamant plusieurs femmes pour chacun . de ces messieurs, tout en continuant à exiger de nous la hdélité la plus absolue. Le monument d'égoïisme masculin que représente la Maîtresse Légitime a cristallisé » ioutes nos rancœurs et tous nos dégoûts. Pourtant le courant se dessinait, visible déjà. Camille Mauclair synthé- | “a dès avant la guerre (1) nos revendications dans ces . Agnes :
TA £ ; CA à
: & Nous sommes au seuil d'une époque qui verra se modifier . radicalement la condition ei la mentalité féminines. De toutes parts là femme réclame le droit de n'être ni une esclave ni une idole, elle , Deui être une compagne el une égale, elle rejette avec impatience £i colère la faculté d'être élégamment inutile.
Elle se refuse de plus en plus à être, même dans le mariage, une & femme entrelenue », nourrie en échange des entrées de faveur dans son li. Elle veut acquérir une valeur sociale, elle apprend “des méliers qui lui garantissent autre chose que de dérisoires salaires de famine; elle souhaite la libre disposition DE SON CORPS ef de
ses biens; elle s'applique à s'instruire, à se former une conscience
14 (1) L'amour physique (op. cit.) À I Ù
, | ‘et un jugement en loute indépendance, à an par elle-même, à remplacer le duel sexuel par un contrat franc el digne. »
Un contrat franc et digne ! Quel changetene avec le mensonge actuel ! Un contrat où les' besoins de change” ment inhérents à la nature des deux sexes, étant loyalement reconnus, la liberté sexuelle réciproque sera franchement admise, probité entraînant la dignité des co-contractants qui n’en seront plus réduits à se duper. dx
Ainsi, écrit Victor Margueritte dans « la Garçonne, »: s'accomplira l'étape vers une société plus juste. Sans compter que nous serons débarrasés les uns et les autres, chemin faisant, du monstrueux boulet de la jalousie. dépouiller l'amour de sa manie de possession réciproque, de son prétendu droit de propriété éternelle, ne sera-ce ‘pas, en définitive, tout bénéfice ? Ce sera la fin des crimes passionnels, de l'hypocrisie et des préjugés ; le retour à la nature, dont le mariage contemporain élude: et méconnaît l’ordre... »
M. le professeur Turgeon entrevoyait déjà, il y a vingt ans, cette évolution inévitable du mariage et de la. famille : ; | ‘ |
& Il est fait pour nous, disent-ils, el nous ne sommes pas faits pour lui. Subordennons les institutions aux hommes et non les hommes aux institutions. Nous ne devons pas nous conformer aux lois, mais celles-ci doivent se conformer à nos besoins et à nos han La nature est antérieure au mariage; celui-ci doit se modeler sur elle, et non l'asservir et la déformer. Mais peut-être est-il impossible d'abattre cette vieille maison ingrate et inhospilalière qui. abrite. actuellement la famille légitime. Il suffira donc de la transformer, de l'aménager, d'en faire une maison spacieuse et souriante, image exacte de cette société de demain où tous in êtres auront une par b égale de soleil, de bonheur et de pain.
Îls se refusent à comprendre 4 & pour la femme mari l'honnêteté soit censée résider dans la’ continence » et que l'opinion la flétrisse, lorsqu'elle succombe, « de ce qu'on appelle. 5 déshonneur ». Îls constatent avec afftiction que « le fait pour. la. femme de se livrer à celui qu'elle aime et qui la désire, sans ques cela ait éié préalablement affiché, publié et contresigné, est un acte des plus tragiques. » M. Gabriel Devillé ne s'en tient pas là cl il RL: de ses vœux l'âge heureux où, «€ librement, sans craint e.
