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la communauté des femmes, en passant par la polygamie chez un seul sexe ou chez les deux, idéal de . Fourier, pour qui voici ce qu'est le mariage) où plutôt .ce qu'il doit être/: 6
« Dans une sociélé bien organisée, dit-il, à n'est ‘rien de plus que’ le libre voile de l'amour et ildoit se. constituer de telle sorte que chaque homme puisse avoir toutes les femmes et chaque femme tous les hommes. »
Par conséquent, pour lui, d’après sa théorie de l’association universelle, la polygamie est de droit polygamie double, et constitue l'essence même du mariage.
Estimant, avec le professeur Forel,. que l’histoire 1F mariage nous fournit les matériaux les plus sûrs pour bien juger des rapports sexuels de l’homme dans sa vie sociale, rappelant la parole du docteur Baudouin qu'il nous faut nous rapprocher des mœurs primitives et non civilisées si nous voulons résoudre le problème de la dépopulation, je crois utile de passer rapidement en revue les diverses conceptions que l'humanité a eues du mariage, pensant chaque fois que c'était. la seule qui fût propre’et honnête |
Pour le faire, j'aurai recours à la même source que Forel lui-même, qui indique loyalement l'origine de sa : documentation. k
Edouard Westermark, professeur à Helsingfors, nous : a fourni dans son Histoire du mariage humain une œuvre monumentale, qui brille non seulement, dit-il, par la richesse et laxact hide de matériel qu’elle contient, mais encore par la clarté et le bon sens de sa saine critique.
Nous savons que certains animaux relativement inférieurs, comme les fourmis et les abeilles, font preuve d’un altruisme social instinctif bien plus considérable que celui de l’homme, tandis que d’autres animaux, tels que les ojseaux, nous sont supérieurs au point de vue de.la fidélité conjugale monogame. Mais il s’agit là d’analogies dues à des phénomènes dits de convergence, et ces animaux n'offrent guère pour nous que l'intérêt d’ebjets de comparaisen fort. éleignés. R
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a ce qui concerne le mariage chez l’homme primitif, | nous ne pouvons et ne devons nous comparer qu aux animaux actuels les plus rapprochés{ de nous, les singes anthropomorphes. Westermark insiste avec raison sur ce point.
Chez la plupart des mammifères, le mariage, si l’on peut donner ce nom à leurs unions sexuelles, n’a qu'une durée très courte, qui dépend du temps nécessaire à la procréation d’une seule pôrtée de petits. Après l’accou- : plement, le mâle s'inquiète en général peu de la femelle ; il la protège cependant pendant un certain temps. Chez les Singes anthropomorphes (orang-outan, chimpanzé, gorille, gibbon) nous voyons, autant que leurs mœurs ont pu être dévoilées, se constituer un mariage monogame, avec établissement d’une vie de famille. Le mâle protège sa femelle et ses petits On trouve fréquemment chez de pareils couples des enfants d'âge différent, ce qui démontre l'existence d'une fidélité conjugale se prolongeant au delà d’une portée. l'andis que la femelle et lés petits demeurent dans leur nid, perché sur un arbre, le mâle, assis au pied, veille à la sûreté de sa famille.
Pour Westermark, 1l doit en avoir été de même chez l'homme primitif. Composée du père, de la mère et des enfants, la famille fut chez l’homme primitif une institution générale, qu'elle reposât sur la monogamie, sur la polygynie où sur la polyandrie. La femme soignait les enfants, et le mari protégeait la famille. Sans doute, le mari ne paraît pas avoir eu particulièrement à cœur le bien-être de $a femme et de ses enfants : il cherchait ‘surtout à satisfaire son appétit sexuel et son orgueil. Il se rendait cependant utile en construisant le nid, ou si l’on veut la hutte, en se procurant par la chasse les aliments nécessaires, enfin en défendant sa famille par la force et les armes. gs
Les devoirs du mari semblent être un héritage das singes supérieurs, chez -lesquels la fidélité conjugale dure plus longtemps que l'appétit sexuel.
