‹ L'Amateur d'autographesChapitre 11 sur 175 · L. a. s., 4 p. in-4». - 45 fr. f> 241, Bigant · texte numérisé non relu

L. a. s., 4 p. in-4». - 45 fr. f> 241, Bigant

Relative à l'administration des filles de St-Agnès.

51. - L. aut. à sa sœur; Versailles, 7 juin, 2 p. pl. in-48. — 51 fr. (N° 182, De hure, 1853. )

Relative à dos excuses qui doivent être présentées à M. le maréchal d'Humières, par M. le maréchal de Belfons, lesquelles il s'est chargé de régler.

52. — L. a. s. à Mr 2 p. in-4°. - 56 fr. (N° 190, Laverdel, 1854.)

Il a reçu sa lettre et l'ouvrage imprimé qui y était ioint. • ... Je ne manquerai pas de le lire auec toute l'attention qui est due a une matiero si importante, et ne prier Dieu qu'il douue à l'Eglise en cette occasion ce qui est nécessaire pour conserver tout ensemble la guerre et la paix... »

53. - t. a. s,; Ambrai, i% mai, 8 p.-* 129 fr. 50 (N° 81, Pixérécourt,

Relative à son accusation et à sa défense à Rome.

54. - L. aut. à Bossuet ; Versailles, 3 mars, 2 p. pl. in-4°. — 36 fr. (N* 167, Capelle, 1852.) ,

Il a lu son mémoire sur sir qu'il lui a fait ; il dit en « vieux docteur et du vieux éu

M. Dupin. comme un aigle tient dans ses serres un foible épervier.

55. - L. aut. âM"'..., 1 p. in-4°. - V9 fr. (Même catalogue.)

XI voit que Dieu est encore plus patient qu'elle n'est en résistance contre lui. • J'espère qu'il achèvera son ouvrage et qu'il vaincra votre cœur. »

56. -- Minute aut. d'une lettre à écrire au pape par le duc de Bourgogne (sou élève); (1697), l p. in-4°. - 90 fr. avec la pièce suivante (N* 176, Trémont, 1852) ; — 21 fr. seule (N° 290, V'Hunolslein, 1864.)

C'est le projet de la lettre que le duc de Rourgogne écrivit à Innocent XII pour le remercier de la dispense qu'il lui a accoidée pour son mariage avec Adélaïde de Savoie. € ... Saint-Père, je suis ravi, lui fait dire Fénelon, de vous devoir une chose qui est de si grande importance pour toute ma vie. »

57. - Pièce autog., 1 p. 1/2 in-4». - 60 fr. (N»290, PHunolsiein, 1864.)

Fragment d'un apalogue destiné au duc de Rourgogne, enfant, pour le corriger de ses mauvaises habitudes. — 11 suppose une île ou les enfants faisaient d'horribles grimaces et poussaient des cris affreux. Les hommes faits n'y mangeaient point, de jpeur des suites. On y habituait les petits enfants à se passer de manger, dès qu'ils étaient sevrés, eteeux qui mangeaient, à la dérobée, l'ordure de leur nez. étaient mis pendant huit jours sur une chaise percée, la tète en bas. — A la suite, et d'une écrituro étrangère, sont deux curieuses anecdotes sur le duc de Rourgogne et un gentilhomme nommé Du TremLlay, seigneur de Rougny.

On trouve encore, dans les catalogues, une quinzaine de lettres de Fénelon, la plupart non signées, vendues de 15 à 20 fr.

FÉNELON (Gabriel-JacquesdeSALiGNAC, marquis de La Mothe-), lieutenant-général et diplomate, neveu du précédent, n. 1688, tué à la bataille de Raucoux, 1 1 oet. 1746.

L. a. s.; La Have, 20 novembre (1731), 12 p. pl. in-4°. - 19 fr. (N- 219, /. Charavay, 1858) ; - 21 fr. (Nn 249, Lajarrielle, 1860.)

