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\ temps selon une convention réciproque, avec didii également réci-
| proque de se séparer à l'amiable. Des mariages pareils peuveni se
| rompre ävec la plus grande facilité, après quoi les époux sont libres de contracter de nouvelles unions du même genre; sl y a des enfants, ils sont partagés par convention à larsiable,
On peut faire remarquer ici que le terme de fiançailles est, en un certain cas, c'est-à-dire s'il y a déjà grossesse, équivalent à celui de mariage et cela en vertu de la loi suédoise de 1734, La loi du mariage (chap. |, $ 9) statue à ce sujet : « Si un homme rend sa fiancée enceinte, il y a mariage, qui doit se compléler par la cérémonie, que l'engagement ait été fait sous cerlaines conditions ou non, même si les conditions n'ont pas été rem- “plies. L'homme veut-il se soustraire à la cérémonie nupliale, et persisle-t-il. dans son refus, la femme sera déclarée sa femme légitime avec lous les droits qui en découlent dans sa maison, 5».
Le ‘code ecclésiastique suédois rénfermé une dpouton analogue, La loi suédoise statue plus loin au sujet des A Fahts qui sont conèéus en dehors du mariage (Mariage, chap. v, 8 7) : « Si un homme a ‘des enfants avec sa fiancée où sous des promesses de mariage ou en cohabitation, quand les fiançailles ou le mariage suivent, ces enfants sont légitimes, et la femme a ious les Frs d'une femme légitime. »
Nous voyons ainsi qu'en certains cas les relations sexuelles entre non mariés, mais fiancés, sont sanctionnées par les dipositions de la loi et que ieur union peut être considérée comme un marines “régulier. :
Une coutume d’une été antiquité qui é'ait Éétaérals dans toutes lés contrées germaniques était ce que l'on appelait en Allemagne les nuits d'essai. L'écrivain allemand J. FISCHER raconte, dans son ouvrage : Uber'die Probenächte (K780), que ces nuits d'essais ou visites d'amour des jeunes gens chez les jeunes filles étaient de règle parmi les paysans dans la plupart des communes allemandes “et-il'ajout-+ «€ On se tromperait beaucoup si l'on croyait que les jeunes fill . objets. de ces visites, manquaient tout à fait de modestie fén.i nine et accordaient sans retenue leurs faveurs à leuré amants, [l n'en était rien. La beauté campagnarde savait aussi bien ménager et faire valoir ses re que la demoiselle noble : ‘assise à sa table de toilette, ». SR Ta PURE
D'après F ischer, les nuits he avaient Las Aa jour, et elles duraient jusqu'à ce que des deux arts on se soit suffisamment convaincu de la capacité physique réciproque pour le mariage : où bien que la jeune fille soit devenue enceinte, Ce n'était qu 'iloré: que le paysan faisait sa cour, les fiançailles et la noce suivant bien +65 après. Parmi les paysans dont les mœurs étaient encore frèt EST piss, in ‘arrivei Pès FOUYER! Be ls jeusé bains apañdoness
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la jeune fille après l'avoir rendue grosse. Une telle chose lui auraït ‘aussitôt valu la haine et le mépris du village tout entier. Mais il arrivait souvent que l'on se séparait après la première ou la deuxième nuit d'essai. La jeune fille ne courait aucun danger de tomber en mauvaise considération pour cela, car un nouvel amant se montrait bientôt, prêt à recommencer le roman avec elle, Ce n'était que quand elle avait eu trop de nuits d'essai sans aboutir qu'elle pouvait se voir l'objet de remarques équivoques. C’est qu'alors le public du village se considérait en droit de soupconner des imperfections cachées chez elle. Les gens des campagnes trouvaient cette coutume si innocente qu'il n'était pas rare, lorsqu'un prêtre s’informait auprès d'un paysan de l’état de ses filles, de voir celui-ci lui répondre, avec une franchise et un véritable orgueil paternel, qu'elles avaient déjà commencé à tenir leurs nuits d'essai.
. C.-U, GRUPEN a montré dans son ouvrage Wonder Feutschen Frau (1748) qu'on se livrait aux relations sexuelles avant le mariage. On s'efforça de faire disparaître cette coutume aux VI et 1X° siècles par les capitulaires de Charles le Grand et de Louis le Pieux; mais l'usage des nuits d'essai n'en continua pas moins pendant tout le moyen âge et même dans les hautes sphères de la société, ce dont une quantité de citations sont là pour témoigner.
Le D' E. Reicx déclare dans Geschichte des ehelichen Lebens (1864), que les &« nuits d'essai ne nuisaient en rien à la décence, au contraire elles préviennent de la plus heureuse manière La débauche et les vices, à condition bien entendu que la population conserve un naturel sain et que la grossièreté, l'hypocrisie et le mensonge ne prennent pas le dessus ».
Il est certain que ces nuits d'essai constituaient de véritables épreuves sur le plus ou moins de capacité au mariage des conjoints, qui les continuaient souvent pendant des semaines et des mois entiers. É
Parmi certains peuples slaves, comme par exemple les peuples de l'Ukraine, il est d'usage que, après avoir passé la nuit de samedi à dimanche à jouer et à chanter ensemble, les jeunes gens des deux sexes continuent la fête en passant la nuit suivante en se couchant par paires dans les hangars, les granges ou sur les meules de fourrage,
Cela nous conduit à faire, avec le sympathique docteur Marcel Baudouin, dont nous étudierons le curieux livre, au cours de notre prochain chapitre, une incursion dans les différentes ‘arties du monde et nous verrons pratiquer presque partout les relations sexuelles avant le mariage et la grossesse d'essai. Je crois que les divers éléments de cette consciencieuse étude ne figurent complets, que dans
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la dernière édition du Maraïîchinage (1). En voici la substance, que j'ai classée, pour plus de clarté, par pays :