Qu'est-ce que le mariage ? : Voici la définition très
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compréhensive qu’en donne Westermark : Le mariage’ est une union sexuelle plus ou moins durable entre “des hommes et des femmes, union qui s'étend au delà de l’accouplement, au moins jusqu’à la naissance de l'enfant. D'après cette définition, il peut exister des mariages monogames, polygynes : et polvandres, ainsi que des mariages par groupes et des mariages à terme. 6
Chez beaucoup de peuples, le mariage ne devient valable qu'après la naissance d’un enfant. Dans nombre de formes du mariage par achat, la femme est même-tenue de rendre à son mari la somme payée pour son acquisition si elle reste stérile, et chez beaucoup de sauvages on ne célèbre la noce qu'après la naissance du premier enfant. À Bornéo et en Birmanie, les rapports entre les sexes sont libres jusqu'à ce que grossesse s'ensuive ; c’est celle-ci qui détermine les devoirs du mariage. À cet égard, à ces sauvages sont plus justes et plus sages que nous...
Un fait peut être considéré comme général : la dépravation sexuelle des peuples saûvages provient le plus souvent de l'influence des civilisés, dont la lie émigre dans les pays incultes et y implante syStématiquement l’immoralité et la débauche. Ce sont les colons blancs qui s’approprient brutalement les femmes des peuples sauvages pour les dresser à la prostitution sous ses pires formes. Ce sont les colons blancs qui introduisent les boissons alcool: ques, aliment du vice, qui désagrègent, grâce à leur emploi, les mœurs les plus honnêtes et les plus fidèles, et qui finissent par les désorganiser. . M
Certains clans arabes exploitent les habitudes de prostitution des Européens, en envoyant leurs jeunes filles dans - Jes maisons publiques pour y gagner de l'argent: Dès qu’elles croient avoir gagné ainsi une fortune suffisante, elles entrent chez elles et épousent un de leurs compatriotes. On observe encore des faits analogues chez d’autres peuples. | k
À ce propos, Westermark signale le fait que plus une civilisation est avancée, plus le nombre des naissances illégitimes est grand et plus la prostitution est répandue.
En Europe, dans les villes, la proportion des enfants naturels et des prostituées est à peu près double de ce qu'elle est à la campagne. Ce fait, qui est général, montre combien il est absurde de considérer la promiscuité comme un état primitif ; c’est, au contraire, un fruit pourri de la civilisation et surtout de la demi-civilisation. Partout les mœurs primitives sont en général chastes, et c’est la civilisation qui les corrompt. En Europe, la prostitution augmente à mesure que le mariage devient plus rare ; c'est ce dernier qui constitue l’état primitif et normal.
Westermark concède sans doute, comme nous l’avons vu, que la liberté des rapports sexuels existe avant ou après le mariage chez diverses tribus. Mais il fait, d’un autre côté, remarquer que, malgré cela, l’habitude d’un choix soigneux existe toujours chez ces peuples, ce qui rend leurs unions relativement durables. I] cite par exemple les Tounghtas de l’Inde, qui ont des rapports sexuels libres avant le mariage; mais chez lesquels ces rapports conduisent presque toujours au mariage : ce peuple considère la prostitution comme déshonorante.
Une véritable promiscuité ne pourrait subsister que moyennant une sorte d'obligation légale telle qu’elle a existé dans la colonie des Oneïdas à New-York. Dans cette colonie, les membres s’engageaient formellement à des rapports sexuels mutuels et libres. N'oublions pas que la prostitution ne s’entretient chez la femme que par l’appât du lucre et qu’elle cesserait immédiatement si cet élément disparaissait.
Avant la Réforme, il existait en Pos une singulière coutume dite hand-fasting. Sur le marché public, les jeunes gens avaient le droit de se choisir une compagne pour un an. Au bout d’un an, les deux conjoints redevenaient libres et pouvaient alors se marier ou non, selon leur gré.
D'un autre côté, Lubbock cite Gran coutumes de la Grèce et de l'Inde, le culte du phallus, par exemple, qui oblige les jeunes filles à se donner à tous les hommes. * Mais il ne s’agit nullement ici de peuples primitifs, et ce
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| gulte était, au contraire, le résultat de l'érotisme de peuples
ises eiviisés. Donc l'argument de Lubbock: relativement à} !'esetence de la promiscuité primitive iombe à faux.