Très curieuse missive relative à une réfutation de l'Histoire de l'Efflise de Méaux du père Duplessis, par M de Saint André —Curieux détails sur le quiétisme, surmadnme Guyon, Fénelon et Rossuet. u J'avais fait voir combien l'abbé Duplessis, se regardant tousjours comme l'historien deMeaux et par conséquent comme le panégyriste nécessaire de M. Rossuet. avoit par cette considération réservé de choses et en avoil affoibli d'austres, qu'un historien neutre et à portée d'eslre instruit comme lui avoit esté en estât de mettre dans tout leur jour... «

Quelques autres lettres de 3 à 5 fr.

FENOCILLOT DE FALBAIRE de quingey (Charles-Georges), célèbre auteur dramatique du xvme siècle, n. à Salins, 1727, m. 1800.

Quelques lettres. En moyenne, 4 fr.

feraud (J.), député des Hautes-Pyrénées à la Convention, commissaire aux armées, n. dans la vallée d'Aure, 1764, tué dans le sein de la Convention, le 1er prairial an III.

1. — L. a. s. à M...; Paris, 30 décembre 1790,3 p. in-4°. - 18 fr. 50 (N° 110, Lalande, 1844); 2 fr. (N° 186, Brissot-Thivars, 1854); 13 fr. (NM89, J.Charavay, 1854.)

Il le prie d'accorder une prolongation de congé à M. d'Espinaccy. L'état de trouble . et d'agitation où se trouve la province, la confiance que le département a mise en sou zèle et en ses lumières lui fout une nécessité de s'écarter des règles ordinaire^

Consentant au désir qu'a l'impératrice sa femme d'aller en Turquie, il le prie de faire

toutes les dispositions nécessaires pour l'exécution de ce voyage.

2. — 1°L. a. s. au général Kléber; Ober-Ulm, 9 pluviôse an 111. $• P. a. g.; Ober-Ingelheim, 1" pluviôse an III. — 2 fr. 25 (N* 165, ChàUaugiron,

3. - L. a. s. (au comité du Salut public), 1 p. in-4». - 16 fr. (N* 251, J. Charavay, 1861.)

Il prend la défense, contre les attaques de Ruhl, de l'officier commandant de la place de Landau le général Préval). .

4. — L. a. s., au Comité du Salut public; quartier général de l'armée de Sambre-et-Meuse, 10 germinal an III, 1 p. pl. in-fol.. téte impr. et vignette. - 18 fr. (N» 99, Dolomieu, 1843); 125 fr. (N-290, iïHunolstein, 1864.)

Il vient d'obtenir son remplacement pour se rendre dans le sein de la Convention.

m la A/taira t-. > . i I t-i • t- -i ■.-<>•. •l'iiiiin..! . . 1 . . „ .1' 1 . .-- „„ L^iivn mnnnii/ia <«<■<> i'oi HA

Les seules lettres aut. sig. qui aient passé en vente. — Quelques pièces seulement signées : de 4 à 5 fr.

Ferdinand Ier, empereur d'Allemagne, frère et successeur de Charles-Quint, n. 1503, m. 25 juill. 1564. (Isographie).

1. — L. s., en français, avec la souscript aut., à Charles- Quïnt; Inspruk, 10 fév. 1525, S p. 1/2 In-fol., cachet. - 6fr. 50 (N°289,y. Charavay, 1864 J

Pièce importante. — Il est content puisque l'Empereur veut bien payer les troisquarls de la pension et il le prie de vouloir ordonner à sa tante qu elle paie la 4» partie. Il s'est vu sur le point d'avoir la guerre avec les Suisses, faute de paiement. Longs détails sur une dispute entre le comte Guillaume de Furstembeig et le duc Wolri( k de Wirtemberg et le sieur de Montagu, au sujet de terres situées dans le comté de Bourgogne Ferdinand, avant acheté ces terres, pour qu'elles ne tombassent pas en des mains étrangères, soutient lui même la querelle.

2. — L. s au duc de fidèle et dévoué prince d'Autriche; Vienne, 15 août 1540,2 p. in-fol., sceau. - 10 fr. 50 (N° 124, Choron, 1845); 25 fr. (H° 130, Charon, 1846 )

3. — L. s. à Corne de Médicis. duc de Florence ; Vienne, 24 janv. 1550, sceau. - 26 fr. 50 <N° 123, Charon, 1845.)

