LA PROMENADE
11 est des gens qui ne commencent à raisonnei' que lorsqu'ils n'ont plus de quoi boire. Le peuple esl du nombre de ces gens-là.
( DE Balzac)
€a pvommaie.
Ami lecteur, connaissez-vous cette joie de l'auteur qui a livré la dernière feuille à l'impression ; quand sonne l'heure où sa tâche est finie, il respire. Je ne sais si l'homme est né pour travailler ; quant à moi, je me repose si voîonliers, que je
Xir L AMARANTE.
soupçonnerais le contraire si j'en jugeais par moi-même; et je serais complètement convaincu qu'un bon citoyen ne doit rien faire, si j'avais dix mille livres de rentes.
Mais , hélas I mon revenu est si loin de s'élever à cette apogée de mes vœux , que je n'ose vous dire ce que c'est que mon revenu. Ce qu'il y a de certain , c'est que tout léger qu'il soit, il n'arrive pas aussi régulièrement qu'mi ti'aitement sur le trésor.
Mon budget à moi , a cela de commun avec celui de l'honorable gouvernement qui nous gouverne , qu'il ne rentre pas fort aisément. Du fond de ma province , à de longs intervalles , et par l'entremise