‹ L'amant légitime, ou, La bourgeoise libertineChapitre 18 sur 149 · LE MARIAGE A COTÉ · texte numérisé non relu

LE MARIAGE A COTÉ

Comme unique moyen de constituer rapidement 4 . sJe . PS:

une force défensive nouvelle et comme amélioration de la moralite.

(Cri d'avertissement aux femmes) par KaARL HERMANN JAGÉ

Chez Oscar Muller, successeur de Hugo Tudereau - Cologne.

Le but que se proposait cette brochure, et les moyens de l’aiteindre, elle les exposait très clairement :

« Îl s’en faut de beaucoup que l'actuelle campagne contre les célibataires puisse couvrir les peries que nous faisons sur le front. Logiquement, il ne reste donc qu’un moven : attirer les hommes vers les femmes, dont les chances de mariage sont aujourd’hui bien diminuées par la guerre ; les attirer plus que la morale ne le permettait jusqu'ici. Mais c’est précisément pour le salut de la véritable morale que noùs avons pour devoir de rompre avec | les mœurs bourgeoises d'aujourd'hui, pour nous conformer enfin à la morale plus souple de la partie de la société la plus raffinée.

« En conséquence, il conviendrait que les femmes de loules classes, ayant dépassé un cerlain âge, non seulement se vissent reconnaître le droit, dans l'intérêt de la patrie, de contracter un mariage à côté fondé sur une inclination personnelle, mais y fussent directement incitées.

« Second point important : L objet de cette inclination personnelle ne pourrait être qu'un homme déjà marié, et seulement de sa femme légitime. Les mères des rejetons de cet extra-mariage auraient le droit de porter comme insigne de leurs sentiments patriotiques une alliance plus étroite que l'alliance du mariage légitime. Le mariage à coté pourrait être dissous aussitôt que l’objet désiré (procréation d'un enfant) serait atteint. |

« De cetie façon serait résolu le problème de la repopulation de l'Allemagne, QUI EST ACTUELLEMENT LE GRAND PROBLÈME NATIONAL. Et, par surcroît, nous réaliserons la santé morale de notre nation.

@ Nous disons « santé morale », alors qu’on objec- -

era qu'une telle novalion choque ce que. va considère comme la ons Mais notre morale actuelle n'esl nullement infaillible. D e auoi s'agit-il, en somme? De

triompher de préjugés, qui, malgré les ordres du gouverne- |

mént, se maintiendroni jusqu à ce que la conscience ser soit débarrassée.

« Pour oblenir ce résulial, nous complonts sur l'aide du clergé ; c "est aux femmes, c'est au clergé, avec. l'aide de l'Etat, qu'il appartient en fin de compte de décider ; l'Allemagne sera capable à l'avenir non seulement de

onserver sa haute posilion morale, mais encore de ter ne par sa propre force au nombre loujours croissant de. ses ennemis { » He Ne

Dans une série d'articles très remarqués parus dans le

journal en octobre 1916, Nocra relaie que des inspec- : irices allaient de village en village et engageaient . me

| jeune >s femmes à avoir des enfants avec leurs maris, st. c'était possible, avec d’autres que leurs maris, si c'était. nécessaire. es œuvres créées spécialement dans ce but … distribuaient des secours aux femmes enceintes, paÿaient les frais d'accouchement.

Non s eulement on les encourageait, mais il semble qu'on ait voulu les eXciter. Le gouvernement ne se bor-

nail plus à être tolérant : il devenait aphrodisiaque, si. ah fose m'exprimer ainsi. L'auteur de la relation que PU citée raconte que ces Freibaden, bains libres, 6à se je. A

gnaient à Wamsee, Berlinois et Berlinoises, et qui avaient élé interdits en 1909, parce qu’on ne les jugea … pas convencbles et « immoraux », furent rétablis en 1914, {avec une grande liberté de costume et d'allures sans doute parce qu’on les jugeait très favorables à la Teproduction. Fur On voit par là que les dirigeants des Etats savent faire plher aux opportunités des circonstances une Morale d'oraipaire infiexible, mais n’anticipons pas sur le chapitre sui-

vant et rendons hommage à la perspicacité des Gou-.