Ayant chargé le corale Scipion, son conseiller, de traiter avec lui une affaire de la plus haute importance, il le prie de vouloir bien ajouter foi à tout ce que lui dira ce seigneur de sa part, l'assurant qu'il saura reconnaître comme il le doit la bienveillance qu'il daignera lui accorder.

4. — L. s. au duc de Wurtemberg; 13 oct. 1557, 2 p. in-fol., sceau. — 15 fr. 50 (N- 188, Labouisse- Roche fort, 1854.)

5. — Pièce signée et contresignée par les ministres; Vienne, 23 décembre (1562), 1 p. in-fbl. — 7 fr. 50 (K° 181, J. Charavay, 1853.)

Circulaire imprimée et remplie à la main, adressée à l'abbé de Lure en Franche- Coin té, pour qu'il ait à envoyer à Ratisbonne son conUngent en hommes et argent pour aller combattre les Turcs.

Une vingtaine d'autres lettres signées ; de 5 à 7 fr.

Ferdinand il, empereur d'Allemagne, petit-fils du précédent, n. 1578, m. 15 fév. 1637 (Ispgraphie).

1. - L. a. s.; Prague, 29 mai 1598, 1 p. in-fol., cachet. - 15 fr. (N° 212, Esterhaxy, 1857.

2. — 1* L. s , en latin, à Christine, grande -duchesse de Toscane; Vienne, 8 sept. 1621, 2 p. in-fol. 2° L. s.; en latin, à Louis XIII; Ratisbonne, 28 mars 1623, 3 p. in-fol, sceau. — 38 fr. 50 (N° 176, Trémont, 1852.)

3. - Lettre, en partie aut. sig.; 1634, 1 p. in-fol. - \î fr. (N° 98, E.. . de Zurich, 1843.) . „ .

4. - L. a. s. à Fr.-Chr. Breuenhiiller, conseiller privé de la reine Marie de Hongrie ; Lintz, 2 août 1635, ! p. in-48. - 14 fr. (N* 146, Laverdel, 1848 )

5. — L. a. s. au conseiller ...; Brisgau, 7 sept. 1636, 1 p. in-fol., cachet. — 18 fr. (NM34, Laroche-Lacarelle, 1847.)

Une dizaine de lettres signées. De 3 à 4 fr.

Ferdinand m, empereur d'Allemagne, fils et successeur du précédent, n. à Grœtz, 1608, m. 2 avril 1657.

1. — L. a. s.; 5 septembre 1036, 1 p. in-fol., cachet. — U fr. 50 (!¥• 190, Laverdet, 1854.)

2. - L. a. s.; 7 déc. 1636, 3/4 de p. in-fol., cachet. - 7fr. (N« 289, J. Charawy, ^864.)

3. — L a. s, -Vienne, 30 avril 1645, l p. pl. in-fol., cachet. — 15 fr. 50 (N° 165, Châteaugiron, 1851); 7 fr. (N-289, J. Charavay, 1864.)

4. — L. a. s., en espagnol, au roi d'Espagne ; Posen, 28 nov. 1646, 1 p. pl. in-fol., cachet. - 28 fr <N«212, Esterhazy, 1857); 4 fr. (N'249, Lajarriette, 1860); 24 fr. (N* 284, Raffaeli, 1863.)

Les seules lettres aut. sig. qu'on trouve dans les catalogues. - Le prix moyen des pièces signées est ae 3 fr.

fkrdinand iv, fils du précédent, roi de Hongrie, de Bohême et des Romains, n. 1634, m. 9 juill. 1654.

Une lettre aut. sig. de ce prince s'est vendue 6 fr., et deux lettres signées 3 fr. (N° 21 2, Esterhazy, 1857.)

Ferdinand il, landgrave d'Alsace et comte de Tyrol, second (Us de l'empereur Ferdinand 1«, n. 1529, m. 24janv. 1595.

Deux lettres signées, 4 fr. 25 et 5 fr.