leurs besoins amoureux et exercer tous les organes dont l'hygiène exige le fonctionnement régulier (D) »
Enfin, la presse populaire du parti socialiste ne fait elle-même aucun mystère de ses sympathies pour l'union libre. Si, autrefois,
le mariage a joué un certain rôle dans l'humanité ; il a perdu main-
tenant tout caractère d'utilité aux yeux de M. Fournière, qui va jusqu'à déclarer, dans la Petite République, que la famille est un « simple groupe d'habitude, » L'essentiel. est de substituer au joug pesant des mariages d'aujourd'hui les chaînes légères et fleuries qui, dans l'avenir, seront l &« unique lien des amants. » S'adressant à la « sœur bien-aimée » qui brûle de conquérir son indépendance :
« Va, lui dit-il, poursuis ta route héroïque vers le rachat de ton
sexe et la liberté de l'amour. Ta morale, crée-la toi-même ! »
J'observe, en passant, que ce professeur d'économie
. politique, sans peut-être s’en douter, se rencontre ici avec la. conception la plus subversive en apparence, celle des . libertaires, que le célèbre anarchsite Emile Henry — . qui paya de sa vie, la mise en œuvre de sa doctrine d’ac- * tion —— imposait en ces termes dans le numéro du |” mai
1895 de la Plume : ”
« Démonirer que la nature, éssentiellement capricieuse et fan- | laisiste, s'oppose, en amour comme en loules choses, à des engage-
| ments dont la rupture peut être pénible ou difficile; que le désir
“ est toujours légitime et que rien, absolument rien, ne contredit à ce - qu'il soil satisfait, lorsqu'il est partagé; dire que les compagnons Vexlent, avec toutes les libertés, celle de l'amour, ce qui signifie que, dans la mobilité ou la fixité des accouplements, chacun ne » doi s'inspirer que de ses atlirances stables ou variées, et que (c'est . Pauteur qui souligne) la fidélité n'est pas plus une vertu que le con- » traire un vice : {elle est la série de vérités qué nous avons mission
ide a bt »
+ pe
" — Doctrines de Stat et de politiciens, dira-t-on | peut-être.
M — Soit, mais outre qu’elles sont intéressantes à con- Pire, elles ne font souvent que devancer la réalité du endemain. Voici, en tout cas, celle d’un grand savant, le professeur Forel, qui, lui, ne fait point de politique, et
(1) Le Capital, de Karl Marx, aperçu sur le sgcialsne
noie p. 43.
Fa , ( *
# | A à dent je groupe ici, en une sorte d’ultime résumé, les idées. si fécondes sur la morale sexuelle :
« Par lui-même, le coït de deux individus, accompli de propos délibéré mutuel et n'icommodant ou ne lésant aucun tiers, doit être considéré comme une affaire privée, aussi bien qu'une poignée de mains ou un baiser, et IL NE PEUT ÊTRE CONNU NI DU DROIT CAVIL, NI DU DROIT PÉNAL.
Si considérables que soient les restrictions nécessaires à cet -axiome général, il faut pourtant le reconnaître dès l'abord comime valable en principe. La société n'a le droit de restreindre la liberté . des individus qu'autant que son ensemble ou l'un ou l'autre de ses membres est lésé par les empiétemenis de ces individus. Tant que le coït est librement accompli par des personnes adultes et respon: sables, tant qu'il n'a pas de conséquences indirectes et qu'il ne féconde pas, ni la sociélé, ni personne n'est lésé. à
Dans la pratique du droit, cet axiome n'est pas encore généralement accepté. Beaucoup de lois, surtout chez les peuples germains, punissent comme tel le concubinat, c'est-à-dire le coït exlra-nuptial. Là même où le concubinat est ioléré, on le considère comme illégitime, de sorte que la femme qui s'y adonne, et les enfants qui en résultent, ont beaucoup à souffrir. Bien qu'elles constiluent de simples prescriptions religieuses, les ordonnances de Liguori et d'autres sur Le coït n'influgncent pas moins à un haut degré les rapports sexuels dans les pays catholiques |
En général, le coït n'est également reconnu licite que dans le mariage. Or nous avons vu à quel point ce qu'on appelle le mariage est élastique et passe de la polygamie par la monogamie à la poylandrie, et du mariage à terme bref jusqu'au mariage indissoluble sans parler du cas où la femme est tenue de se fùer sur la lombe de son mari. Nous avons vu des traditions religieuses, pro- | venant elles-mêmes de coutumes barbares, jouer un/rôle immense … dans le droit conjugal. Ce n’est qu'avec une peine infinie que le Principe du mariage civil s'est frayé sa voie dans les Etats civilisés modernes. Aujourd’hui encore le mariage religieux est dans divers pays la seule forme d'union légalement reconnue. Ces simples faits” montrent à quel point nous sommes encore enserrés dans les lacs de la tradition. ; VE es
A quoi devons-nous lendre dans le domaine sexuel en nous plaçant sans aucun préjugé au point de vue d'une vraie morale humaine 2 Telle est la seule question qu'un homme honnête et vraiment moral ait à se poser, s'il est indépendant de tout préjugé reli- &ieux ou autre (1). PS
Son premier principe sera le vieil adage médical : Avant tout
s € à | FOR eo NE nn Ta oc:
Eu
(1) C’est la thèse de Paul Reboux.
ni
ne pas nuire, e{ son second : Etre aussi utile que possible au As de vue individuel et social.
