L'AMANT 1MSS10NM
Va, je 110 suis pas la seule, et c'est tout profit pour lui.
Madeleine Cormont, la femme de ravoi:at eu renom, empruntant le prix de ses robes à un subalterne, à une sorte de serviteur judiciaire! Paul tressaillit: ses yeux s'assombrirent : il vit le geste de cette jolie main leudue, il vit le sourire qui accompagnait la demande. Toute sa pudeur fière de pauvre se leva : c'était une vertu de famille; sa mère, aux plus mauvais jours, jamais n'avait voulu s'adresser à un parent riche qui lui serait venu en aide. Il rougit pour cette défaillance de sa jolie vie élégante s'avilissant en de hasardeuses approches. Les ondes du sang coururent. Il eut un petit accès de toux.
— Écoute, Madeleine, je ne veux plus, plus jamais, tu m'entends... Xe suis-je pas là, moi?... Et puis laisse-moi te dire : s'il le faut, aie donc le courage de n'avoir qu'une robe à la fois comme tant d'autres qui aiment et n'en sont pas moins aimées.
Elle se rappela tout à coup le fiacre qui l'attendait :
— Pense donc, chéri, j'étais venue pour un instant seulement... Et voilà bientôt deux heures... Adieu, un long et tendre adieu!
Paul, resté seul, réfiéchil. Son cœur était
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plus calme : il la voyait aulrement. N'était-ce pas pour lui toute celte folie? Ah! comme elle l'aimaill
La jeunesse remonta, la fièvre de vie ardente qui, autrefois, lui doimait l'illusion d'une force humaine décuplée. Il ne voulut plus penser qu'à son bonheur. 11 baisa longtemps Tempreinte encore liède de son corps aux coussins du divan.