FERDINAND rr (Ch.-Léopold- Jos.-Fr.-Marcellin), empereur d'Autriche, qui abdiqua en 1848, n. à Vienne, 19 avril 1793. Quelques lettres signées, de 4 à 5 fr.

FERDINAND V, dit le Catholique, roi de Castille et d'Aragon, n. 10 mars 1452, m. 23 janv. 1516.

1. — L. s., en espagnol, au dnc et à la duchesse de Milan ; Medina del Campo, 15juin 1476, 1 p. in-fol. oblong. — 47 fr. (N* 279, Succi, 1863.)

2. — L. s., en italien, à ses conseillers, à Naples;5 mai 1481, 1 p. pl. in-fol., sceau. — l fr. 50 (N° 183, Laverdet, 1854.)

3. — L. s. à Jean-Galéas Sforce, duc de Milan; Vittoria. 5 nov. 1483, 1/2 p. in-fol. oblong, sceau. — 40 fr. (N° 296, J. Charavay, 1864.)

Lettre de félicitations sur ses victoires en Italie (dans la guerre contre les Vénitiens).

4. — L. s., en latin, au duc de Milan; Grenade, 30 juill. 1491, 1 p. in-fol. oblong, cachet. - 42 fr. (N-269, J. Charavay, 186?.)

5. — L. s., en espagnol, signée aussi par la reine Isabelle, à leur secrétaire Fernando de Zafla; Barcelone, novembre 1493, 1 p. in-fol. — 195 fr. (N° 230, Laverdet, 1859); 104 fr. (N* 252, Solar, 1861 .)

Relative à la sortie d'Espagne du Maure Muley Boabdil, et aux opérations des escadres espagnoles pour la sûreté des côtes.

6. — L. s., sig. aussi par la reine Isabelle, au duc de Milan; Resa, 8 avril 1497, in-fol. oblong, trace de cachet. — 35 fr. (N° 303, J. Charavay, 1865.)

Ils lui témoignent une vivo amitié et lui envoient Juan Claver, officier de leur maison, qui lui dira bien des choses de leur part.

7. — L. s., en espagnol, sig. aussi par la reine Isabelle, au roi Charles VIII ; Medina del Campo, 13 juill. 1497, 1 p. in-fol. oblong. — 33 fr. 50 (N« 125, Téchener, 1846); 71 fr. (M 176, Trémonl, 1852.)

8. — L. s., en espagnol, sig. aussi par la reine Isabelle; 8 octobre 1498. — 8 fr. (N° 212, Esterhazy, 1857).

9. — L. s. à sa fille Jeanne de Castille; Madrid, novembre 1510. — (N- 60, Hosny, 1837.)

On ne trouve rien autre dans les catalogues.

{La suite au prochain numéro),

sixième: liste des hérétiques nouvelleme1vt convertis dans les vallées du

lUtl YV< o v v \ I* ET PIGNEROIAIS.

[Suite)