vernants Allemands qui ont su mettre en pratique, chez eux, et contre nous, cette Dé RARE dont certaines gens,

Re

ici, m'ont fait grief d’oser même poser le simple Han Aussi bien n’y a-t-il pas encore trop de temps perdu. Ce qui n’a pas été fait pendant la guerre peut l'être

après, mais il ne faudrait plus tarder. Je crois, avec * le professeur Forel (1), « que loule personne qui a vu … ou senti elle-même les effets néfastes de la guerre mon-

diale de 1914 à 1918 ou qui, sans y prendre part ellemême, à suivi allentivement ses péripéties dans la presse et par le témoignage de lierces personnes, ne pourra que me donner raison : Assez de victimes | Assez détruit ; rebâtissons ! » Et rebâtissons d'abord de la chair humaine. |

Mais comment 2 ,

La question sexuelle a beau être d'une importance absolument fondamentale pour l'humanité, qui sait que son avenir et que son bonheur en dépendent ; Rémy de

-Gourmont a eu beau proclamer (2) qu'entre tous les actes * possibles, dans la possibilité que nous pouvons connaître

où imaginer, l'acte sexuel est le plus important de tous ; que, sans lui, la vie s'arrêlerail, mais qu'il était même ubsurde de supposer son absence parce que, dans ce cas, c'est la pensée même qui disparaïtrait : Michelet luimême, que je citais plus haut, a eu beau convenir que « celle question de l'amour gil, immense et obscure, sous les profondeurs de la vie humaine, qu'Elle en supporte les bases mêmes et les premiers fondements, que la famille s'appuie sur l'Amour, et la Société sur la famille, qu'ainsi donc l'Amour précède tout, » nous n’en voyons pas moins, selon le langage puissant de Camile Miauclair (3), la société, pareille à l’autruche, stupide, croire, en se cachant de ce problème, qu'il ne la vise

plus. « Ælle refuse de l’examiner sincèrement. Ælle

@) La question, sexuelle. Masson et Cie, éditeurs. (2) Phusique de l'amour. Mercure de France, éditeur, (3) L'amour phrsique. Ollennorf, éditeur,

emprisonne l'écrivain, l'artiste et le savant dans le réseau de «ce qu’on ne peut pas dire », comme elle emprisonne l'enfant dans « ce qu’on ne doit pas savoir ». {l en résulte un enfantillage étrange dans les dispositifs des lois, dans les usages, dans les consciences, comme dans la littérature. »

Qu'importe ! La morale est sauve. Quelle morale | C’est ce que nous verrons au cours du prochain chapitre.

— Mais, direz-vous, peut-être à M. Camille Mauclair, par ces temps où M. Léon Daudet a pu gagner impunément plus de cent mille francs avec son Æntremetteuse avant de la retirer de la circulation, quel écrivain pourrait se croire emprisonné, dès l'instant surtout qu'il poursuit un essai de véritable sociologie par exemple ?

— Voulez-vous des précisions ? Je trouve immédiatement au moins deux cas. Je vieux de citer les livres probes de M. Henri d'Alméras, écrivain consciencieux. Eh bien ! voici ce qu'il avoue :

« Je n'ai pas voulu faire le livre terriblement vrai, effrayant, que {out ce que je savais me permettait de faire. Sans cesse j'ai voilé, gazé. Je n'ai pas osé appeler : les choses par leur nom. Je n'ai pas eu le courage de tout dire. » +

Et voici l’autre cas, peut-être plus typique encore : un esprit aussi éminent, aussi libre de préjugés, aussi affranchi de toute hypocrisie que le savant docteur. Toulouse lui-même, croit devoir faire, en tête de son livre La queslion sexuelle et la femme (1) une loyale confession publique. Il écrit :

