LES PAYS ET LES AGES
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# « Les femmes de Lacédémone ne connaissaient ni la confession, ni l’adultère. Il est bien vrai que Ménélas avait éprouvé ce qu’'Hélène savait faire. Mais Lycurgue y mit bon ordre en rendant les femmes communes, quand les maris voulaient bien les préter et que les femmes. y consentaient. Chacun peut disposer de son bien. Un mari, en ct cas, n'avait point à craindre de nourrir dans sa > maison un enfant étranger. Tous les enfants appartenaient à la République et non à une maison particulière. Ainsi, on ne faisait tort à personne. L'adultère n’est un mal qu’autant qu’il est un voi, mais on ne vole point ce qu’on vous donne. Un mari priait souvent un jeune homme beau, bien fait et vigoureux de vouloir bien faire un enfant à sa femme.
Plutarque nous a conservé, dans son vieux style, la chanson que chantaient les Lacédémoniens, quand Acrotatus allait se coucher avec la femme de son ami : HS
« Allez, gentil Acrotalus, besognez bien Bélidonide : donnez de braves citoyens à Sparte. »
(Dictionnaire philosophique, verbo Adultère.)
Rien ne peut mieux convaincre aussi profondément le lecteur du peu de fondement de la morale sexuelle que la constatation de ses, variations à travers les pays et les âges, puisque nous voyons que tous les systèmes ont été ou sont encore pratiqués, depuis la monogamie jusqu'à