Le sizième janvier, M. Jean Bourcet, du lieu d'Uaseaux eu la vallée de Prajela, âgé de 22 ans, est allé faire abjuration de l'hérésie à Grenoble après avoir reçu diverses attestations touchant les bonnes qualitez des Hugenots (Huguenots) de cette vallée. C'est un jeune homme fort bien fait, qui estoit proposant de la religiou prétendue réformée et destiné à la charge de ministre. C'est le frère de M. Etienne Bourcet qui se convertit il y a quelque temps, qui était aussi proposant, et à qui les ministres avoient déjà donné la commission de prêcher en un de leurs temples. L'on nous a assuré que leur cadet, âgé de 20 ans, nommé Daniel, s'est encore converti depuis peu, ayant pris parti dans la compagnie de M. de la Mairansane ; ils sont tous trois fils de M. Michelet Bourcet, ancien ministre d'Usseaux.Ce n'est pas la seule mortification ou plutôt la seule grâce que ce pauvre ministre a reçue en sa famille ; il vient de la vallée de Lucerne wur savoir la vérité d'une nouvelle que la renommée avait portée en ce )ays-cv, et qui a étourdi tous les Huguenots. C'est la conversion de son )eau-tîls, M. Mathieu Danne, Agé d'environ 40 ans, un des plus célèbres ministres de celte vallée là, qui a fait abjuration de son hérésie au dernier prêche qu'il fit dans le temple du lieu de Saint-Jean : il dit à son peuple qu'il l'avait assez longtemps abusé et que sa conscience l'obligeoil à découvrir enfin la vérité qu'il leur avait si longtemps cachée, et il les exhorta ensuite à sortir de l'hérésie, et de rentrer ensuite à son exemple en la communion de la religion catholique. Le Consistoire fut étrangement surpris de ce prêche ; il assembla d'abord pour voir quel remède l'on pourrait apporter à ce scandale prétendu; on députa les importants à M. le ministre pour lâcher deluy faire changer de résolution, mais il était déjà parly pour Turin, où il fut reçu à l'église avec grande solennité. Cette conversion a d'autant plus affligé le party hérétique en toutes les vallées, qu'on ne peut pas dire que le ministre les ayt quitté par intérest puisqu'il est fort riche, et qu'ils apréhendent que le crédit qu'il a dans son pays neluy fasse attirer beaucoup de leurs gens à l'église catholique. En effet, douze autres l'ont déjà suivi dont le principal est M. Odin,du même lieu de Saint-Jean. M. Danne a plusieurs enfants qu'il ne manquera pas de bien iustruire en la foi.

Lediziôme janvier, Jean Philippe, de la communauté de laChanal, en la vallée de Château Dauphin : il est considérable en ce lieu étant fils d'un homme qui y a été secrétaire pendant quarante ans; il a deux filles qu'il a promis d'amener à l'Eglise.

Le vingt-huit janvier, Martin Vascerot, du même lieu de la Chanal, âgé de 42 ans. Il a trois enfants non adultes qu'il a promis d'élever à la foi, ils se nomment :

Chafïret Vascerot.

Pierre Vascerot.

Y sa beau Vascerot.

Le second février, David Passet, âgé de 42 ans, dulieuDuplan en la vallée de Prajelat et habitant de la Rua. C'esloit un des officiers plus zélés du Consistoire du lieu et un de ceux qui faisoit plus de peiue aux pères missionnaires quand ils alloient réfuter le ministre. Il avoue à M. le curé

de ce lieu que quand il fut établi il eut voulu le crucifier sll eût pu. C'est maintenant un des plus zélés catholiques. Il a plusieurs enfants mariés qu'il espère d'attirer à l'Eglise. Par cette conversion Dieu nous a voulu consoler de la perte que nous avons faite en cette paroisse là le même jour d'un de nos convertis qui est mort un peu après sa conversion. C est Lantelme Brion, qui a témoigné son zèle pour la foi en l'agonie môme où le diacre huguenot qui va faire les prières aux malades le vint tenter sur sa religion ; il le renvoya généreusement comme un homme avec qui il ne vouloit avoir aucune communion. Il reçut devant la mort les sacrements avec beaucoup de dévotion, et fut enterré avec solennité, ce gui édifia fort les hérétiques de la Rua qui n'avoient jamais .vus les cérémonies de nos enterrements. Nous sommes bieu en peine des enfants non adultes que cet homme a laissés entre les mains de leur mère hérétique. Dieu veuille inspirer à quelques zélés catholiques de les retirer pour les élever en la foy selon les arrêts de Sa Majesté.

Le sixième febvrier, Suzanne Béliard, âgée de 35 ans, du lieu du Vif en la communauté de Praieltat. Elle a été gaignée à Dieu par quelques discours de morale que monsieur le curé de la Rua lit en une élable. Nous voyons par expérience que les discours de morale ont beaucoup plus d'effet sur l'esprit de nos peuples que les controverses qui ne font que les aigrir et les mettre en humeur pour disputer; cette fille a depuis été mariée à un de nos convertis du lieu Duplan de la môme communauté où elle fait merveille, résiste généreusement aux huguenotset les édifie beaucoup par ces discours et par ces exemples; c'est la plus fervente de nos converties. Au reste, il ne faut pas s'étonner qu'on fasse des instructions chrétiennes dans les étables; c'est en ces lieux que se font pendant l'hiver toutes les assemblées de ces vallées et même les publiques des communaux ; ces étables étant échaufés par le souille des auimaux font qu'on n'a pas besoin de bois pour se chaufer, lequel d'ailleurs l'on ne trouve pas facilement dans ce pays. C'est en ces étables où les ministres a voient accoutumez de faire leurs plus dangereux catéchismes ; ils ne le font plus depuis qu'ils ont sçeu qu'un ministre du bas Dauphiné a demeuré longtemps en prison pour avoir fait des assemblées hors du temple. Si l'on veilioit bien partout à l'observation des *Hlits du roy on affaibliroit beaucoup l'hérésie. Ensuite les hérétiques seroient bien plus faciles à convertir.

