‹ L'Amateur d'autographesChapitre 106 sur 175 · CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

CORRESPONDANCE

Nous recevons de M. Hérold, le fils de l'illustre auteur du Préaux clercs, et qui est lui môme un des avocats les plus distingués du barreau de Paris, la lettre suivante que nous nous empressons d'insérer :

' Mézières, Devin, éditeur. 6 numéros de 120 pages in-8, par an. - Pri* d'abonnement : 14 fr.

«• Monsieur,

• Je viens de lire le préambule de votre liste d'académiciens, que vous terminez en sollicitant des communications. Je ne sais si celle que je vais vous faire mérite votre attention : vous la prendrez pour ce qu'elle vaut.

« En me livrant à des recherches sur l'histoire des anciens avocats aux conseils du roi, j'ai eu l'occasion de constater que quatre membres de l'Académie française ont porté ce titre et comme le fait est à peu prés inconnu pour trois* d'entre eux, ie vous le signale.

« Ces trois avocats aux conseils et académiciens, inconnus au premier titre — et presqu'autant au second — sont : Guillaume Colletet, le père du Colletet de Boileau ; Jean Balesdens et Louis Giry. Les biographies les désignent en général comme simples avocats au parlement : a cette époque, les crualités d'avocat au parlement et d'avocat aux conseils pouvaient se cumuler.

« Le 4* académicien avocat aux conseils, a plus de notoriété que les précédents : c'est Louis de Sacy, traducteur des lettres de Plinj, élu en 1701 comme successeur du président Rose et remplacé en 1727 par Montesquieu. Quand il mourut, en cette année 1727, il avait plus de 52 ans d'exercice comme avocat aux conseils. Il avait été fort occupé en cîtte qualité.

■ En voilà bien long là-dessus, mais vous m'excuserez en pensant que ces faits se rattachent à des recherches qui font précisément en ce moment l'objet de mes loisirs.

« Si le hazard de vos travaux vous faisait découvrir quelque détail intéressant les avocats aux conseils, vous me feriez bien plaisir de me le faire connaître. A charge de revanche si jamais vous désiriez vous instruire de quelque point concernant cette corporation, qui, remontant en 1585, dure encore aujourd'hui,

i Veuillez agréer, monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.

« F. Hérold. »

« Est-ce avec raison que vous écrivez d'Aguesseau et non Daguesseau? •

Nous n'ajouterons à cette lettre qu'un très-court post-scriptum. Le chancelier d'Aguesseau signait sans apostrophe, mais son petitfils n'a pas suivi cet usage. Aussi avons nous cru devoir adopter l'orthographe de celui dont nous avions à nous occuper. Cette question de la particule, en ce qui concerne le chancelier, a du reste été déjà débattue dans le numéro 5 de Y Amateur d'autographes.

NÉCROLOGIE

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