Le commandement de la morale sexuelle sera donc : Par ton appétit et par tes actes sexuels, tu ne nuiras volontairement à aucun individu, ni avant tout à l'humanité, et tu t'efforceras au. coniraie de favoriser le bonheur de ton prochain et le bien social, : On a fail diverses propositions pour donner plus de dignité aux unions d'amour libre qui existent déjà en réalité et qui ont ioufours existé. Des femmes modernes ont fail remarquer que la cou- tume absurde d'appeler autrement la femme célibataire que la femme mariée sligmatise à elle seule dans la société toute une catégorie de pauvres femmes et d'innocenis eñfants, et qu'on ewrail toui aussi bien le droit d'appeler damoiseaux les hommes célibaiaires que « mademoiselle » les filles non mariées. Une demoiselle qui a un enfant, et qui n'a eu que le tort d'obéir à le nature, se lrouve de son simple litre ac du sceau de la . honte.
‘- Je n'oublierai jamais une Lime qui avait procréé neuf enfanis dans un amour libre avec le même homm® et qui, plus tard, était devenue aliénée. Convalescente à l'asile de fous de Munich, elle me répondit laconiquement, lorsque je l'appelai « Mademoiselle »:: a Une belle demoiselle, avec neuf enfants { » Cette réponse vaut
un code.
Ce sont les enfants qui constituent le vrai ciment du mariage ei lui fournissent un caractère légal. Lorsqu'il n'y en a pas, toute »immixlion compliquée des lois et de l'Etat däns les rapports conjugaux perd son sens, tant que personne n'est lésé, ei l'on pourraït
alors simplifier énormément le mariage civil.
Aujourd'hui déjà dans beaucoup de pays, on peut utiliser les … lois® existantes sur le mariage civil pour conclure des contrats de mariage slipulant la séparation de biens, le droit de chacun des
conjoints au produit de tout son travail, ainsi que certains droits et … devoirs réciproques entre les parents et les enfanis. On peut ainsi : régler la chose, de façon à corriger plus ou moins les défectuosités = de ia loi. | à
… En résumé, nous trouvons que le mariage civil devra être … amené par des réformes progressives à devenir un contrat bie: plus libre qu'aujourd'hui.
… Quant à la polyandrie, Westermark montre qu'elle a toujours
été une exception et qu'elle n'a pu se produire que chez des peu- … ples doux et flegmatiques, ayant un certain degré de civilisation … el ne connaissant pas la jalousie. …. Spencer croit que l'avénir appartient à la monogamie, tandis que
Lubbock penche pour la polygamie. Westermark pense que, si de . progrès de la civilisation continue comme jusqu'ici à devenir plus altruiste ei que si l'amour tend à s'affiner, les conjoints ayant tou-
jours Dis d'égards l'un pour l'autre, la monogamie PATTES loujours plus sévère.
Je crois, pour ma part, qu'il est oiseux de vouloir faire le prophète. Si la culture mentale arrive vraiment un jour à triompher de la grossièreté, de la barbarie et de la bêtise, et si elle continue à progresser véritablement, je ne crois pas ‘qu ‘aucun des anciens systèmes de mariage persiste sous sa forme première. La monogamie primitive, adaptée à une condition de bête sauvage asociale, est incompatible avec les exigences sociales qui du x de plus en plus à l'humanité.
…Notre monogamie religieuse actuelle, complétée par -la A ;LE leuse promiscuité de la prostitution, est à la fois hypocrite et mal- ‘saine. Jusqu'à preuve du contraire, nous considérons comme la forme du mariage la plus avantageuse pour l'avenir une sorte de monogamie (éventuellement de polygamie) libre, accompagnée d'obligations relatives à la procréation des enfants et-aux enfants procréés. La polyandrie aurait accessoirement un droit d'existence dans certains cas.