Le onzième febvrier, François Bertoc, du lieu de Pinnache en la vallée de Pérouse, âgé de 37 ans. 11 y avait longtemps qu'un de nos messieurs les curés du Prajelat lui avoit persuadé de se convertir ; il étoit près de faire son abjuration lorsqu'il rencontra un hérétique qui lui fit changer de résolution et le rendit ensuite si opiniâtre, que son Irère, ancien converti, qui l'amenna à Fenestrelles, dit qu'il semblait être possédé du démon : les respects humains l'arrestoient aussi beaucoup parce qu'il a quantité de parents considérables parmi les huguenots; le voisinage du ministre Gros le retenoienl encore dans l'hérésie, car sa maison e&t la plus proche de celle du ministre. 11 a enfin surmonté généreusement tous les obstacles, il espère d'amener au plutôt sa femme, qui ne doit pas être éloignée du royaume de Dieu, puisqu'elle a conseuti à la conversion de son mari ; il a "deux enfants qu'il a promis d'élever en la religion catholique, ils se nomment :

Pierre Bertoc et Louis Bertoc.

t Le douze février, Jean Mayet, du lieu de Balboutet, paroisse de Usseaux, en la vallée de Prajelat ; il est âgé de G5 ans ; c'est le meunier de ce lieu-là et le moulin est à lui, ce qui est remarquable en ce pais où les moulins sont ordinairement à des communautés. 11 nous a beaucoup

édifié en sa réception : comme on lui suggérait de demander pardon de se s péchés il le faisoit avec lant de sentiments de contrition que les larmes lui tomboient des yeux.

Le quatorzième février, Marie Berlhe, âgée de 60 ans, du pays de Deblon, en la vallée de Pérouse. Elle nous a fait connoistre l'extrême ignorance où vivent la plupart des huguenots et l'extrême négligence des ministres à leur apprendre les principes du christianisme. Cette femme ne savait pas, dans un âge si avancé, s'il n'y a qu'un seul Dieu et s'il y a plusieurs personnes en Dieu ; la plupart des hérétiques n'en savent pas )lus ; on s amuse à leur apprendre quelques passages mal apliqués contre 'Eglise romaine et l'on néglige ces points si nécessaire au salut.

Le dix-sept février, Jean Justet, âgé de 28 ans, du même lieu de Deblon. C'est un homme résolu et capable d'attirer plusieurs autres personnes à la foy : au lieu d'appréhender les menaces des hérétiques comme les appréhendent ordinairement ceux qui pensent de venir à nous, les hérétiques au contraire l'appréhendoientet il les menaçoit de se convertir. Un des motifs de sa conversion a été la dévotion extraordinaire des catholiques dont il fut fort touché à Turin quand on y montrait le saint suaire; il a fait abjuration de l'hérésie avec grand courage, demandant à Dieu

Sardon de ses péchés tout au haut en présence de plusieurs personnes ; a trois enfants non adultes qui se nomment :

Michel Justet, Anne Justet, Marguerite Justet. Le 28 février, Pierre Volât, âgé de 45 ans, du lieu de la Rivoire, paroisse de Pinnache, en la vallée de Pérouse. Il est estimé et a de bons parents en ce païs là ; il prévoit que le Consistoire va être surpris de sa conversion et ne manquera pas d'en faire grand vacarme, de quoi il est bien résolu de se moquer, il a trois enfants, l'un adulte, âgé de 14 ans, d'un excellent naturel et d'un fort bon esprit, qui a fait abjuration de l'hérésie avec son père : il se nomme Jean volât. Les deux autres, non adultes, sont :

Pierre Volât et François Volât.