© Je n'ai pas toujours osé exprimer ma pensée entière. Bien des fois, je n'ai pu faire que de simples notations. La question sexuelle est encore pour nous ce qu'était la question religieuse aux siècles derniers. On v ferait facilement figure d’hérétique aux veux de la morale courante. »

Dites plutôt, mon cher maître et docteur, qu’elles se

(1) Fasquelle, éditeur.

rejoignent, ces deux questions, et cela n’a pas échappé à notre confrère Auguste Forel :

« Les fruits d’une pareille combinaison de la vie sexuelle avec les prescriptions religieuses sont, dit-il, un mélange de pruderie ridicule et d’érotisme contenu. Dans Certains couvents (ceux des nonnes de Galice, par exemble}, les nonnes interdisent à leurs élèves de se laver les organes sexuels, parce que, disent-elles, c'est inconvenant ! Dans l’Auiriche allemande, les nonnes recouvrent souvent d'un mouchoir les crucifix de leur chambre à coucher, « afin que le Christ ne voie pas leur nudité ». Or ce sont précisément les couvents de nonnes qui furent souvent au moven âge transformés en bordels, et il rest pas si rare de voir des hypocrites ou des hystériques éretiques (hommes ou femmes} v célébrer des orgies sexuelles de la pire espèce, souvent de nature coupable, sous le voile protecteur de l’extase religieuse. »

Et cependant, quelques lignes avant d'annoncer cette réserve et cette réticence de pensée que je lui reproche, le docteur Toulouse écrivait, avec une autre allure :

&.Je crois que nous pouvons façonner notre avenir dans une large mesure ; et que les suggestions d'un homme — sans doute plus ou moins déterminées par les téndances collectives — peuvent orienter l’activité publique. Un Rousseau a fait revenir la mondaine frivole de son temps à l'allaitement de l’enfant.

« Je suis assuré de plaire à quelques personnes et d'en choquer d’autres. Les uns m'approuveront jusqu’à un point donné et regretteront que je ne me sois pas arrêté là. Les autres auraient désiré que j'aille plus loin encore.

« À -toules ces critiques, à tous ces regrets, je me prends pas garde : je sais que le plus souvent ils sont inspirés par le préjugé de sexe, très vivace encore chez les gens qui ont eu le plus à souffrir d’autres préventions — de race, de classe, de religion — et plus encore chez

les femmes qui sont les plus opprimées par les conven-

tions arbitraires, et peut-être à raison même de leur oppres-

nn ee

sion. Mais je me propose de les amener à réfléchir a

dessus. »

De même que M. Henri d'Alméras n’avait pas craint,

par ailleurs, de dire leur fait aux jésuites de tout aéabit

en ces termes cinglants :

« D'autres — et c'était, de beaucoup, le plus ui nombre — avaient et élalaient cette morale convertion-

nelle, sociale et mondaine — faite d’ignorance, d'imbécillité, de routine, et d'hvpocrisie, — morale qui réserve.

certains sujets, tels que le Mariage, n'admet pas qu'on

les traite librement, du moins, la plume à la main, et

dans un livre. Car ces mêmes hommes, qui affectent

des airs dégoûtés devant une étude audacieuse, soni ignobles et répugnants, lorsque, entre eux, dans leur café, dans leur cercle, ils parlent des femmes avec de lourdes plaisanterie de pachydermes échauffés, avec des rires épais el gras, avec une sinistre gaîté qui sent. le gaudis- Fe

= Te er l'a

sard, l'adjudant et le valet d'écurie. Le récit de leur

bonnes fortunes — et quelles bonnes fortunes — est tout

ce qu'on peut imaginer de bêle el de grossier. Îls »

révèlent un mépris de la femme —— leur femme exceplée

— qui contraste singulièrement avec leur crise de pudeur” ee littéraire et l'attitude gourmée de ces vieux Fi cé

d'antichambre devant certains livres. »

