LE PRÊT DES FEMMES PAR LEURS MARIS
« Je voudrais qu’au lieu d’être si fort effrayée de vos infidélités, vous disiez au cher époux : Il est Urai, Je suis une ingratle, mais vous avez dit : « Ame infidèle et déloyale, reviens pourtant, Je te
rceevrai dans ma couche et entre mes bras ! »
sq (BOSSUET) (Lettre spirituelle à M'° Cormuau-Dumouslier, religieuse du prieuré de Torcy.)\
« Un des plus étonnants cynismes de l’homme consiste à prétendre que la faute de la femme est pire que lu sienne, — parce qu’il peut en résulter des enfants, — comme si, entre une maîtresse qui devient enceinte et l’amant qui l’engrosse, il y avait la plus légère différence de responsabilité. Notons pourtañt cette différence que pas un amant sur cent irait à un rendez-vous, s’il avait une chance contre mille de subir la grossesse, l'accouchement et le reste. »
(PauLz BouURGET, de l’Académie française.)
« Il est temps de proclamer que la faute de l’homme a la même importance que celle de la lemme. » à
(MAURICE DoNNay, de l’Académie française.)
« Se formera-t-il un jour, plus tard, beaucoup plàs tard, une race d'hommes extrémement civilisés et raffinés, pour qui la trahison de la femme ne sera qu'un petit. accident sans. intérêt, dont ils ne souffriront pas, qui comptera à peine dans leur vie et n'exercera aucune influence sur les relations sociales ?\ » S
2 (ALFRED CAPuS, de l’Académie française.)
« En France, une femme mariée est un fruit qu’il rest pas absolument défendu de cueillir, pourvu .qu’on laisse l’arbre où on le trouve ; un mets auquel il est presque permis de goûter, pourvu qu'on
’enlè 1 y r'enlève point le plat (L. STERNE)
* « Ce qui doit consoler un mari d’être trompé par
sa femme, c’est qu’il reste toujours ‘propriétaire
d’un bienfonds dont les autres n’ont que l’usufruit. (SOPHIE ARNOULD)
« Apprenez qu’à Paris ce n’est pas comme à Rome, « Le cocu qui s’afflige y passe pour un sot « Et le cocu qui rit pour un fort honnête homme. »