Cet homme a encor trois petites tilles qui ont été gagnées à Dieu par cette conversion, car encor qu'elles eussent été baptisées à l'église selon les conventions de son mariage, parce que sa femme, étoit catholique, toutefois cette femme étant morte, la religion et le salut de ces pauvres filles auroient été en gr;md danger si elles eussent demeuré sous la conduite d'un père hérétique. Ce Pierre Volât nous a fait connoitre que les exhortations familières qu'on fait en diverses rencontres aux hérétiques, portent leurs fruits quand on n'y pense pas. Il raconte qu'une parole que leur dit un père missionnaire de Prajelat le jour de Saint-Louis, luy a toujours demeuré dans l'esprit et Ta depuis animé de se convertir, c est que du temps de saint Louys, lui dit ce père, il n'y avoit point de barbets au monde et qu'ainsy leur religion ne pouvoit être la bonne, puisque ce n'étoit pas celle de saint Louys. L'on appelle en ce pais les huguenots des baibets, comme qui diroit de petits barbes, parce que ces nouveaux hérétiques ont succédé en ces vallées aux anciens Vaudoisdont les ministres et les importants s'appelloient les barbes.

(La suite au prochain numéro,)

CHRONIQUE

Le premier numéro de la Revue des Autographes, des curiosités de l'histoire et de la Biographie, vient de paraître. Ce journal, publié sous la direction de Mr. Gabriel Charavay, donne un numéro

tous les mois : l'abonnement est de 6 fr. par an pour la France et 7 fr. pour l'Etranger. Nous souhaitons à notre confrère du succès et

des abonnés.

— Le bulletin n° 144 de Mr.J.Charavay aîné est sous presse. Parmi les pièces qu'il contient, nous citerons les noms suivants : Beauharnais (Eugène) et sa femme; Berchoux ; Bonaparte, curieuse lettre où il se plaint a"être eu suspicion; Bonaparte (Jérôme), roi de Weslphalie; Bonaparte (le prince Jérôme), très belle lettre; Campistron; Carnot; Carrel (Armand) ; Catherine de Médicis, superbe épître à son fils Charles IX ; Chaumette ; Collot d'Herbois ; Gondé, (le Grand) ; Couthon; Cloots (Anacharsis), lettre de 7 pages; Daubenton; Debry (Jean) ; Delavigne (Cas.); Desmoulins (Camille), 1: a. s. très intéressante; Destouches, deux lettres, dont une à La Chaussée, Dubois (le cardinal); Duguay-Trouin ; Fabert; Fabre d'Eglantine ; Favras; Foucquet ; Fouquier Tinville ; François de Sales (Saint), très belle lettre aut. sig. ; Frédéric If, roi de Prusse, intéressante épître ; Gédoyn (l'abbé), rare ; Joubert, le général ; La Chaussée ; Lannes ; Lariviôre (Michel de), de l'Acad.-fr.; La Rochefoucauld, l'auteur des Maximes, 1. a. s.; Lenglet Du Fresnoy ; Louis XVIII; Louis-Philippe ; Luckner, 1. a. s., très rare ; Maine (le duc et la duchesse Du) ; Malherbe, 1. a. s.; Marat, 1. a. s. à Cam. Desmoulins ; Marie-Louise; Méhul; Montlosier, trois lettres fort curieuses; Murât, 1. aut., sig. J. Napoléon, 1814; Napoléon II, charmante 1. a. s. à son précepteur; Napoléon III, très belle lettre sur la mort de Napoléon II ; Orléans, le régent ; Orléans-Égalité ; Pompadour (la Misr de), épître aut. sig. au roi sur la bataille de Fontenoy, très jolie pièce; Raucourt ; Regnier-Desmarais, rare; Robespierre aîné, 1. a. s. à Lcbas et S* Just; Ronsin, lettre à Robespierre; Talma; Voisenon (l'abbé de), 1. a. s., rare; etc., etc.