Bravo ! Mais alors pourquoi accepter Fa vous. Ghe a

à leurs hypocrites exigences ? Puisqu'en d’autres termes. vous proclamez, avec Sénancour, que l'opinion est la

raison des sols, l’excuse des fourbes, le masque bien

décoré des cœurs vendus auz plus vils intérêts des pass

sions adroiles ; puisque sans doute vous déplorez, toujours avec lui que, comme on n'ose parler de l'amour,

physique dans les lermes propres, on v fasse des allu-

sions multipliées et de fades plaisanteries, ayez la belle

. audace de braver jusqu’au bout et cette opinion — raïson

des sots — et ces pauvres guignols enrobés qu'elle charge.

de distribuer à quelque Flaubert, ou à quelque Richepin

des peines de prison dont le déshonneur re rejaillit que

sur ceux qui les prononcent |

Et relisez la belle page qu écrivait le docteur Cau- | feynon en tête de son ouvrage : L'histoire de la femme :

De nrset 1H ur à ME

La pudeur est une juste honte des actions sous lesquelles se cache une intention grossière. La pudibonderie est une honte ridicule et affectée de tout ce qui peut donner lieu d'y penser : elle suppose alors une intention grossière qui n’est qu'en elle-même.

La pudeur n'est pas offensée à la vue d’une statue entièrement nue, la pudibonderie en est effarouchée, et elle met à l'endroit le plus apparent du sexe une feuille de-vigne et elle n'autorise Îles académies de femmes qu'à la condition que le voisinage des parlies sexuelles ne soit pas ombragé, ainsi qu'il doit l'être dans la nature !

L'hypocrisie, qui n'est autre chose que la corruption, ne permet pas qu'on la démasque et elle nomme les écrits qui la font reconnaître. grivèleries, Hittérature ordurière, malsaine, eic. En réalité, c'est elle seule qui fait scandale 1

Les publications sur les mœurs n'offreni rien de choquant pour quelqu'un d'honnête et la mise en lumière des vices a plutôt son utilité,

Îl y a un certain nombre de faits physiologiques sur lesquels elles aHirent l'attention el qui sont souvent méconnus, ignorés et aux-

quels par conséquent il est impossible de porter remède.

Bien des gens, qui se disent moralisles et qui réprouvent la vérité, ne sauraient dissimuler que ce sont èux, les grands hypocrites, el on adit eux qui se livrent d'ordinaire aux plus grands débordements .clandestins, Mais ils continuent à se fâcher toul rouge et d'aulres les approuvent, Quant à nous, nous continuons à écrire la < vérité au service de la liberté morale. » :

Moi aussi, je déclare que- je AQUrRn à écrire Fe vérité, et, selon la formule du serment des témoins, foule la vérité, rien que la vérité. C’est le seul moyen, tout en écrivant sur l’emour, de ne pas verser de l'eau dans l'océan, selon l’expression imagée de Forel. C'est la seule planche de salut de l'écrivain, du sociologue ou du mora- ste, car qui sait si le remède de certains maux ne vien-

drait pas de la connaissance ou de l'étude de ceux-là mêmes qu'on cache ? Ce n’est pas notre faute si la question sexuelle est primordiale, c’est la faute du bon Dieu. Havelock Ellis rapporte « qu'en Orient vécut une femme philosophe du nom de Moarbeda, qui était regardée comme la femme la plus sage de son temps. Un jour, on Jui demanda : « Dans quelle partie du corps d’une femme

réside son âme ? » Et elle répondit: « Entre ses cuisses. » Or ce n’est pas nous qui avons été placer en -cet endroit, sinon l’âme de la femme, du moins le siège de ses plus profondes sensations et le temple éternel de: l'humanité. Et, ajoute Havelock Ellis, « « la réponse de cette sage orientale s'applique dans une certaine mesure, à beaucoup de femmes, peut-être même à la plupart des femmes, et non dans un sens abusif. »

D'ailleurs nous savons tous à quelle incroyable lubncité parvint la littérature du XVI siècle notamment. Ecoutez ce qu’en dit le D’ Nystrom (1) :