L'égalité des droits VE deux sexes et le matriarcat ne rÉnAÉdHt uiloment les rapports conjugaux moins inlimes, mais approfondiront, au contraire, leurs racines en élevant leur valeur morale. On aura moins de temps pour briller au dehors. On ne connaîtra plus les invitations officielles avec compliments, complications de toute sorle, visites de digestion, etc.
…Si le mariage demeure stérile, les conjoints adopleront des see cu des cars de familles nombreuses à moins que, dans certains cas dont nous avons parlé, on ne préfère |pour une raisen sociale un concubinat, qui, avec un changement pareil d'organisation sociale, reviendrait à une bigamie. Mais ici même | tou! se passerait ouvertement et selon un contrat muluellement conclu. Quinconque en pareil cas ne pourra surmonter la jalousie divorcera. bs
…Les deux sexes ‘pourront entrer librement et sans danger en relation entre eux, premièrement parce qu'ils seront tous deux instruils sur la vie sexuelle, et secondement parce que les mœurs seront plus libres. Sans que les rapports sexuels proprement dits soient nécessaires, deux amoureux pourront ainsi bientôt voir si lcurs lempéraments sont bien adaptés l'un à l'autre. »
Ne vient-on pas de retrouver, sous la.plume de F lustre maître, plusieurs des idées que nous avons préconisées au» cours de ce livre ? Et, quand on veut aller au fond mn ces idées, ne constate-t-on pas que certaines réponses. % adressées à Georges-Anquetil, lors de son enquête, étaient moins paradoxales qu’elles ne le paraissaient peut-être
sn
superfciellement. Ainsi celle (que vous avez er Rene blement prise pour fantaisiste) de M. Georges Foy, directeur du club d’ Preensation, Standard (1) et qui était ainsi conçue : | |
« Le mariage, tel que notre société le comprend, est une erreur : condamner deux êtres qui s'ignorent à vivre côle-à-côle, sans heurts, alors qu'on ne tient aucun comple du tempérament ei du caractère de chacun est une ulopie.
L'union libre est un double crime : vis à vis de la femme qui en est la victime, étant toujours quittée une fois enceinte, el de la sociélé, puisqu'elle pousse à l'avortement.
La faiblesse de la femme est qu'elle puisse être mère : le blôme va à la fille-mère. Est-elle plus coupable que la femme adultère, que la jeune fille qui a un amant ? Car, en étant sincère, la majorilé des maris sont trompés, la presque totalité des femmes aussi,
+ et combien de jeunes et de vieilles filles ont commis le < crime social * d'aimer ! ;
V0 Il y a. donc un cerle fermé, que l'on peut résoudre scientifi- … quement par la slandardisation.
à La polygamie constitue une atteinte trop grave à la liberté de la …. femme; c'est également la résultante de la civilisation arriérée. Partant du principe que la réunion de deux êtres est une asso-
cialion, il nous suffit de regarder dans la vie sociale le mode d'asso- " ciation-type. Nous étudierons la société en commandite, la société anonyme, el ainsi, en standardisant,. nous aviserons à la formule .iÿpe de l'avenir : la coopérative.’
LA SOCIETE EN COMMANDITE, mais c'est la légal: sation
- du ménage à trois ou à quatre. Votre tempérament, vos moyens ne
vous perrneltent pas de satisfaire les exigences de votre femme ;
Vous faites appel à des commanditaires, qui vous remplacent auprès
de votre femme pour leur part d'association. Inversement, voire
femme vous, autorise à agir de même. Îl se forme un cercle fermé … d'amis qui se caractérise par l'interchangeabilité des ménages.
- LA SOCIETE ANONYME, c'est le développement de la ‘commandite; le mari conserve les parts de fondateur et un certain nombre d'actions ; de même la femme: pour son mari. Le reste est dispersé au gré des relations ou des amis. Au fond, ne voyons-nous À pas ceci tous les jours : monsieur a ses maîtressse, madame scs “amants; seule subsiste la raison sociale.
LA COOPERATIVE. — Prenons deux collectivités, l'une
d'hommes, l'autre de femmes. Un pour tous, tous pour ur en sera