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« Le mariage a été soumis à l'évolution, en plusieurs manières, bien que le cours de l'évolution n'ait pas toujours été le même. La tendance dominante de ce processus, en ses phrases récenles, a élé l'extension des droits de la femme. La femme n’est plus la! propriété * de l’homme et, selon les idées modernes, le mariage est, ou devrait être un’ contrat sur le pied d'une égalité parfaite entre les sexes. L'histoire du mariage est l'histoire d'une relation dans laquelle les
femmes or, graduellement, triomphé des Paso des préjugés et
des intérêts égoïstes des hommes. »
Opinion confirmée par tous les penseurs et sociologues
sincères, n'en déplaise à Georges-Anquetil.
Dans son livre « La faillite du mariage et l'union
future », J.-J. Renaud dénonçait comme une des tares
principales du mariage l'inégalité monstrueuse qui ‘règne en faveur de l'homme.
Dans son livre, paru en 1844 : De l'hur unité, de
son principe et de son avenir, Pierre Leroux s'indignait :
« Nous déclarons la femme, dans une multitude de cas, aussi libre que l'homme. Mais est-il question du lien même du mariage, où il s'agit de nous et de nos mères, de nous et de nos sœurs, de nous el de nos filles, oh ! alors, nous sommes intraitables dans nos lois, nous n'admettons plus d'égalité; nous voulons que la femme
se déclare notre inférieure, notre servante, qu'elle jure obéissance! »
Toute la philosophie du beau livre de Jean Finot « Préjugé et problème des sexes es (1) » se trouve résumée dans ces trois brèves citations :
« Une législation spéciale pour la femme n'est qu'un objet de luxe superflu. Abandonnons-lui les mêmes droits, dont bénéficie
l'homme et il n'y aura plus de problème féminin... La dissemblance dans l'égalité, voilà la base de toute la folie
sexuelle, La femme a le droit d'exiger et l'homme le devoir de lui
accorder les mêmes droïls sociaux ou politiques. La concorde entr: les membres de l'humanité intégrale et leur marche vers Fi de bon- - heur, en résultera en premier lieu...
Et toutes les femmes, mères ou filles, riches ou pauvtes dvratéte
jouir des droits personnels égaux à ceux des hommes, impliquant les mêmes avantages, les mêmes privilèges, les mêmes traitements, les mêmes douceurs et les mêmes amertumes de la Die sociale ou politique, -de la vie nationale ou de celle qui évolue par-delà les frontières. » :
(1) Félix Alcan, éditeur,
Il est 4 AT A piquant de rappeler < cette daole de : Saint-Jérôme :
« Ce que la loi divine tr à à ln des époux, est par cela même imposé aux dgçux. Autres sont les lois des Césars, autres les lois du Christ. »
Car s'ils ont les mêmes devoirs, ne GhirTE pas avoir les mêmes droits ?
M"° Astié de Valsayre fait entendre le même son de cloche : |
« Il y a le divorce 2 Mais ce n’est là qu'un emplâtre sur une jambe de bois. Le seul remède. à GpRONE pour la véritable communion des sexes, c’est ceci : « Travailler son esprit et son corps, afin d’être les al des hommes. »
Camille Mauclair, dans l'Amour physique proclame ouvertement « qu’une des innombrables iniquités au milieu desquelles nous prenons notre parti de vivre consisté dans l'inégalité des licences accordées à la femme et à l'homme, relativement à la satisfaction de leurs besoins légitimes. »
C'est tout le problème que je pose devant l'opinion.
S1 ] établis, non pas par des arguties de psychologue en chambre, mais par des arguments de physiologie, em- pruntés aux plus grands maîtres, que la femme éprouve les mêmes besoins sexuels que l’homme, y compris le besoin de changement, né de la fatigue de l'habitude, j'aurai triomphé, car je ne crois pas qu’on puisse discuter ma loi: | 9 A BESOINS IDENTIQUES, SATISFACTIONS IDENTI-