; « Celle-ci était lue avec avidité dans tous les milieux. sociaux et exerça une grande influence sur les mœurs. C’est aussi ce que confirme DE SADE quand il dû : « L'épicurisme des Ninon de Lenclos, des Marion de Lorme, des marquises de Sévigné, de Lafare Chaulieu et de Saint-Evremont, de toute cette société si distinguée, commença enfin à se fatiguer des amours de Cuthère pour trouver, comme Buffon, que « le physique seul a de la valeur en amour », et à changer le ton dans les romans. » |

S'il nous en fallait une autre preuve, je la trouverais dans les recherches du célèbre D° Voronoff, qui ont abouti à ce résultat précieux pour toutes les femmes, disciples ou non de la sage Moarbeda :

Le docteur Voronoff, qui a assisté la semaine der: nière, à Londres, au congrès international de médecine et de chirurgie, annonce qw'il a trouvé le mopen de rendre la jeunesse aux femmes aussi bien qu'aux hommes qui étaient seuls jusqu'ici à bénéficier de sa méthode. Le nouveau procédé n’est pas encore tout à fait au point, mais le docteur Voronoff affirme qu'il le sera au mois de

novembre. (Journal : 22 juillet 1923.)

A Îla vérité, je me doutais déjà que les femmes, au moins autant que les hommes, tenaient au droit au plaisir,

(1) La vie sexuelle et ses lois. Vigot frères, éditeurs.

dans l’amour physique, et mes lectrices mêmes me rendront cette justice que j'ai défendu ce droit dans La Maîtresse Légitime. Aussi bien y étais-je convié par une aimable légende. On se souvient que Hera envoya Iris sur terre pour y chercher trois vierges vertueuses et parfaitement chastes, que n’avait jamais souillé le moindre rêve d'amour. [ris les trouva, mais elle ne put les emmener dans l’Olympe, car elles avaient déjà été envoyées dans les régions infernales pour remplacer les Furies, mises à la retraite.

Les lettres de mes aimables correspondantes, publiées en tête de ce livre, sont venues me rappeler que Je n’avais peut-être pas suffisamment examiné la question sexuelle du côté féminin et quelques-unes parlent même, on l’a vu, du droit à l'amant, même pour la femme mariée.

Ce droit, je l’ai combattu et je continue à le combattre, pour les raisons que j'ai longuement développés par ailleurs et sur lesquelles je ne reviendrai pas. Mais Madame Jane de Magny, qui a de la culture — et, ce qui ne gâte rien, de l'esprit, — s’est amusée un jour à défier mon égoïsme masculin de publier, sous ma firme d’éditeur, un livre, contraire à ma thèse, sur la liberté sexuelle de la femme, même dans le mariage.

— Vous avez tort, lui ai-je dit, de me lancer un déf. Car il peut y avoir deux hommes en moi : l’auteur et l'éditeur. Or l’auteur est toujours intéressé par des arguments de bonne foi opposés à ses théories, surtout dans un domaine si peu défriché ; et, quant à l'éditeur, il considère sa maison comme une tribune où, de même qu'à la conférence des avocats, peuvent s’exposer le pour et le contre. |

S1 les peuples heureux n’ont point d'histoire, ce livre doit être heureux, car c’est là toute la sienne.

On ne sera donc pas surpris de m’y voir développer toutes les idées que je n'avais fait qu'esquisser sur la

‘question sexuelle, spécialement envisagée au point de vue de la femme, de m'y voir défendre son absolue liberté,

tant qu'elle ne s’est pas librement engagée dans les liens

du mariage, mais de passer la plume à Madame. Jane de Magny pour soutenir-le droit de la femme mariée à

l’amant, droit que je continue, dans mon égoïsme mas-.

culin, À refuser à l'épouse et à la maman. | R Peut-être l'avenir prouvera-t-:l que j'avais tort ?

Public, juge souverain, décide toi-même ! Voici, de part

et d'autre, arguments et plaidoyers. Discute-les avec

autant de passion et de bonne foi que nous en avons

mis à te les présenter ! É

ee

Château de Costaérés, août 1923.

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