(lartains peuples sauvages prêtent Îéurs files ou leurs servantes, quelquefois leurs femmes, à leurs hôtes. Un js brime noctis (droit à la première nuit} à aussi existé ét saisie parfois encore chez quelques peuplades, mais ce déoit est réservé aux chefs, aux rois ou aux prêtres, et leu: perinet d’avoir des rapports sexuels; avañt le mari, avec toute nouvelle mariée pendant la première nuit de ses * aovés, Ïl s'agit donc ici d'une coutume barbare, baséé sur le droit du plus fort et analogue aux privilèges que s’arro- grolent les nobles et les grands propriétaires d'Europe. F sévfs cu sur les paysans. Parcils abus ne sont pot le la promiscuité, comme voudrait le prouver Lubbock. |
D'aus beaucour de pays, les courtisunes et les concu un étaient fort estimées, et elles le sont encore ajout: d'hui plus qu'on ne le pense ; maïs il ne re es | DU ; ei dé prarciscuité,
: Mers FASO, Bachofen signala % premier une the États célle de nommer les enfants d'après la lignée rsernelle, et il est maintenant certain que ce système a esse chez beaticoup de peuples prmitifs, peut-être chez In IOMES, tandis que chez les autres, en partie chez les plus srocsiers, la dénomination avait lieu d’après la lignées paieinelle. On appelle matriarcat le régime dans lequel la désoimination se fait sn la lignée maternelle ; Mac
nan à voulu conclure de l'existence du matriarcat à la romiscuité, ce qui est inadmissible. La maternité observe aire tandis que la paternité ne peut être prouvée au'rrcrectement, à l’aide d'un raisonnement. Sans doute, . tous los peuples paraissent avoir reconnu la part réelle que arbre prenel chez l'homme à touts conception, et de là feutre même la singulière coutiune de quelques tribus, | chez fvsquelles le mari se met au lit et jeûne . . | actouchement de sa femme. | Wertermark explique avec raison le matrisreat d une.
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si ea à intimes qui à race Pnlnk à à sa mère. Les enfants, surtout tant qu'ils sont petits, suivent leur mère lorsqu'elle se sépare du père. Le matriarcel est chose toute naturelle dans les mariages de eourte durée, avec | changement de femme, et dans la polygamie, tandis que, chez les peuples monogames, c’est le palrtarcat, € “est-àdire la dénomination d’après la bEgnée paternelle. qui demine.
Chez les peuples où existe la dénomination des oncles ei où la femme mariée demeure dans sa famille jusqu’à ce qu'elle ait un enfant, le matriarcat découle tout saturellement de ce fait. Dans celles des familles japonaises qui n'ont que des filles, le mari de l'aînée prend le nom de famille de sa femme. Chez les sauvages, en genéral | le nom a une grande influence. Là où le rang et la proprété ne s’héritent que dans la lignée féminine, les enfants sont toujours nommés d’après la lignée maternelle. On vait donc au il s'agit ici de questions très complexes qui n’ont rien à voir avec la promiscuité.
H. Maine a prouvé que la prostitution et la Bromiscuité conduisent à la stérilité et à la décadence. Chez les rares peuplades chez lesquelles règne la polyandrie, ‘surfout au Thibet, plusieurs frères ont, en général, la même femme. Mais ordinairement ils alternent et ne demeurent jamais ensemble au logis. Au quinzième siècle, aux îles Canaries, toule femme avait trois maris qui se la partageaient. Chacun d'eux vivait un mois avec elle, et celui qui devait la posséder le mois suivant était tenu de tra vailler en même temps pour elle et pour Îles deux autres maris. :
Dans l'accouplement, c ass dans l’umion des entis tés individuelles sexuées, l'homme inclus, c'est ls mâle qui sst l'individu actif et cum fait les avances. Chez cer. tains peuples cependant (Paraguayens, Moquis, £ïaras} c'est la femme qui fait la demande. Chacun comnait les combats que se livrent entre eux les mâles d'animaux, les cos, les cerfs par exemnle, nour conquérir les ENT OA Chez certams Indiens on observe aussi des luttes ecrps à