LE DECORE DE JUILLET
scène , inquiet et alarmé , le guide fidèle de notre Henri. Ces étrangers , leur air singulier , tout contribuait à peindre dans ses yeux , la défiance et le soupçon : Il n'avaitpourtantrien entendu.
Il avait eu beaucoup de peine à atteindre les fleurs qu'il venait de cliercher ; enfin il les apportait. Hemù s'en saisit avec empressement. Son ami salua les étrangers d'une inclination de tète, la décoration du plus jeune avait dvi froisser ses souvenirs.
Le Poney s'était relevé de sa chute et n'y pensait plus. Le montagnard l'avait brossé avec grand soin et tenait l'étrier. Henri monta légèrement, et semblait avoir
oublié la scène affligeante qui venait de se passer.
Pendant ce temps le jeune décore de juillet semblait combattre avec lui-même et ne pouvait maîtriser une secrète et profonde émotion.
Cependant comme ses fleurs n'étaient pas liées ensemble, Henri demanda à l'Ecossais quelques longues barbes pour les réunir en un seul bouquet.
Alors, au grand étonnement de tous, s'avança inopinément , et , comme après un grand effort , le décoré de juillet; ses traits s'étaient anoblis d'une gravité d'bomme; sa contenance était triste et respectueuse ; il se découvrit :
— Monseigneur, dit-il, permettez-moi de vous offrir le lien qui vous est nécessaire?...