— La vente de la bibliothèque de feu Mr. A. Valenciennes, membre de l'Institut, aura lieu le 19 février 1866 et les 11 jours suivants par les soins de Mr Savy, libraire.

— Mr. Robin (Charles-Philippe), célèbre anatomiste, vient d'être élu membre de l'Académie des Sciences, en remplacement d'A. Valenciennes, (section d'anatomie et zoologie), par 34 voix contre 31 données à Mr. Lacaze-Duthiers, son concurrent. M. Robin est né à Jafieron (Ain) le 4 juin 1821, et a été reçu docteur en médecine, le 31 août 1846. C'est un des promoteurs de l'application du microscope à l'anatomie normale et pathologique, et un des savants qui ont le plus fait avancer de nos jours la science anatomique.

— L'académie des Inscriptions et Belles-Lettres a élu membre correspondant Mr. Albrecht Weber, de Berlin, en remplacement de M** Cavedoni, décédé.

Elle a procédé au renouvellement de son bureau, et nommé, pour l'année 1866, Mr. Brunet de Presle, président, et M*. deLongpérier vice-président.

— M'. Alfred Maury, membre de Y Académie des Inscriptions, vient d'être nommé officier de la légion d'honneur.

— Mr. Berger (J.-F.-A.), un de nos humanistes les plus distingués, vient d'être nommé professeur d'éloquence latine à la faculté des lettres. Il suppléait Mr Victor Leclerc dans cette chaire, depuis

— Une souscription vient d'être ouverte chez Mr. Àubry, libraire, rue Dauphiné, 16, sur l'initiative prise par Mr. Assézat, éditeur des Curiosités physiologiques, à l'effet d'élever un monument à la mémoire de J.-M. Quérard que le'moude bibliographique vient do perdre. Nous ne doutons pas que nos lecteurs s'empressent de contribuer à l'érection d'un monument destiné à perpétuer le souvenir d'un érudit qui a acquis tant de droits à la reconnaissance des bibliophiles et des littérateurs.

Bibliographie : Mr. Pouy, o'Amiens, a publié dernièrement une brochure intitulée : Dourneau (Démophile), poète à Roye, en 1793. Nous en reparlerons plus longuement dans notre prochain numéro.

— Mr. J.-A.- Félix Faure vint de publier chez MM. Hachette une Histoire de Saint Louis, en deux volumes in-8. Nous rendrons compte prochainement de cet intéressant ouvrage.

— On vient de réunir sous ce titre : Obsèques de Auguste- Nicolas Lavcrdet, premier pasteur de l'église catholique française, à Paris, les trois discours qui ont été prononcés sur la tombe de notre regretté confrère par Mr. Eugène Paul, statuaire, par Mr. le docteur marquis Du Planlv, président de la société des sciences Industrielles, et par l'abbé kerler, pasteur de l'église française.

Nécrologie : Nous avons la douleur d'annoncer la mort d'un de dos abonnés, Mr. Dubois, célèbre amateur d'autographes et de tableaux. Nous donnerons prochainement une notice biographique sur Mr. Dubois.

— Les amateure d'autographes viennent de perdre un autre de leurs confrères, Mr. Charles Manry, qui est mort à Paris le 20 janvier dernier.

— On annonce aussi la mort de Mp. J. Lecoffre, chef d'une des librairies catholiques les plus importantes de la capitale ; — du M* Maxime iYAzeg/io, homme d'état et littérateur fort distingué, né à Turin, en 1801 ; — de M«\ ChaiUy (Nici-Ck-Honoré), célèbre médecin, né en 1805 ; — de M«\ Comte (Achille-Joseph), savant naturaliste, né a Grenoble, le 2(J septembre 1802, mort à Nantes, où il professait l'histoire naturelle; — du docteur Lamowrouœ, botaniste distingué.

le Directeur-Propriétaire : Jacques CHARAVAY. AbUeville, - Imp. P. Briez

N° 100. — 5« Année 16 Février 1866

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Étranger : le port en sus.

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cester-Square. Bruxelles : M. Van Trigt, 30, rue S«-Jean.

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